4 avril 2008   28 adar II 5768
 
 
:: Les lumières de l’espérance
par Joël Mergui
 
 

Durant sept nuits, en ce mois d’avril, nombre de façades de synagogues à Paris mais également dans certaines communautés juives de province seront illuminées. Il s’agit là d’une initiative prise par les Consistoires. Elle sera réalisée naturellement avec l’aide des pouvoirs publics, des Mairies en particulier, à l’occasion des différentes cérémonies qui, tout au long de cette année 2008, sont destinées à marquer le bicentenaire de la création par Napoléon de l’institution consistoriale.

Buffault
Bordeaux

D’aucuns s’interrogeront sans doute sur ce geste peu ordinaire que constitue cette illumination. Quelle en est la signification ? Nous avons voulu mettre en exergue – à l’occasion de ce bicentenaire – la pérennité de l’existence de ces lieux de culte qui ont été édifiés souvent pour différentes raisons, en retrait des grandes artères de la capitale notamment. Ces illuminations se veulent être un témoignage de l’affirmation de la présence juive comme partie intégrante de l’histoire de la France, de son évolution et des contributions qu’elle a pu apporter à la nation dans différents domaines. Ces lumières sont aussi le signe ou le symbole d’une espérance.

Marseille
Nazareth

Nous constituons dans ce pays – chacun le sait - une communauté qui a une longue histoire avec des pages glorieuses et des périodes qui le sont moins. Les historiens en conviennent : l’apport de nos communautés à la vie politique, à la culture, à la science et aux arts en général est considérable. Nous avons cherché, à travers ces illuminations, à mettre en valeur ce patrimoine juif passé pour rappeler à nos concitoyens que la lumière dans la tradition juive est signe tout à la fois de transparence, de réjouissance et de confiance dans l’avenir. Voilà, en peu de mots, ce que nous voulons dire par l’initiative de ces illuminations.

La Victoire
Nice

Un point d’orgue de ces manifestations sera marqué le 15 avril prochain. Nous aurons alors l’honneur de recevoir dans la grande synagogue de La Victoire à Paris le chef du gouvernement, M. François Fillon.

 
     
 

Synagogues d'Ile-de-France et de Province

participants à l'opération

"Synagogues illuminées"

du 6 au 13 avril 2008*

- Boulogne
- Buffault
- Chasseloup-Laubat
- La Roquette
- La Victoire
- Nazareth
- Neuilly
- Versailles

- Bordeaux
- Dijon
- Le Havre
- Lille
- Marseille
- Tours


* Liste non-exhaustive

 
 
:: Un enseignement
par Marc Breuer
 
 

La médisance
Dans son livre « La Torah commentée », Marc Breuer s’interroge sur le sens de la lèpre dont parle la paracha « Tazria » (Lévitique XII). Il écrit entre autres : « Un épisode de la Torah nous permettra d’éclaircir le problème. Miriam, sœur de Moïse, s’est rendue gravement coupable en médisant de son frère. Elle est alors frappée par ce mal de la « lèpre » qui l’oblige à s’éloigner pendant sept jours du camp d’Israël et de vivre entièrement isolée de la collectivité. La tradition orale nous enseigne à ce sujet que chaque cas de médisance grave fut frappé de la sorte. Il n’est pas difficile de saisir le sens de cette sanction. La médisance, la mauvaise langue sont le danger le plus mortel pour toute société, grande ou petite. Il est impossible d’établir une vie sociale harmonieuse et respectueuse de la vie et de l’honneur de chacun si l’individu n’est pas à l’abri de la menace sournoise de la calomnie. Nos Sages n’ont-ils pas dit que la destruction du Temple, la catastrophe nationale furent les conséquences de cette funeste habitude ? »

 

Retrouvez la paracha de la semaine en français et en hébreu sur Sefarim.fr à l'adresse suivante:

Pentateuque Lévitique ch. 12, v. 1, (Tazria)

 
     
 
:: La vie de L'ACIP
 
 

