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La convention annuelle des dirigeants du judaïsme français, organisée par le Consistoire Central en coopération avec le Consistoire de Paris et les Consistoires régionaux, s'est tenue en Israël du 21 au 28 mai 2006, pendant une semaine extrêmement fertile en évènements puisqu'elle se déroulait durant le lancement de la saison culturelle française en Israël inaugurée par le ministre P. Douste-Blazy le 16 mai dernier, et la célébration de Yom Yerouchalayim le 25 mai (28 Iyar dans le calendrier hébraïque). Le lundi 22 fut une journée empreinte d'une grande spiritualité. Tibériade, autour du lac Kineret, là où fut enterré Rambam, le pèlerinage sur les tombes des Tsaddikim fut un moment de prière et de poésie. Les paysages de Galilée, avec les magnifiques couleurs des Jaracunda bleu lavande et des chardons bleus, défilaient devant nos yeux émerveillés avant d'atteindre la tombe de Rabbi Méïr Baal Haness, de Rabbi Jonathan et, à Meron, de Rabbi Shimon Bar Yohaï où beaucoup priaient et allumaient des bougies. Le lendemain, Visite du mochav Kineret qui produit les meilleures dattes d'Israël et montée vers le Golan qui, dans un paysage magnifique, serpente en longeant les frontières syrienne et jordanienne. Sur le plateau du Golan, des champs de blé de la meilleure qualité du monde (deux fois plus cher que les autres).
C'est le grenier d'Israël.
Arrivée à Tel Aviv pour assister au "Colloque international du judaïsme français" à l'université de Bar Ilan qui accueille deux jours de colloque intensifs sur les grandes questions du judaïsme hexagonal. Un casting impressionnant (les Grands Rabbins Shlomo Amar, Joseph Sitruk et David Messas, le professeur Schmouel Trigano), des sujets d'une grande variété, le parrainage du Consistoire de Paris, du Crif, du Congrès juif européen en passant par l'Ambassade de France.
Le Président Joël Mergui, dans son discours de clôture, fit remarquer que le secteur culturel était un excellent vecteur de rapprochement entre la France et Israël. Plus de 100.000 français vivent en Israël, il faut les accompagner dans leur intégration. Ayant déjà beaucoup travaillé à l'amélioration des relations franco-israéliennes, il explique que le judaïsme français existe depuis des siècles et qu'il est très spécifique. C'est la responsabilité et le défi du Consistoire de Paris et des autres institutions de les aider et de susciter les rencontres et les échanges entre les jeunes des deux pays. Une antenne du Consistoire en Israël ? Le 24, après avoir écouté le ministre Christian Estrosi, promenade sur la Tayélet et plaisir d'admirer la lumière de Tel Aviv et de la mer avant d'aller à Bne Brak visiter la plus grande yeshiva du monde, Ponevez, et admirer son impressionnant "aron ha kodesh" en or massif.
600 étudiants étaient là qui scrutaient les versets du Talmud dans une atmosphère imprégnée de mysticisme et d'amour de l'étude. Plus de 4.000 suivent régulièrement l'étude. Le 25 fut le couronnement du voyage. De Tel Aviv à Jérusalem, l'ancienne route utilisée par les Croisés nous fait passer dans les Territoires près de Ramallah. Nous voyons une partie de la muraille de sécurité. Nous arrivons par Ramat Chlomo dans la capitale éternelle du peuple juif : Jérusalem. Avec 719.500 habitants dont 65% sont juifs, 32% musulmans et 3% chrétiens, elle incarne la liberté du culte et la spiritualité pour tous en même temps que l'âme juive. C'est le 39e anniversaire de sa réunification.Déjeuner à Atéret Cohanim qui marque la rénovation de la présence juive dans un autre quartier de Jérusalem. Atéret Cohanim a pour but de sauvegarder le patrimoine dans la vieille cité de Jérusalem. Déjeuner délicieux sous les treilles, avec la visite d'Anatoly Sharansky. Atmosphère de ferveur, de courage et de foi. Leur objectif suprême est de racheter tous les biens juifs antiques. (Le village reçoit les groupes qui en font la demande : jrp@yahoo.com)
