N°5 - 10 avril 2006 / 12 Nissan 5766


Le Mot du Sage

"10 fois D. fut mis à l'épreuve par nos ancêtres, et ils n'ont été punis que pour la faute de médisance"
(Avot Rabbi Nathan)

*


l'ACIP
Tous les jeudis
à 12H00 sur RCJ

*



Le Grand Rabbin de Paris tous les vendredis
à 11h00 sur RCJ

*
Le Grand Rabbin Bernheim
tous les mardis à 19h35 sur Radio Shalom

*

INFOS PRATIQUES
Services de l'Acip
Restaurants
Pâtisseries
Traiteurs
Boucheries
de Paris et Banlieue
Produits autorisés

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Les synagogues Consistoriales et Associées

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Chabbat
15 avril 2006

Allumage
19h16 à 19h31

Sortie
21h29

 

La sortie d’Egypte, délivrance de l’esclavage et liberté pour un peuple en devenir constitue l’acte fondateur d’Israël, indissociable des deux événements essentiels qui l’ont suivie : le don de la Torah sur le mont Sinaï et l’acquisition de la terre d’Israël. Cette double fidélité, avec notre Torah et avec la terre d’Israël, a permis au judaïsme de traverser le temps en demeurant indemne.

Lorsque Moïse demanda à Pharaon de libérer le peuple hébreu, il refusa de laisser en Egypte un seul des membres de ce peuple. Il voulut partir avec les jeunes et les anciens parce que la famille juive est un tout, la cellule centrale de notre peuple, son passé et son avenir.

Les soirées de Pessah restent gravées dans nos mémoires comme le temps des retrouvailles familiales. Ce climat et cette ambiance sont des moments essentiels de nos vies, que nous devons préserver.

L’époque actuelle nous offre de nombreuses facilités avec, notamment, la multiplication de séjours collectifs. Efforçons-nous de rester fidèles dans nos maisons et à l’extérieur, à l’esprit familial de Pessah en compagnie de nos parents et de nos enfants, garants de notre mémoire et de notre transmission, tous réunis à la même table du Séder.

Pessah c’est également la cacherout absolue que le Consistoire de Paris et d’Ile de France garantit depuis de nombreuses années par son service de certification exigeant et performant, nous permettant d’avoir à notre disposition un nombre croissant de produits autorisés.

Notre détermination à développer les produits certifiés par le Beth Din de Paris ne pourra qu’être encouragée et amplifiée par la préférence que vous donnerez à rechercher et à consommer les produits que nous garantissons dans l’intérêt général de notre communauté.

Que ces fêtes soient le prélude à la délivrance de tous et apportent du bonheur à tous ceux qui partagent la double espérance qui animait les hébreux lors de la sortie d’Egypte, espoir en D. et espoir dans les hommes.

Bâtissons, ensemble et unis, un monde et une communauté à l’image de ce rêve pour donner vie aux certitudes de nos anciens et aux aspirations de nos enfants.

Alors nous sortirons vraiment d’Egypte.

Avec tout notre dévouement. Hag Saméah, bonnes fêtes.

 

David MESSAS
Grand Rabbin de Paris
Joël MERGUI
Président du Consistoire de Paris
Actualité de l'Acip

INVITATION DU GRAND RABBIN D’ISRAEL A PARIS PAR LE CONSISTOIRE DE PARIS


© Alain Azria

Le Grand Rabbin d’Israël, Shlomo Moshé Amar, en réponse à une invitation qui lui avait été faite par le Grand Rabbin de Paris et le Président du Consistoire de Paris, est venu rendre visite à la Communauté juive de Paris Ile-de-France du vendredi 31 mars au Dimanche 2 avril.


RENCONTRE AVEC LES RESPONSABLES COMMUNAUTAIRES DE PARIS ET DE LA REGION PARISIENNE

Le premier axe fut l’organisation d’une rencontre entre le Grand Rabbin d’Israël et les Rabbins et Présidents de communautés consistoriales de Paris et de la région parisienne pour un échange sur les relations entre Israël et son rabbinat, et la communauté juive de France.



