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mars 2008 |
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7
adar II 5768 |
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Un enseignement
par
Léon Askénazi
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La
déviation idolâtre
C’est
au texte de la lecture prophétique (la haftara de la
semaine) que le rabbin Léon Askénazi s’intéresse
dans son ouvrage Leçons sur la Torah. Il écrit
à ce propos : « Pour la première paracha
du Lévitique (Vayikra) , la tradition a choisi comme
lecture complémentaire tirée des Prophètes,
une des plus importantes exhortations du prophète Isaïe,
traitant de la vanité des cultes idolâtres. Le
thème de cette prophétie peut être résumé
ainsi : Israël, peuple voué à la sainteté,
doit se garder de façon particulière de tout risque
de déviation idolâtre des comportements religieux
propres à tout homme. La déviation idolâtre
consiste à faire porter sur quelque valeur que ce soit
du monde créé la ferveur qui ne doit s’adresser
qu’au seul Créateur.
« Pour nous, aujourd’hui, une telle exhortation
pourrait sembler relever d’une évidence immédiate.
Rappeler de tels principes apparaît comme inutile et caduc.
Ce serait cependant oublier que pour la civilisation contemporaine,
l’idéal prend bien souvent la place de l’idole.
Aussi le caractère absolu, exclusif du premier verset
de notre haftara garde toute son actualité : Ce peuple
que j’ai formé pour Moi proclamera Ma louange »

Retrouvez
la paracha de la semaine en français
et en hébreu sur Sefarim.fr
à l'adresse suivante:
Pentateuque
Lévitique ch. 1, v. 1, (Vayikra)
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La vie de L'ACIP
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Le président de l’Etat d’Israël
se rend à la grande synagogue de la victoire pour assister
à la cérémonie à la mémoire
des victimes de l’attentat contre la Yeshiva Merkaz Harav
de Jérusalem
''Il
nous faut renforcer l'amour et l'unité d'Israël.
Aucun autre Etat comme le nôtre n'a été
attaqué sept fois en 60 ans.
Nous n'avons perdu aucune guerre''
Shimon Pérès
Tout
juste arrivé sur le sol français pour sa visite
d’Etat, et après une première entrevue avec
le Président de la République Nicolas Sarkozy,
le Président de l’Etat d’Israël Shimon
Pérès s’est rendu lundi 10 mars à
la grande synagogue de la Victoire où avait lieu une
cérémonie à la mémoire des huit
victimes innocentes assassinées lors de l’attentat
à la Yeshiva Merkaz Harav de Jérusalem.
Dans une synagogue comble, la cérémonie, organisée
par le Consistoire de Paris en urgence, s’est déroulée
en présence notamment du grand rabbin de France, du grand
rabbin de Paris, du Président du Consistoire central,
du Président du Consistoire de Paris, du Président
du CRIF, du Président du FSJU, de l’ambassadeur
d’Israël en France, de nombreux élus, rabbins
et dirigeants communautaires.
Le
Président du Consistoire de Paris Joël Mergui a
rappelé qu’ « Ici, à la Grande Synagogue
de la Victoire, dans ce lieu symbole de l’unité
de toutes les communautés juives de France, nous avons
pris l’habitude de nous réunir aussi bien pour
les moments de joie que pour les moments de tristesse. ».
« Par cet acte lâche, ignoble et barbare, ils ont
voulu tuer notre jeunesse, ils ont voulu tuer Jérusalem,
ils ont voulu tuer ce symbole fort du sionisme religieux autour
duquel s’est construit Israël, foyer du Peuple juif,
autour duquel vit et vibre les juifs du monde entier, autour
duquel nous prodiguons, ici au sein de nos communautés
juive de Paris et de France, l’enseignement juif et sioniste
à nos enfants. ». Et en s’adressant directement
au Président Pérès, d’ajouter «
Quelques jours après ce drame, et plus que jamais, vous
pouvez nous savoir à vos côtés. (…)
Quelques jours avant Pourim, symbole de cette volonté
de nos ennemis de toujours de nous détruire, mais aussi
de la capacité du Peuple juif de résister et de
continuer à espérer, vous pouvez nous savoir à
vos cotés pour continuer de défendre avec fierté
les valeurs du judaïsme et du sionisme, pour continuer
de lutter pour la paix, pour continuer de construire ensemble
ce pays unique qui nous lie à tout jamais, Israël
et sa capitale éternelle et indivisible, Jérusalem.
».