TIKVATENOU ET LE CONSISTOIRE DE PARIS FETENT LE 60EME ANNIVERSAIRE D’ISRAEL AVEC LE CONCERT EXCEPTIONNEL DE LIOR NARKIS AU ZENITH

La fête était au rendez-vous mardi 1er avril au soir à l’occasion du concert donné à la salle du Zénith de Paris pour célébrer à la fois le 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël et le 40ème anniversaire de Tikvaténou, le mouvement de jeunesse du Consistoire de Paris.
Dans une salle comble de plusieurs milliers de jeunes, et dans une ambiance totalement festive, la soirée organisée par Tikvaténou et le Consistoire de Paris a débuté par la projection d’un film retraçant l’histoire, les activités et les projets de Tikvaténou, avant que Joël Mergui ne prenne la parole pour accueillir les participants de ce concert exceptionnel.
Dans ses propos introductifs, le Président de l’ACIP a tenu à rendre un vibrant hommage à Israël, ainsi qu’à la jeunesse juive de France et à travers elle au mouvement Tikvaténou qui « réalise au quotidien, dans nos communautés, un travail exceptionnel pour l’ensemble de nos jeunes ». Rappelant que le soir de Pessah, sont présents autour de la table des parents les quatre enfants mentionnés dans la Haggadah, Joël Mergui a tenu à signaler qu’il y en a un cinquième à ne pas oublier. Il s’agit de l’enfant qui s’est éloigné du judaïsme et de sa communauté, et que le mouvement Tikvaténou œuvre à ramener autour de la table où il a toute sa place. Soulignant la « fierté que représente cette jeunesse juive rayonnante, dynamique impliquée, fidèle aux valeurs du judaïsme, et dont le cœur bat pour Israël », Joël Mergui a insisté sur la priorité qu’elle représente au quotidien pour le Consistoire.
L’ambassadeur d’Israël en France Daniel Shek, venu spécialement pour l’occasion, s’est alors adressé aux milliers de jeunes présents en souhaitant un très bon anniversaire au mouvement Tikvaténou, en le remerciant, ainsi que le Consistoire de Paris, pour leurs actions et leur soutien sans faille qu’ils apportent à Israël, et en rappelant que « la pérennité et la sécurité d’Israël n’est jamais une chose acquise ».

Même si la plupart des jeunes présents peuvent avoir l’impression, de par leur âge que l’existence d’Israël est une évidence, l’Ambassadeur a tenu a rappelé que ce n’était pas le cas et que cette existence restait le fruit d’un effort au quotidien auquel la jeunesse juive de France participe activement.

Après une minute de silence respectée à la mémoire des huit jeunes garçons assassinés à la yeshiva Merkaz Harav, la partie musicale a pu commencer avec les prestations dans un premier temps de la chanteuse israélienne Shiri Maïmon et du chanteur Idan Yaniv. Dans une ambiance de plus ne plus survoltée, Lior Narkis a débuté son concert en interprétant ses plus grands succès, repris en chœur par les milliers de fans présents dans la salle.

Au terme d’un concert qui s’est déroulé dans un climat entièrement tourné vers la fête, vers Israël et vers la jeunesse juive, et après des mots de remerciements très émus prononcés par le directeur de Tikvaténou Mike Nakache, de nombreux jeunes sont montés sur la scène avec Joël Mergui et les membres présents du Consistoire de Paris pour entonner la Hatikva, aux cotés de Lior Narkis, avec chaleur, joie et émotion.

Ce soir là, le Zénith de Paris était aux couleurs d’Israël. Le concert inédit proposé par Tikvaténou et le Consistoire de Paris aux très nombreux jeunes qui avaient répondu présents pour fêter Israël restera longtemps dans la mémoire de chacun.

© Photos Alain Azria

 
 

 
 

La brochure de Pessah 2008 contenant la liste des produits et le pouvoir de vente est en cours d'impression. Comme chaque année, nos adhérents la recevront par voie postale.

Vous pouvez d'ores et déjà consulter notre site internet :www.consistoire.org

 

 

ET TOUJOURS EN TELECHARGEMENT GRATUIT* !!

