Lumière sur la sidra

Retrouvez, chaque semaine, le commentaire du rabbin Jacky Milewski

Un critère déterminant !

 

Eliezer s’en va, dans notre sidra, rechercher une épouse pour Yits’hak. Arrivé à ‘Haran, « le serviteur [Eliézer] courra à sa rencontre [à la rencontre de Rivka] et il dit : Laisse-moi boire s’il te plaît un peu d’eau » testant ainsi sa générosité, sa bonté, sa capacité à répondre aux besoins d’autrui (Gen 24, 17). Eliézer courre donc à la rencontre de Rivka alors qu’il ne sait rien d’elle ni son nom ni ses qualités. Pourquoi a-t-il précisément choisi de s’adresser à elle ?

 

Rachi rapporte qu’Eliézer a pu assister à un prodige dont Rivka a bénéficié : il a pu voir l’eau de la source monter d’elle-même vers Rivka sans que celle-ci n’ait eu besoin de puiser ! Si Rivka bénéficie d’un tel prodige, c’est qu’assurément, elle est un être d’exception.

 

Mais dans ce cas, Eliézer n’avait pas besoin de pousser les investigations plus loin ! Il n’avait pas besoin de tester Rivka sur ses qualités humaines ! La réponse à sa quête d’une épouse pour Yits’hak est là de façon évidente ! Pourquoi lui avoir demandé de l’eau ?

 

On rapporte au nom de Rabbi Israël de Modsitz que de ce passage biblique, nous apprenons justement qu’une personne ne se juge pas en fonction des miracles qu’elle produit mais en considérant son bon cœur, son ‘hessed. A l’époque où choisir un conjoint pour bâtir un foyer s’avère extrêmement difficile, cet enseignement nous rappelle que la construction d’une maison est rendue possible, non grâce aux prouesses professionnelles, intellectuelles ou culturelles de l’un et de l’autre mais grâce aux qualités de cœur qui animeront le mari et son épouse.

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