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Dans
l’esprit populaire, POURIM représente la fête par
excellence. Rabbin Salomon MALKA |
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Pourim, mentionné dans le rouleau d’Esther, rappelle la grande délivrance que connut la communauté juive d’exil en Perse, avant la reconstruction du second Beth Hamikdach. Ce qui devait être un jour d’extermination dans l’esprit d’Haman est devenu, pour toutes les générations d’Israël, un jour de joie et d’allégresse, jour de louanges à l’Eternel et de solidarité communautaire. L’épisode marqua tellement les esprits que nos sages zal instituèrent une nouvelle fête dans le calendrier, et lui consacrèrent un traité entier du Talmud : Le traité Méguila, le traité du Rouleau. POUR (pluriel POURIM) signifie tirage au "sort", ce terme d’origine acadienne ou assyrienne, fait référence au tirage au sort qu’effectua Haman, Premier Ministre du Roi, pour fixer la date propice au massacre des juifs, celle du 14 Adar. Cette pratique était liée à des conduites magiques fréquentes dans l’Antiquité. Cet épisode se situe pendant le règne d’Assuérus (la version grecque porte Atarxerxès), il s’agit sans doute de Xerxès 1er, successeur de Darius, qui régna effectivement depuis l’Inde jusqu’à l’Egypte, de -485 à -465. Haman, refuse la singularité juive (ils sont partout et ils sont entre eux) et décide d’exterminer la communauté le 14 du mois d’Adar. Mais le roi vient d’épouser Esther, la cousine de Mordékhaï, qui n’a pas révélé ses origines. Grâce à son intervention, l’infâme décret est annulé, le peuple se défend et Haman périt. La particularité du livre d’Esther est de ne pas mentionner une seule fois le nom divin (ce qui peut être étonnant pour un livre biblique), comme pour nous signifier que l’Eternel est caché dans l’histoire des hommes.
Chabbat Chékalim (les sicles) Samedi 25 février, nous sortons 2 rouleaux de Torah : dans le premier nous lisons la paracha de la semaine Michpatim, dans le second nous lisons Chékalim (qui donne son nom à ce Chabbat). La paracha Chékalim (Exode XXX, 11 à 16) et sa haftara (II Rois XI, 17 à XII, 17), nous rappellent que chaque enfant d’Israël devait donner, à l’époque du Temple, sa cotisation annuelle pour l'achat des sacrifices du Temple, avant le mois de Nissan. Chabbat Zakhor (Souviens-toi) Samedi 11 mars, nous sortirons deux rouleaux de la Torah : Dans le premier nous lirons Tétsavé et dans le second Zakhor " Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek " (Deut. XXV, 17 à 19) et comme haftara I Samuel XV, 1 à 34. Amalek était l’ancêtre d’Haman, comme son descendant perse, le but d’Amalek fut l’anéantissement total du peuple juif. C’est pourquoi nos sages zal ont institué cette lecture avant Pourim. L'obligation de lire et d’écouter cette paracha est ordonnée par la Torah (midéoraïta), alors que les autres lectures ont été instituées par Ezra le scribe. Ainsi, on l’écoutera attentivement, en essayant de comprendre chaque mot ou tout au moins le sens général du texte. Le rabbin a l’habitude d’expliquer l’importance du sujet avant la lecture de la Torah.Les personnes n’ayant pu entendre cette paracha ce chabbat pourront se rattraper le samedi 2 septembre 2006, quand le passage sera lu dans la paracha de la semaine (Ki Tétsé). Les Séfarades ont l’habitude de lire le beau poème " Mi kamokha " de Rabbi Yéhouda Halévy, construit selon la métrique judéo-musulmane du Moyen-Age espagnol. Chabbat Para (Vache rousse) Samedi 18 mars, nous sortirons deux rouleaux de la Torah : Dans le premier nous lirons Ki Tissa et dans le second la paracha de la vache rousse (Nombres XIX, 1 à 22) qui rappelle les rites de purification avant la fête de Pessa’h. (Puissions-nous mériter cette purification prochainement et de nos jours !) Chabbat Ha’hodech (ce mois-ci) Samedi
25 mars, qui est le dernier chabbat avant Nissan, nous sortirons deux
rouleaux de Torah : Dans le premier, nous lirons Vayakel-Pékoudé,
dans le second " ce mois-ci sera pour vous le premier des mois
de l’année " extrait de Exode XII, 1 à 20.
Ce passage rappelle que Nissan fut décrété par
Hachem, début de l’année hébraïque et
mentionne les mitsvot de Pessah (agneau, pain azyme et herbes amères).
Nous
pourrons donc manger avant 5 h 35, en précisant cependant
avant de se coucher, notre intention de manger au petit matin. Pourquoi ? En souvenir du demi-sicle d’argent (ma’hatsit hachekel) donné par les adultes à l'époque du Temple de Jérusalem, pour l'achat des sacrifices publics. L'usage s’est répandu de donner trois demi-sicles, en référence aux trois prélèvements mentionnés dans la paracha de Chékalim. Combien
donner pour chaque demi-sicle ? Qui donne ? Tout d’abord les hommes de plus de vingt ans, comme mentionné dans la Torah, qui étaient en général des chefs de famille. Toutefois, puisqu’il ne s’agit que d’un souvenir, l'habitude s'est répandue que chacun donne sans distinction de sexe ou d’âge, afin de multiplier la tsédaka "Et Sion sera racheté par la tsédaka".