 

Liste des produits autorisés

Liste des médicaments

Liste des produits d'hygiène et cosmétiques

Liste des produits ménagers

Pouvoir de vente (à renvoyer par fax)
 

* Pour visualiser ces documents, votre ordinateur doit être équipé d'Acrobat Reader (tm).Si vous ne le possédez pas cliquez ici

 

 
 
   

:: L'Agenda

 
Nogent sur Marne - 6 avril 2008 à 17h30
 
Conférence "L’importance du mois de Nissan"
 
Fontenay aux Roses - 6 avril 2008 à 19h00
    Pizza Party pour les jeunes
 
Temple des Vosges - 8 avril 2008 à 20h00
    Soirée-Rencontre avec Clément Weill-Raynal
 
Nazareth - 9 avril 2008 à 20h00
 
Concert de musique liturgique ashkénaze
   
 
:: Lu dans la Presse
 
 
 Angela Merkel et Israël  
 
Le quotidien Le Monde a consacré son éditorial du 20 mars dernier à « Angela Merkel et Israël ». Il écrit notamment : « Avec Gerhard Schröder et Joschka Fisher, le gouvernement rouge-vert qui a précédé la grande coalition au pouvoir à Berlin, avait réussi à définir un équilibre entre la solidarité avec Israël et une appréciation critique de la politique israélienne. Cet équilibre est certes délicat à respecter. Mais il assure aux amis d’Israël, et particulièrement à l’Allemagne, une influence plus forte en faveur de la pérennité de l’Etat juif »
 
     
 
Paris-Jérusalem
 
 

L’hebdomadaire Courrier International (20 mars) publie la traduction d’un article que le quotidien israélien Haaretz a consacré au voyage d’Etat de M.Shimon Pérès en France. On peut y lire notamment : « Nicolas Sarkozy a offert au président israélien Shimon Pérès l’honneur d’être le premier dignitaire de son quinquennat à être reçu en visite d’Etat. Que faut-il y voir : une deuxième lune de miel ou l’illusion d’une deuxième lune de miel ? De l’admiration pour Shimon Pérès, un homme qui symbolise l’âge d’or des relations franco-israéliennes, ou un hommage qui fête cette année le soixantième anniversaire de sa création ? Ou rien d’autre qu’une franche accolade destinée à accélérer la création d’un Etat palestinien ?
« Les relations se sont vraiment approfondies au cours des derniers mois » constate Simone Veil.

 
     
 
Etre juif en Iran
 
 

Sous ce titre Le Monde2 publie dans son édition du 22 mars un reportage sur la vie quotidienne aujourd’hui des juifs à Téhéran. On peut y lire notamment : « Forte de quelque 30.000 membres, la communauté juive iranienne est la plus importante du Moyen Orient – en dehors de l’Etat hébreu. Vieille de 2.700 ans, c’est aussi la plus ancienne diaspora juive vivante du monde. Comme dans la plupart des pays musulmans, elle partage avec la communauté chrétienne le statut de minorité protégée (dhimmi) réservé aux gens du Livre. Reconnus en tant que minorité religieuse, les juifs sont libres de pratiquer leur culte dans leurs synagogues, de célébrer leurs mariages…mais ne jouissent pas des mêmes droits que les musulmans (notamment concernant les droits d’héritage) et ne peuvent accéder à des emplois dans la haute administration ou dans l’armée ».
 
       
 

:: Lu dans Info J*

 
 

Pessah ou la naissance d'une nation
Par Philippe Haddad

Depuis Pourim, la maison juive connaît son grand ménage de printemps. Il s'agit de débarrasser les lieux de toutes céréales levées (hamets) pour consommer durant la semaine pascale des aliments surveillés contre toute fermentation. Quelle joie quand la maison enfin nettoyée de tout hamets devient le lieu d'une célébration familiale où nous raconterons à nos enfants ce que fut notre esclavage et notre libération.