Cette rencontre se déclina en deux temps : dans un premier temps, par un déjeuner de travail réunissant le Grand Rabbin d’Israël, Shlomo Moshé Amar, le Grand Rabbin de France, Joseph Haïm Sitruk, et le Grand Rabbin de Paris, David Messas, ainsi que certains élus du Consistoire de France et du Consistoire de Paris pour évoquer des points précis de collaboration possible entre ces différents rabbinats ; le Président Joël Mergui expliqua au Grand Rabbin d’Israël qu’il souhaitait établir des liens suivis entre les deux institutions, avec notamment la création en Israël d’une antenne des Consistoires qui serait chargée de suivre les nouveaux olim venus de France, et les mettre en relation avec les institutions israéliennes pour faciliter leur alyah. L'un des objectifs de l'antenne du Consistoire en Israël réside dans la volonté d'assurer à nos jeunes, partis vivre en Israël, la possibilité de conserver les valeurs du judaïsme tel qu'il leur a été enseigné par notre système consistorial. Le Grand Rabbin, Shlomo Moshé Amar serait très heureux d’aider à cette réalisation qu’il trouve essentielle, comme il juge utile le fait que les responsables de la Communauté juive française s’expriment sur l’évolution parfois trop laïque de la société israélienne. Il nous informa que le gouvernement israélien prenait très au sérieux les remarques sur l’évolution religieuse de l’Etat lorsqu’ elles venaient des présidents de Communautés de Diaspora, et notamment de France.


Il félicita d’ailleurs le Grand Rabbin de France, Joseph Haïm Sitruk, pour son intervention remarquée par la presse israélienne lorsqu’il fut question de voter une loi bridant la pratique religieuse en Israël. Enfin, il fut décidé d’un commun accord qu’une communication régulière et croisée sur les activités des institutions religieuses françaises et israéliennes serait instaurée, pour que chacun reste informé.


Dans un deuxième temps, une autre rencontre très importante eu lieu au Consistoire de Paris en la salle Jérusalem avec les rabbins et les présidents de communautés de Paris et de la région parisienne. Là encore, le Grand Rabbin Amar répéta combien il appréciait l’importance de l’établissement de ces contacts, ce qui fut confirmé par toutes les questions qui fusèrent de la salle, de la part des Présidents de Communauté, dont beaucoup de fidèles avaient déserté la synagogue pour faire leur alyah ; là encore, le Grand Rabbin Amar dut répondre sur l’accompagnement qui était alors fait sur place, en Israël, par les autorités religieuses locales.


RENCONTRE INTER RELIGIEUSE AU MEMORIAL DE LA SHOAH

Le second axe qui devait orienter cette visite à Paris fut l’hommage rendu aux victimes de la Shoah au Mémorial de la Shoah avec une rencontre inter religieuse au plus haut niveau, réunissant les responsables religieux de Paris et de la région parisienne.


© Alain Azria

La rencontre avec Monseigneur André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, et Jean-Arnold de Clermont, Président de la Fédération Protestante de France, se déroula comme prévu. L'ensemble des personnalités présentes ont rendu hommage au Grand Rabbin d'Israël et ont tenu des propos convergents sur le thème de la tolérance, du respect de l'autre, de l'éducation, de la mémoire. Ils ont insisté sur la necessité de défendre ce qui rapproche les religions au détriment de ce qui les sépare. La Directrice de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Mme Anne Marie Revcolevschi était également présente à cette rencontre.

HOMMAGES AUX GRANDS RABBINS CHALOM MESSAS ET NESSIM REBIBO, ET A M. DAVID COHEN

Le troisième axe orientant la visite du Grand Rabbin d’Israël à Paris fut un hommage à des personnalités rabbiniques et communautaires qui nous ont quitté récemment et ont particulièrement marqué notre communauté. La première personnalité : le Rav Chalom Messas, Grand Rabbin de Jérusalem, Grand Rabbin francophone, père du Grand Rabbin de Paris et, étant d’origine marocaine, était particulièrement attaché à un nombre important de nos coreligionnaires. La seconde personnalité rabbinique, le Rav Nessim Rebibo qui a été Av Beth Din du Beth Din de Paris pendant plus de douze ans et qui a disparu soudainement il y a de cela un an et demi. La troisième personnalité communautaire, M. David Cohen, Président Fondateur du Centre Rambam, centre ayant pour objet, la promotion du judaïsme marocain, mais qui, au delà de ce premier objectif, a été à l’origine du renouveau du judaïsme du 17° arrondissement de Paris.


