Séminaire des jeunes Leaders communautaires

Séminaire des jeunes Leaders communautaires Une centaine de jeunes, étudiants, jeunes couples, de 20 à 35 ans, issus d’une trentaine de communautés et d’associations, ont été accueillis par le Consistoire et les associations partenaires (OSM, FASF, HAZAC, KKL, PEAJ, Centre E. Fleg) lors d’un grand week-end organisé dans un complexe hôtelier de Roissy-en-France afin d’entraîner la jeunesse de nos communautés à la prise de responsabilités et à l’entreprenariat associatif.


Retour sur le déroulement d’un séminaire riche en temps forts qui a permis l’émergence de nombreux projets.


En présence de Joël Mergui, Président du Consistoire, des administrateurs de l’ACIP responsables de la Jeunesse, Emmanuel Cohen et Me Sarah Tellouk, l’équipe d’organisation du Séminaire emmenée par Albert Myara : Denis Ktorza, Jessica Sebban, Johana Melki, Lior Serfaty et Judith Darmon, directrice du Centre Fleg, a accueilli les participants vendredi soir pour un office accompagné d’une présentation des enjeux du week-end, parmi lesquels :


La motivation à la prise de responsabilités communautaires, la réflexion sur différentes problématiques liées au judaïsme, la constitution de groupes pour porter des nouveaux projets, la rencontre d’acteurs du monde associatif juif, notamment Chlomo et Elsa Zenou de l’association PEAJ, Menahem Engelberg, directeur de la Hazac’ et Jean-Charles Zerbib, responsable de l’Organisation Sioniste Mondiale pour la France et la Belgique.


Parmi les angles d’attaque choisis par Joël Mergui pour encourager les jeunes à se lancer dans l’aventure du militantisme communautaire, il rappela, parmi ses combats de jeunesse, l’épopée de la création de l’école « Yaguel Ya’acov » de Montrouge. Le message était clair : « s’engager pleinement dans les causes auxquelles on croit » et « ne jamais se laisser freiner par les obstacles ».


Revenant sur le phénomène massif d’Alyah de ces dernières années, il fait comprendre aux jeunes participants la nécessité impérieuse de renforcer les structures de la communauté juive de France, en développant un mouvement d’« Alyah intérieure » dont le but est de ramener les Juifs éloignés vers le giron communautaire et nos valeurs ancestrales.


De nombreux Divré-Torah prononcés par des jeunes sont venus ponctuer et rythmer ce week-end pour ancrer la notion d’engagement communautaire dans les sources bibliques et talmudiques. Commentant la sidra Tazria, le chabbat soir, Emmanuel Cohen fit ainsi le parallèle entre l’amour du Cohen pour son peuple et la nécessaire vertu d’empathie d’un dirigeant communautaire pour ses « ouailles ». Le chabath matin, Julien Darmon analysa le mécanisme psychologique et social du Léchone hara’ et ses conséquences désastreuses sur toute société humaine. Ménahem Engelberg de la Hazac explicita une allégorie qui visait à faire prendre conscience des répercussions lointaines et miraculeuses des mitsvot en apparence anodines.


Dans le cadre de son exposé sur le thème « Israël : start-up people », Jean-Charles Zerbib présenta les activités de l’OSM ainsi que les aspects les plus attractifs de la société israélienne.


Pendant le repas de samedi midi, de jeunes participants, David Aben-Danan et Yohanan Murciano évoquèrent 2 concepts centraux du judaïsme qui sont au cœur de l’engagement communautaire, à savoir la Bérakha (bénédiction) et la Hichtadlout (effort), dont la conjugaison harmonieuse a pour effet de « provoquer » les faveurs de la Providence divine.


Judith Darmon et Elsa Zenou entraînèrent les participants dans un jeu de rôle à suspense humoristique qui visait une prise de conscience quant à l’importance du défi personnel que représente l’engagement associatif.


Le samedi après-midi, animé par Lior Serfaty et Denis Ktorza, fût consacré à des activités ludiques de type « Team Building », ainsi qu’un concours de h’azanout et de culture juive, qui vinrent illustrer l’importance pour un responsable communautaire de maitriser des qualités de rassembleur ainsi qu’une bonne connaissance du monde profane.


Le samedi soir fut l’occasion d’un divertissement musical animé par le DJ Moché Ben avec alternance de chants karaoké et de mini speech des « séminaristes » sur la vision qu’ils se font des différents projets communautaires qu’ils se proposent de réaliser au terme de ce week-end de « coaching » et de stimulation collective.


Dimanche matin, le Grand rabbin de France, Haïm Korsia, s’adressa aux leaders communautaires en herbe pour les sensibiliser aux « injonctions contradictoires » et les qualités à développer pour pouvoir y faire face, par exemple se préparer à gérer l’imprévu, en s’inspirant des « méthodes agiles » aujourd’hui de plus en plus répandues en entreprise. Le Grand rabbin les encouragea ainsi à s’engager et à prendre des responsabilités, autant dans leur vie juive que dans leur vie citoyenne, afin de faire bouger les lignes de l’intérieur.


Albert Myara enchaîna sur la présentation d’un panorama des grands pôles institutionnels de la communauté juive de France, avant d’exposer les lignes règlementaires du fonctionnement associatif du judaïsme organisé.


Le dernier atelier, animé par Elsa et Shlomo Zenou, consista en une présentation sur un mode dynamique et ludique des différentes institutions associées à l’organisation de ce séminaire : assis au milieu de plusieurs cercles de chaises, les représentant des différentes organisations présentes dans le séminaire (OSM, HAZAC, PEAJ, FASF, E.FLEG) reçurent à tour de rôle la visite de groupes de jeunes auxquels ils prirent le temps d’exposer la vocation et le fonctionnement de leurs organismes respectifs.


La conclusion du séminaire eut lieu pendant le repas de dimanche midi au cours duquel une bonne partie des jeunes prirent la parole… avec une certaine aisance pour présenter un certain nombre de projets communautaires qu’ils avaient pris le temps de mûrir pendant toute la durée du week-end : accueils d’étudiants seuls à chabbat (« No chabbat alone »), amélioration de la formation des jeunes couples mariés, lancement de cours de Torah accompagnés d’activités sportives, organisation de nouveaux chabbat pleins… cette fois à l’initiative des jeunes eux-mêmes, etc. etc.  Voir déjà quelques figures de cette jeunesse pétillante et créative prendre si vite leur destin en main, que pouvait-on rêver de mieux !