La fête de Pessah (la pâque juive) est la première fête du calendrier hébraïque dans la mesure où elle commémore la naissance du peuple d'Israël par sa libération du pays d'Egypte. Dans la prière de la semaine pascale nous mentionnerons cette formule : zéman héroténou "le temps de notre libération". Si à l'époque du Temple, elle obligeait les Hébreux à monter au Temple de Jérusalem pour consommer l'agneau pascal, depuis près de deux mille ans, la table domestique a remplacé l'autel du sanctuaire. C'est ce qu'enseigne le Talmud de Babylone (Bérakhot 55 b) : "Tant que le Temple existait, l'autel faisait expiation pour les fautes d'Israël, mais maintenant, c'est la table de l'homme qui fait l'expiation".

Ainsi, le premier soir en Israël (les deux premiers soirs en diaspora) , la fête de Pessah donne-t-elle lieu à un grand rassemblement familial ou communautaire, où deux voire trois générations se côtoient pour lire la haggadah (récit de la sortie d'Egypte), consommer les aliments spécifiques de la solennité et chanter les airs traditionnels.

Il est intéressant de remarquer que des trois fêtes de pèlerinage, avec Shavouot (Pentecôte) et Souccot (fête des cabanes), seule celle de Pessah constitue un invariant liturgique par la formule zékher litsiath mitsrayim "souvenir à la sortie d'Egypte expression qui renvoie aux nombreux "Je suis l'Éternel ton Dieu qui t'ai fait sortir d'Egypte" que l'on trouve dans la Torah. Cette redondance semble bien indiquer qu'il était plus important pour les maîtres de la Synagogue de faire mémoire de la délivrance de l'esclavage que de mentionner le don du Décalogue ou la protection divine durant les quarante ans de la traversée du désert. Comment expliquer cette importance ? Le leitmotiv ne devrait-il pas se trouver du côté du don de la Torah qui fut l'aboutissement de la libération, avant l'entrée en terre promise ?

Une réponse se trouverait dans le fait que la dimension nationale prévaudrait sur la dimension religieuse. Le juif reste juif quel que soit son degré de foi ou de pratique. "Rabbi Abba enseigne : bien qu'Israël faute, il demeure Israël" ( Traité Sanhédrin 44 a). En fondant l'identité juive sur un fait historique et non sur un dogme théologique, une place est offerte à chaque membre de la communauté pour assumer son lien individuel avec la collectivité et avec Dieu. N'est-ce pas d'ailleurs ce qui apparaît de la définition classique de cette identité : "Est juif celui dont la mère est juive (ou converti légitimement au judaïsme)" ? Aucun préalable religieux ni aucune proclamation de foi ne sont ici exigés. Ce qui fait que toute conversion au judaïsme s'entend d'abord comme une naturalisation, qui implique bien sûr des devoirs religieux.

Le plaidoyer de Moïse

Moïse intégra parfaitement la leçon de Pessah puisqu'elle lui servit de tremplin pour défendre le peuple hébreu en danger de disparition après la faute du veau d'or (chapitre 32 de l'Exode). A propos de la proclamation divine : "Maintenant, laisse-moi faire : Je vais exprimer ma colère contre eux, Je les exterminerai, et je ferai de toi une grande nation ", le Talmud (Bérakhot 32a) propose cette lecture. "Rabbi Abahou enseigne : N'était le verset de la Torah nous ne pourrions dire ce qui est écrit ; cela t'apprend que Moïse saisit le Saint béni soit-Il, par son habit et déclara: Je ne te laisserai que lorsque tu auras eu pitié et que tu leur pardonnes. "Je ferai de toi un grand peuple". Rabbi Eléazar enseigne : "Moïse dit au Saint béni soit-Il : Si déjà une chaise de trois pieds ne peut tenir devant toi au moment de ta colère, une chaise d'un pied à plus forte raison !"