Pour le Rav Chalom Messas, un grand Chabbat communautaire a été organisé dans une synagogue récemment ouverte dans le seizième arrondissement de Paris, sous l’égide du Grand Rabbin de Paris et dont le nom évoque la mémoire du Grand Rabbin de Jérusalem : Ahavat Shalom. Cette communauté a d’ailleurs signé un contrat d’association avec le Consistoire de Paris. Des repas communautaires furent organisés le vendredi soir et le Chabbat midi réunissant à chaque fois un nombreux public. Des conférences furent données par les Grands Rabbins de Paris et d’Israël et le rabbin Ariel Messas au cours des offices, des repas, avant l’office de Minha et pendant la petite « collation » précédant la sortie du Chabbat : la séouda chelichit. Enfin, une prière de havdala prolongée fut chantée à la sortie du Chabbat.

Il faut noter que le chargé d’affaires de l’ambassade d’Israël, M. Barak et le député du seizième arrondissement, M. Claude Goasgen se rendirent à l’office du Chabbat matin pour honorer la mémoire de Rav Chalom Messas et pour rencontrer le Grand Rabbin d’Israël.

L’hommage pour le Rav Nessim Rébibo réunit de nombreuses personnalités rabbiniques de premier plan : le Rav Shalomo Amar, le Grand Rabbin de Paris, le Grand Rabbin de France, le Rav David Hanania Pinto, le Rav Its’hac Gugenheim, le Rav David Yossef, fils de Rav Ovadia Yossef et Directeur d’un grand centre de formation de juges rabbiniques en Israël, le Rav Hamou, le Rav Abdelhac. La particularité de cette réunion publique à laquelle était invitée plus particulièrement la communauté de la synagogue de la rue Henri Murger, OHALEY YAAKOV, du fait que le Dayan y a prié et enseigné pendant de nombreuses années, est que, de nouveau, ce rassemblement n’avait pas seulement pour objet de rappeler la mémoire du disparu, mais également le lancement d’une action particulièrement importante : la publication des écrits du Rav Rebibo sur le talmud et les questions de halakha les plus pointues. Rav Rebibo avait la réputation d’être un grand talmudiste, mais peu de gens savaient qu’il écrivait beaucoup. Il a laissé de nombreuses analyses du Talmud et de la halakha qui se trouvent actuellement en Israël entre les mains d’une maison d’édition de grand renom qui a promis la publication d’un premier ouvrage dans les prochains mois.

Un public nombreux s’est rendu à cette réunion et des fonds permettant le début de cette entreprise ont été récoltés, ce qui nous permet d’espérer la publication prochaine d’un premier ouvrage du Rav Rebibo.
Quant à l’hommage pour M. David Cohen, il consista en une après-midi d’études au centre Rambam qui réunit de nombreuses personnalités rabbiniques et un public nombreux pour l’inauguration d’une plaque à la mémoire de M. David Cohen.

TROIS AUTRES RENCONTRES IMPORTANTES

La première eut lieu avec Mme Ruth Halimi, la mère de Ilan Halimi pendant plus d’une heure au cours de laquelle, le Grand Rabbin et son épouse lui tinrent des propos et de soutien.

La seconde eut lieu dans une école juive du réseau OTSAR HATORAH dirigée par le Rav Ariel Amoyel dans le treizième arrondissement de Paris. Cette école a un département pour élèves handicapés et sa visite fut extrêmement émouvante et tellement réconfortante pour les enfants de cette école.


La troisième rencontre importante fut un office suivi d’une conférence en la synagogue de la Rue de la Roquette, à Paris 11e. La communauté réunie là un dimanche matin put apprécier la vivacité et l’ouverture d’esprit du Grand Rabbin d’Israel.

Enfin, une interview du Grand Rabbin Amar fut réalisée par le rav Mévorakh Zerbib, dans les studios de Radio J. Elle réunit le Grand Rabbin d’Israël, le Président Joël Mergui et le rabbin Ariel Messas.

En marge de toutes ces activités communautaires, le Grand Rabbin d’Israël célébra un mariage de personnes qui lui sont très chères en la synagogue de la rue des Tournelles. Un grand Mazel Tov aux nouveaux mariés !

En conclusion, on peut citer les propos du Grand Rabbin d’Israël en la salle Jérusalem du Consistoire de Paris, lors de sa rencontre avec les Présidents de communautés : « Si je n’étais venu que pour vous rencontrer, c’eut été pour moi une raison suffisante d’accepter cette invitation à Paris ; si je n’étais venu que pour rendre hommage au Rav Chalom Messas et au Rav Rebibo, c’eut été pour moi une raison suffisante pour accepter cette invitation à Paris. »

Paniers de Pessah

Le Consistoire de Paris et ses communautés ont coordonné leurs efforts pour participer financièrement à la distribution des colis de Pessah.