C’est la Mitsva de Pourim. Pour donner plus de solennité à l’évènement, nos sages zal ont exigé que la lecture se fasse à partir d’un parchemin cacher et non d’un livre. Une manière de rappeler que le peuple juif accepta de nouveau la Torah à Pourim comme au Sinaï. Quand ? On doit écouter la Méguila lundi 13 mars à la tombée de la nuit; la lecture est valable toute la nuit. On doit la réécouter mardi 14 mars durant l’office de Chaharit (mais tant qu’il fait jour, cette lecture est possible). La lecture de la Méguila du jour est plus importante que celle de la nuit. Qui ? Chaque membre de la communauté doit écouter la Méguila, hommes, femmes et enfants, car tout le peuple était en danger à l’époque d’Haman. Toutefois les enfants de moins de six ans qui ne peuvent rester tranquilles pendant toute la lecture et qui pourraient perturber le bon déroulement de la lecture sont dispensés. Où ? Il est souhaitable de l'entendre à la synagogue en présence de nombreuses personnes, car la gloire de l’Eternel est grandie par la foule des fidèles, mais on peut aussi la lire partout et même sans Minyan. Les clameurs L'habitude s’est répandue de faire du bruit quand on cite le nom de Haman. Cependant ce chahut devra être supprimé après la mention de sa mort (car, quand ton ennemi tombe, ne te réjouis pas). Bénédictions
On ne répond pas baroukh hou ou baroukh chémo (qu’Il
soit béni et que Son nom soit béni) en écoutant
les bénédictions récitées par l’officiant,
car cela est considéré comme une interruption. En écoutant
la bénédiction chéhé’héyanou
(pour un événement nouveau), on pense aussi à l’accomplissement
de l'ensemble des mitsvot de Pourim : Cadeaux aux amis, dons aux pauvres,
festin. Il faut être dix (minyan) pour réciter la bénédiction
finale, ici les femmes peuvent compter dans ce quorum.
Je ne peux me rendre dans une synagogue, je n’ai pas de Méguila, que faire ? Les personnes n'ayant aucune possibilité d'entendre la lecture suivant ces règles, liront le Hallel, c’est-à-dire les psaumes 113 à 118, sans la bénédiction et le livre d’Esther dans un texte imprimé.
Amida et birkat hamazone : On intercale le texte al hanissim (pour les miracles) dans chaque amida, ainsi que dans le birkat hamazone (les actions de grâces après le repas). Dans tous les cas (amida et birkat hamazone), si on a oublié ce rajout, on ne recommence pas la prière. Le psaume du jour est le XXII dont le thème est " le juste poursuivi par les méchants et délivré par l’Eternel. " Paracha : Mardi 14 mars au matin, on lira Exode XVII 8 à 16. Chez les séfaradim on répète le dernier verset afin d’avoir un minimum de 10 versets. Hallel : Contrairement à ‘Hanoukah, on ne récite pas le Hallel pendant Pourim, certains l’expliquent par le fait que le miracle eut lieu en dehors d’Israël, d’autres parce que la délivrance fut relative, étant donné que la Judée restait sous domination perse. On ne récitera pas non plus les supplications (ta’hanounim) à Pourim, car c’est un jour de réjouissance.
Afin
de développer le sentiment de solidarité et d’amitié
entre les familles de la communauté, nous accomplissons la mitsva
de l’envoi de mets, qui consiste à offrir, un homme à
un homme, une femme à une femme, un plat contenant deux aliments
différents, immédiatement consommables.
Si le repas occupe une place centrale dans le judaïsme, à Pourim, le repas est au cœur de l’intrigue. La Méguila débute avec le festin d’Assuérus et celui de Vachti, le roi offre un festin pour la nomination d’Esther. Esther en offre un, puis un autre, pour intercéder auprès du roi et tout se termine, on le devine, par un festin. Le corps d’Israël était en danger, c’est par le corps que nous rendrons grâce à l’Eternel : en mangeant et en buvant (dans l’esprit de la Torah bien évidemment).On accomplira le festin de Pourim dans l’après-midi du 14 mars. Certaines communautés organisent ce festin. On pourra boire du vin plus qu’à l’accoutumée, le sommeil dû à l'absorption d'alcool entraînera l’impossibilité de distinguer entre "maudit soit Haman" et "béni soit Mordékhaï."
Pour
conclure | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Il existe un Pourim de Saragosse qui est fêté à Paris !Le Pourim de Saragosse fait partie des nombreux “seconds Pourim” ou “Pourim annexes” (par rapport à celui d'Esther), institués à travers les générations.La Jewish Encyclopedia en recense 107 institués à travers l'Histoire, et dans son Sefer ha-Moadim, le Dr. Yom-Tov Levinsky cite lui,plus de 90 cas - parmi eux : notre “ Pourim de Saragossnoss ”, qui est sans doute l’un des seuls à être encore fêté de nos jours.La Michna indique en effet que toute personne à qui un miracle est arrivé — et à plus forte raison les habitants d'une ville —doivent, pour eux-mêmes et pour leurs descendants commémorer ce miracle. C’est ainsi qu’est né le Pourim de Saragosse, quant au début du 15ème siècle, à l’époque du Roi d’Aragon Saragosnoss, la communauté juive de la capitale fut miraculeusement sauvée d’un complot qui aurait dû l’anéantir.Depuis plus de 10 ans, la famille Saragosti célèbre chaque année, le 18 Chevat, “ leur Pourim ” en la synagogue Kedouchat Levi dans le 18ème arrondissement de Paris, avec lecture de la Méguila, suivie d’un véritable festin auquel toute la communauté est conviée. En attendant de participer à l’édition de l’année prochaine, vous pouvez d’ores et déjà tout savoir de cette fête en visitant le site Internet : http://www.chez.com/pourimsaragosse/
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Pour écouter la Méguila et fêter Pourim comme il se doit, à Paris et en Ile de France, n'hésitez pas à vous rapprocher de votre communauté.
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