Ce
fut alors au tour du grand rabbin de France Joseph Sitruk et
du Grand rabbin de Paris David Messas de rappeler avec ferveur
le martyr des huit enfants tués dans la Yeshiva au moment
même où ils étudiaient nos textes et récitaient
nos prières.
Le Président de l’Etat d’Israël Shimon
Pérès est alors monté à la tribune
et, face à une assistance de près de 1 500 personnes
émues et touchées par les prières récitées
tout au long de la cérémonie, a tout d’abord
rappelé les liens étroits qui unissent Israël
et la France, qualifiée « d’amie indéfectible
dans les moments difficiles traversés par notre pays
». Après avoir insisté sur le destin souvent
tragique du Peuple juif dans son Histoire, Shimon Pérès
a martelé avec force que « dans les larmes et dans
le sang, nous n’avons pas le choix, nous devons vaincre
! ». Et le Président de l’Etat d’Israël
a conclu en rendant hommage à la Communauté juive
de France, « unie et chaleureuse à nos cotés
» avant de rendre un dernier hommage aux jeunes garçons
tués dans cette tragédie.
Visiblement
ému par le Kaddish récité par toute l’assistance
debout et par le climat de ferveur émanent de toute la
cérémonie, le Président Pérès
a reçu de la part du Président du Consistoire
Central Jean Kahn la médaille d’honneur du Consistoire
de France, avant de se retirer pour rejoindre le dîner
d’Etat donné en son honneur à l’Elysée.
Dans
une atmosphère mêlée de dignité et
d’émotion, des dernières prières
ont ponctué la cérémonie dans le recueillement
et le silence.
Photos
© Alain Azria
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Souvenirs,
souvenirs... Mahané Tikvaténou de février
2008 en présence du Président de l'ACIP.

Comment
oublier ces journées qui rendaient chaque jour tous les
enfants heureux, des plus petits aux plus grands. Comment oublier
ces superbes activités comme la patinoire, le parc du
Futuroscope, le bowling. Comment oublier cette grande journée
du mercredi, ou nous avons pu profiter de magnifiques structures
gonflables louées spécialement pour le mahané
(colonie).
Cette année, le thème du mahané était
« Pourim » toutes les activités étaient
tournées autour de ce thème. Tous les matins il
y avait la téphila organisée par niveau; comme
pour chaque mahané, c’était pour toute l’équipe
un grand bonheur de voir lundi et jeudi tous ces jeunes autour
du Sefer Torah. Après le petit déjeuner, on repartait
par groupe pour une activité ou un chiour préparé
par les madrihim (animateurs) de chaque chévét
(groupe). On a eu la chance de voyager chaque midi autour d’un
pays afin de déguster les repas à thèmes
(israélien, italien, chinois) de notre cher et bien aimé
cuisinier Max. Après le Birkat Hamazone que nous chantions
tous ensemble, la direction nous annonçait la suite du
programme de la journée et répartissait les différents
chévatim (groupes) pour les sorties de l’après
midi. Et enfin, comme chaque soir vers 20h00, on se redirigeait
vers le hadar hahohel pour le repas agrémenté
de Dvar Torah suivi d’une super veillée a thème.
Comment
oublier aussi le magnifique chabbat que nous avons passés
ou nous avons eu la chance d’avoir parmi nous le président
du Consistoire de Paris Mr Joël Mergui qui a su apporter
ses encouragements à notre équipe de madrihim
ainsi que sa joie de vivre à tout notre mahané.
Après l’office du vendredi soir, nous avons la
coutume de nous rassembler (mifkad) et de chanter l’Hatikva
suivi de l’hymne de Tikvatenou, ces chants remplis d’espoir,
pour ensuite commencer le repas de chabbat agrémenté
de chants mélodieux de chabbat en terminant par des Divré
Torah.
On
ne pourrais pas terminer ces petits souvenirs, sans évoquer
la participation du groupe Vendée-Torah animé
entre autre par le rav Nissim Sultan. Vendée-Torah qui
est naturellement la suite de Paris-Torah et de Ski-Torah a
été magnifiquement organisé encore une
fois par la direction de tikvatenou. Plus de 20 jeunes y ont
participé. Comme pour les autres séjours, les
jeunes ont pu profiter d’étudier la Torah le matin
ainsi que le soir et les après-midi étaient consacrés
aux sorties (karting, bowling…)

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Mercredi
19 mars : Newsletter Spécial Pourim
2008
Retrouver toutes les festivités de
Pourim dans nos Communautés ! |
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Nouvelles d'Israël
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Shalom Côte d'Ivoire |
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Louoba
Jonas NAKY est un personnage surprenant. Cet Ivoirien, facturier
à la SODECI (Société de Distribution d'Eau
de Côte d'Ivoire), a effectué un stage au Centre
de Coopération Internationale d'Israël en 2005,
dans le domaine de l'entreprenariat agricole. Car il est membre
d'une ONG ivoirienne qui a pour objectif la production et la
vente de manioc.