Visite au Kotel. Tous prient avant de rejoindre le défilé traditionnel "Rikoud Degalim", danses avec les drapeaux bleus et blancs qui ont débuté au Gan Haatsmaout, au centre de Jérusalem et qui se dirigent vers le Kotel. La délégation du Consistoire de Paris brandissait notamment le drapeau tricolore au milieu des drapeaux d'Israël. Sur l'immense esplanade est dressée une estrade avec un orchestre. Des milliers de gens dansent et chantent en agitant les drapeaux, exprimant leur joie. La She'hina est là, près du Kotel, et le spectacle est saisissant.Vendredi soir, le Grand Rabbin Sitruk nous exhorte à passer un vrai chabbat, d'observer complètement les mitsvot, annonce de l'arrivée du Messie.Prières, conférences et animations émaillent la journée qui se terminera après la Havdalah par la visite du ministre du parti Shass, M. Elie Ichaï. Mais la joie est toujours mêlée à la peine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la maman du Grand Rabbin Messas est décédée et tous ont partagé sa douleur.Dans une cérémonie émouvante au cimetière de Givat Shaul, le Grand Rabbin d'Israël, le Grand Rabbin Sitruk et le président Joël Mergui évoquèrent la mémoire de Madame Jamila Messas. D'autres membres du Consistoire de Paris, Madame Michèle Rotman, Messieurs Jack-Yves Bohbot et Philippe Meyer, étaient présents. Le retour à Paris est toujours empreint de nostalgie mais, à la même date, tous se promettent de revenir et de fêter de nouveau ensemble Yom Yerouchalayim. |
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Dans un bol :
Remuez.
Remuez. Mélanger les 2 bols. Faire cuire une heure à 250°.
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Ouvertures
Restaurants : (H)alavi – Lait / (B)assari – Viande Fermetures
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Né en Ukraine en 1873, dans une période de profonde mutation au sein du Judaïsme d'Europe de l'Est, Haïm Nahman Bialik apparaît très tôt comme le poète de la renaissance nationale. Essayiste, nouvelliste, traducteur, fondateur de la maison d'édition Moriah, devenue Dvir en Israël, compilateur avec son ami Ravnitzki du Sefer Ha-Aggada, le Livre des légendes, Bialik doit d'abord sa renommée à ses poèmes du Beit-hamidrash et à ses poèmes engagés, dans lesquels alternent les encouragements et les condamnations sans appel qu'il adresse, sur le ton des prophètes, à ses contemporains. Il restera toute sa vie à la charnière entre le monde de la Haskalah, auquel il adhère intellectuellement, et celui de la tradition, pour lequel il éprouve une profonde nostalgie. Convaincu du caractère inéluctable de la sortie du ghetto, il se montre pourtant très pessimiste quant à l'avenir des Juifs émancipés. Après s'être installé à Tel-Aviv, il luttera contre la sécularisation excessive de la société israélienne en donnant naissance au fameux Oneg Shabbat qui rassemblera chaque Shabbat après-midi des centaines d'auditeurs, et sera imité dans le monde entier. Témoin et victime de la tension entre deux mondes, observateur impuissant de la mort d'un passé et de la difficile genèse d'un avenir encore incertain, Bialik est le meilleur reflet de qu'il définissait lui-même comme le destin spirituel du peuple juif: «Le dualisme et les forces contraires qui demandent à être conciliées transforment l'âme juive en un champ de bataille ». Inspirée par le romantisme et le symbolisme, son œuvre simultanément engagée et universelle marque le début d'une ère nouvelle dans la poésie hébraïque. Elle est l'un des plus beaux témoignages de l'extraordinaire phénomène de la renaissance de 1 'hébreu. Son œuvre majeure et fondatrice est aujourd'hui enfin accessible aux lecteurs francophones, dans l'ouvrage Un voyage lointain, des poèmes traduits de l'hébreu par Ariane Bendavid, aux Editions Stavit (édition bilingue). A lire absolument!
Un excellent ouvrage qui est une conversation ultime, pleine de crépuscule et d'espérance, de tendresse et d'admiration.Les entretiens d'un disciple de Levinas sont suivis de quelques écrits consacrés à l'étude lévinassienne dans sa confrontation entre textes du Talmud et pensée contemporaine.
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