Le montant de cette aide représente près de 200 000 Euros.

Cette contribution, qui fait partie de nos devoirs religieux, permet de soulager la misère ou les difficultés de nos coreligionnaires et de leur permettre ainsi de célébrer dignement le séder en famille.

Le Consistoire de Paris remercie toutes les communautés et tous les généreux donateurs qui ont participé à cette action de solidarité et de générosité.

Le mois de Nissan
Le mois de Nissan représente dans le calendrier hébraïque, le mois de la libération et de la délivrance du peuple d’Israël. Les Sages considèrent ce mois comme un message permanent pour tout être juif, menacé ou non, libéré ou non, tourmenté ou non. Il est le prélude de ses espoirs dans un avenir meilleur. BENISSAN NIGALOU OUVNISSAN ATIDIM LEHIGAEL (Talmud Babli Roch Hachana 11a) À Nissan, nous avons été affranchis et à Nissan nous serons libérés.

Le chemin de la délivrance

Dans l’histoire étrange d’Israël, tout a commencé avec l’esclavage en Egypte. L’embryon du peuple hébreu s’est développé par un nombre insignifiant de soixante dix âmes, qui se rendaient dans un pays d’accueil : l’Egypte. La Thora et nos Sages ne condamnent aucunement le troisième patriarche Jacob qui, pour des raisons humanitaires, s’est déplacé, corps et biens, dans un lieu d’exil aussi paradisiaque que le pays de Gochen, enclave égyptienne. Il aurait dû descendre avec une délégation pour quelques semaines, voire quelques mois. Il avait le temps de voir son fils Joseph, saluer les performances de l’illustre vice-roi et retourner vers son pays d’attache : le pays de ses ancêtres. Dans la Haggada : récit lu pendant la soirée pascale, on justifie cette bifurcation comme inéluctable. C’est une décision du Ciel qui devait se réaliser de deux manières. Si la venue de Jacob et de sa tribu s’est déroulée sans heurt ni menace, c’est par égard pour le vieil homme. Cette méthode a eu le mérite de n’avoir pas fait souffrir Jacob dit Israël, comme si D. voulait lui prouver sa satisfaction et l’honneur réservé à ceux qui suivent Sa voie. La seconde manière aurait pu être plus musclée, donc contraignante, voire une descente, les fers aux pieds comme un vulgaire esclave (Chabbat 89b). Le temps était venu pour mettre à exécution la parole de D. promesse faite à Abraham, père du monothéisme dans le livre de la Genèse au ch.15 v.13 et commentée dans le traité Bérahot 9b.

Le passage par la chape de plomb pour les mâles hébreux, adultes, (sans compter les femmes et les enfants) ayant vécu durant deux cent dix ans dans l’Egypte du Pharaon sanguinaire et barbare, va promouvoir la capacité de ce peuple à résister aux tentacules de l’intégration et donc de l’assimilation. Un deuxième élément et non des moindres sera sans conteste, la connaissance et l’omniprésence de D. dans l’histoire de ce peuple. A partir de la sortie d’Egypte, D. et le peuple d’Israël formeront une unité intangible, indissociable. Le monde païen d’abord, puis la planète Terre, découvriront de gré ou de force la place divine dans la marche de l’univers. C’est un des messages forts que Moïse assène aux dirigeants Egyptiens en même temps que les dix plaies qui pleuvent sur les égyptiens. Les premiers chapitres du livre de l’Exode les mentionnent clairement.

La découverte de D., disent nos Sages, a permis au peuple esclave de se débarrasser des éléments intérieurs au monde hébreu qui ne croyaient pas à la puissance céleste et qui les bloquaient en quelque sorte la sortie vers la liberté (Rachi sur Exode ch.10 v.22). Ainsi, pendant les ténèbres, neuvième coup, les quatre cinquièmes du peuple hébreu ont péri. Pour la société égyptienne et pour le Pharaon qui s’est propulsé être suprême, ayant des pouvoirs divins, le réveil est rude. D. du Ciel, unique et sans pareil, ne peut laisser quiconque usurper sa place.

Cette leçon historique est gravée dans nos cœurs. Grâce à l’éducation de base, souvenir permanent de la sortie d’Egypte, nous vivons, convaincus, du non retour à la servitude physique et spirituelle. Nous avons un sens inné des velléités esclavagistes, individuelles ou collectives, pour nous prémunir et les éviter. Notre survie deux fois millénaire, pendant l’exil en est la preuve criante.