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Outre
qu'il est aussi membre de l'association Shalom Côte d'Ivoire,
qui réunit tous les anciens stagiaires Mashav depuis 1996,
il vient de créer dans son pays une association nommée
« J'aime Israël » de promotion des relations
judéo-chrétiennes et israélo-ivoiriennes. |
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4 universités israéliennes dans le Top 100 |
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4
universités israéliennes arrivent dans les Top
100 des meilleures universités au monde selon les classements
du Academic Ranking of World Universities 2007 (ARWU) de l'université
de Shangaï.
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Sur
les 23 pays cités, Les Etats-Unis arrivent largement en
tête position pour le nombre de fois (308) où ses
universités ont été classées dans
le Top 100. Suit le Royaume-Uni, le Canada, le Japon, les Pays-Bas,
l'Australie, la Suisse, puis, en 9ème position, Israël,
à égalité avec la Chine.
(source:
Ambassade d'Israel) |
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Les Bédouins ont leur mosquée solaire ! |
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Si
Israël n'a pas les ressources énergétiques
de ses voisins, il partage au moins le soleil. 300 jours de soleil
par an font d'Israël, qui fait de la recherche en ce sens
depuis les années 1950, un pionnier en matière d'énergie
solaire.
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Aujourd'hui,
c'est la mosquée du village bédouin de Drejat,
900 habitants, qui est équipée d'un générateur
solaire d'énergie. Tout comme l'école et quelques
maisons de ce village du Néguev. Sans doute la première
mosquée à énergie solaire !
(source:
Los Angeles Times)
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Lu dans la Presse
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Sarkozy
et Israël |
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Le
journal Le Monde consacre son éditorial du mercredi 12
mars à la visite de M.Shimon Pérès en France.
Le journal vespéral écrit notamment : «
Sur le fond la politique de la France au Proche Orient n’a
pas fondamentalement changé depuis l’élection
de M.Sarkozy. On pourrait même soutenir qu’en dix
mois le président de la République a mené
une politique arabe très active, visitant nombre de pays,
du Maghreb au Golfe persique, leur promettant l’aide française
pour construire une industrie nucléaire civile et annonçant
la création d’une base militaire permanente à
Abu Dhabi. Il est vrai que la conception du danger iranien,
commune à la France et à Israël, n’est
pas étrangère à cet activisme. Les dirigeants
israéliens savent gré à la France de sa
fermeté sur ce dossier ».
Le Monde conclut ainsi son éditorial : »Mais ce
qui a surtout changé entre Paris et Jérusalem
c’est le climat. Et comme l’a dit l’ambassadeur
israélien en France, dans une atmosphère d’ouverture,
même les désaccords sont plus faciles »
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Les
appels au boycottage au Salon du livre |
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L’écrivain
Olivier Rolin et l’éditeur Olivier Rubinstein commentent
dans les colonnes du journal Le Monde l’appel au boycott
lancé par des éditeurs arabes contre le Salon
du livre dont l’invité officiel est Israël.
Ils écrivent entre autres : « L’appel au
boycottage de cette manifestation culturelle par la plupart
des pays arabes est certes regrettable mais tout à fait
attendu, Israël y est rompu depuis belle lurette, quel
que soit le contexte politique du moment. Le boycottage, au-delà
des faux semblants, est un appel à la négation
pure et simple d’une identité, d’un Etat
dont l’existence ne cesse d’être remise en
cause. Ce qui surprend en revanche c’est le silence assourdissant
de l’ensemble de la communauté des écrivains
et éditeurs français qui participe de fait au
Salon du livre. Pas un mot, pas une ligne pour souligner que
cette manifestation offre justement la possibilité de
se parler par-delà les pesanteurs diplomatiques habituelles.
Pas un mot, pas une ligne pour dire la formidable opportunité
que nous donne cette manifestation pour découvrir, échanger,
polémiquer, voire comprendre. Pas un mot, pas une ligne
pour rappeler que ce ne sont pas des représentants officiels
d’un Etat qui sont invités, mais des écrivains
».