Moïse refuse que Dieu fasse de l'élection israélite une sélection élitiste. Même Abraham plaidant pour les habitants de Sodome n'alla pas si loin, puisqu'il espérait s'appuyer sur les justes pour sauver les méchants. Pour Moïse, le peuple sorti d'Egypte est le peuple d'Israël, la grande multitude non-hébraïque incluse, et il ne lâchera le " manteau divin " que lorsque Dieu aura fléchi. Pessah nous situe bien dans cette vision globale où tous les membres de la collectivité sont des acteurs indispensables.

La chaise à trois pieds, mentionnée dans le Midrash, présente une allusion aux trois patriarches, et la chaise sur un pied à Moïse. Ce dernier refuse d'être un nouveau commencement de l'identité d'Israël, à l'instar de Noé qui fut le nouvel Adam après le déluge. D'ailleurs le prophète se reconnaît partie intégrante du peuple descendant des patriarches : "Si tu pardonnes, ce sera une bonne chose, sinon efface-moi du livre que tu as écrit."

Pour une unité communautaire

Cette notion d'unité liée à la fête pascale se retrouve dans d'autres aspects rituels. Il suffit de se référer à un passage connu de la haggada, les questions des quatre fils. Ces enfants sont présentés comme le sage, le rebelle, le simple et celui ne sachant pas poser de question. N'est-ce pas là la description d'un microcosme communautaire ? Nous avons le dévot, celui qui prend ses distances par rapport aux rites, celui qui se dit traditionaliste, et enfin celui qui par manque d'éducation n'a jamais entendu parler de judaïsme et ne peut donc questionner. Il nous faut souligner que le rebelle est mentionné à côté du sage, peut-être pour nous donner à penser la responsabilité de certains religieux, qui par excès d'intransigeance ou de rigorisme, produisent des allergies à la religion. Si le judaïsme prône si souvent le principe de co-responsabilité c'est afin de ne pas tomber dans un manichéisme simpliste : les bons d'un côté et les méchants de l'autre.

Nous prendrons un dernier exemple tiré d'un enseignement du Maharal de Prague (1526 - 1609) sur le traité Zvahim (Sacrifices). A propos du sacrifice pascal nous lisons : " Ilsera mangé la nuit jusqu'à minuit, il sera mangé après inscription (une personne ne pouvait pas venir à l'improviste), il sera mangé uniquement grillé". Pour le maître de Prague, ces impératifs religieux renvoient au principe unitaire. Le minuit réel (milieu de la nuit) relie un jour à son lendemain, l'inscription au repas unit les individus à la même table, le grillage de la viande, contrairement à la cuisson dans l'eau, maintient l'unité de la chair, et non son éparpillement.

Le premier mois de l'année

Dans son commentaire inaugural sur la Genèse, Rachi (1040- 1105) s'interroge sur la raison pour laquelle la Torah commence par la Création et non par "ce mois sera pour vous" (Exode XII,2) qui est le premier commandement donné à tout Israël, et de répondre : afin de rappeler que Dieu est le Créateur du monde et qu'il offre la terre d'Israël à qui est droit à Ses yeux." N'était donc la contestation du droit d'Israël, la Torah aurait commencé au douzième chapitre du livre de l'Exode. Or ce chapitre donne les premières mitsvot : l'établissement d'un calendrier lunaire - solaire, la préparation de l'agneau pascal et de la matsa. En célébrant la fête de Pessah, le peuple juif prend en quelque sorte le relais du Créateur. Ce n'est plus Dieu qui impose les règles du temps, (le jour, la nuit), mais l'homme qui établit les rendez-vous avec ce Dieu. Si, d'autre part, Dieu offre la nourriture à l'état brut (Dieu a créé un jardin et non un self-service, et ce n'était pas des plateaux-repas, mais la manne qui tombait du ciel), à l'homme de prendre les éléments de la nature pour en faire les ingrédients de sa propre culture. Au commencement du monde imposé par l'Eternel, répond le recommencement du monde inauguré par Israël. Unité et responsabilité telles sont les conditions nécessaires à notre propre libération.

 
  * En exclusivité pour nos internautes : Extrait du numéro 278 - Avril 2008  
     
 
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