Le chemin du retour

A la fin des temps, selon nos Sages, les miracles de la sortie d’Egypte s’estomperont. On ne se souviendra que des événements de Pourim ou de Hanouka (commentaire sur le livre d’Esther ch.9 v.28). La sortie d’Egypte n’aura été qu’un prélude avant coureur pour mieux appréhender les temps messianiques.

L’aspiration de chaque être juif, est de croire en la venue du Messie. Maimonide place cette donnée comme primordiale. Le Choulhan Aroukh : le code de la Loi, attribue le titre d’incroyant et de blasphémateur à quiconque rejette cette profession de Foi.

D. a promis au peuple hébreu qui supportait le joug égyptien, de le faire sortir de ce monde carcéral mais aussi de lui attribuer une terre, celle où ont résidé les trois patriarches.

Le chemin du retour des enfants de Jacob donc d’Israël a été tracé par Abraham, Isaac et Jacob selon la promesse divine (Exode ch3 v. 8). Moïse a repris les termes de cette promesse à son compte et a exécuté les paroles célestes sans rien ajouter ni retrancher. D., au terme de la dixième plaie a exigé de Moïse de demander aux enfants d’Israël de « récupérer » l’argent et l’or que l’Egypte a amassé sur leur dos. Cette exigence à première vue, superflue, faisait partie de la promesse divine à Abraham. Les commentateurs considèrent que la sortie d’Egypte, sans cette exigence, n’aurait pas été totalement accomplie parce qu’il s’agissait de la promesse de D. (Genèse ch.15 v.14)

Il a fallu quarante ans pour amener à bon port ce peuple totalement affranchi. A la veille de l’entrée du peuple hébreu en terre de Canaan, D. met les pendules à l’heure. La terre a « vomi » ses habitants à cause de leur comportement. Le peuple d’Israël pourrait subir le même châtiment s’il se détournait du chemin tracé. C’est ainsi que les prophètes vont justifier la destruction des deux Temples. C’est ainsi, aussi, qu’ils vont préparer cette nation aux deux exils. Mais les paroles prophétiques ne se limitent pas à une litanie de malheurs. Aucun des prophètes n’a voué à ce peuple une fin tragique sans rémission. Au contraire, tous les envoyés de D. ont rappelé, sans cesse que ce détour de la Terre n’est que provisoire. Il y aura retour. Véchavou banim ligvoulam, les enfants reviendront dans leur territoire, dit le prophète Jérémie. (Ch. 31 v. 17)

Les deux mille ans du dernier exil ont montré que les nations se sont acharnées pour démentir la volonté divine. Sous des prétextes fallacieux, liés à notre comportement, différent et original, de vouloir vivre dans les pays d’accueil sans perdre notre âme, elles nous ont livrés à la vindicte populaire, pour nous pousser hors des chemins afin de ne plus reconnaître l’horizon de la délivrance, celle de la Jérusalem éternelle.

Les religions, nourries aux fondements du Judaïsme, se sont substituées au peuple d’Israël pour l’écarter et défier les prophètes et leurs prédictions.

Le constat est sans appel : dans le concert des nations, le peuple juif est toujours présent en ce début du troisième millénaire comme il l’a été au cours des millénaires précédents. Notre conviction affirme que les temps messianiques sont proches.

Nous vivons certainement, les derniers soubresauts des douleurs de l’enfantement.. La sortie d’Egypte, premier pas d’un destin fabuleux, a été suivie par une odyssée et une expérience uniques. Le joyau, c’est à dire la Torah, écrite et orale, nous a protégé durant ce périple cahoteux. Cette expérience et cet apprentissage de la vie nous ont permis d’espérer et de concrétiser nos rêves.

Rabbin Salomon MALKA

Sedarim communautaires

Des Sedarim communautaires sont organisés les mercredi 12 avril et jeudi 13 avril 2006 par les communautés de :

  • Centre Communautaire de Paris
  • Levallois Perret
  • Neuilly
  • Saint Brice
  • Vincennes


Rapprochez-vous de votre Communauté pour connaître les autres Sédarim.

Flash Info Cacher

 

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PARIS 4ème

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17, rue Saint-Georges 75009 Paris - Tél. : +33 1 40 82 26 26
www.consistoire.org

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