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Une
horreur qui révolte |
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L’attentat
contre l’école talmudique de Jérusalem et
qui a fait de nombreux morts a inspiré à Gilles
Bernheim, grand rabbin de la synagogue La Victoire à
Paris une réaction qu’il a confiée au Figaro
du 8 mars .Le grand rabbin y écrit notamment : «
Résistants, ceux qui, trop lâches pour viser l’armée
ou les centres de commandement, s’attaquent à des
adolescents occupés à étudier et désarmés
? La Résistance que la France célèbre et
commémore qurait-elle jamais imaginé un tel crime
? Jamais, car elle se serait ainsi déshonorée
à ses propres yeux…
« Oui, Israël attaqué depuis sa naissance
se défend contre la plus complexe des guerres, la guerre
de guérilla, dans sa forme la plus dévoyée,
celle qui brouille les frontières entre civils et combattants,
pour mieux s’abriter derrière les civils. Les lois
de la guerre interdisent et sanctionnent expressément
toute attaque contre des civils ; tous les textes du droit international
le font également. Et l’ONU hier soir s’est,
une fois encore, discréditée ».
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Lu dans Info J
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Pourim
- Le paradoxe triomphant
Par Jacques ASSERAF
Singulier
Pourim qui occupe une place atypique dans le répertoire
rituel de la tradition juive. Jeûne et prière d'un
jour, ripailles et liesse du lendemain; pieuse lecture d'un texte
imposé par nos Sages, récit d'une histoire dramatique
avec ses passions et ses intrigues éminemment humaines.
Insomnie d'un roi, Assuérus, se souvenant avec reconnaissance
de Mordékhaï qui l'informe d'un complot le visant;
dilemme d'une reine juive - Esther - risquant sa vie pour la sauvegarde
de son peuple menacé; cynisme criminel d'un vizir - Aman
- au service d'une ambition dévorante; tels sont les personnages
d'une tragédie haute en couleur dont, bien plus tard, des
auteurs dramatiques se sont emparés pour y puiser la trame
d'une œuvre.
Historicité
mal établie d'une intrigue de cour qui met en jeu l'existence
d'un peuple exilé en Perse,confusion troublante entre les
noms d'Esther et Mordékhaï avec d'Istar et Marduch,
divinités babyloniennes en vogue, cette tragédie
recevra, quand même, l'onction de nos maîtres pour
être canonisée. Nous les suivons, malgré tout,
quand ils revisiteront cette histoire à l'aune de leur
foi inégalée et nous restons confiants dans leur
sagesse éprouvée quand, malgré les paradoxes,
ils frapperont ce récit du sceau de la sainteté
Hormis la présence en filigrane du Dieu d'Israël qui,
en écho aux prières et aux supplications de son
peuple en détresse, intervient pour le soustraire à
un génocide programmé, la Méguila recèle
d'authentiques accents messianiques. Scruté avec attention,
ce récit nous invite à y découvrir les signes
avant-coureurs d'une ère messianique. Perspective d'un
monde meilleur à venir régi par la paix et la fraternité
des peuples qui constitue la pierre angulaire et l'horizon de
la pensée juive.
Quand
Esther, l'intruse, l'étrangère intronisée
" trouve grâce aux yeux de tous ceux qui la voient",
le commentaire évoque le prélude à des temps
nouveaux dans l'histoire de l'humanité. Celui où
l'autre, le différent, le venu d'ailleurs ne sera plus
discriminé et sera désormais regardé avec
des yeux tolérants et bienveillants. Lorsque Mordékhaï,
son oncle, vigile polyglotte de l'existence juive, déjoue
un complot ourdi contre le roi par sa garde rapprochée,
les exégètes décèleront dans cette
capacité de comprendre et d'informer la préface
d'un monde à venir, espace de communication et d'échanges
dans un universalisme pacifié. Et, dès lors qu'Aman
lui-même -incarnation du Mal - dans un élan inhabituel
d'introspection " s'adresse à son cœur ",
certains y perçoivent une faille d'humanité, une
brèche dans l'intimité d'une conscience aveuglée,
prémisse d'une rédemption éventuelle qui
habitera, un jour, même les moins disposés, parfois
à leur corps défendant.Mais ce sera la conclusion,
dans son heureux dénouement, qui emportera la décision
définitive de nos Sages. Ils liront dans la phrase du texte
"Les juifs reconnurent et acceptèrent" une adhésion
renouvelée à leur alliance avec le Ciel. En écho
à celle du Sinaï, quelque peu contrainte ; une démarche
libre et volontaire, souveraine et responsable vis-à-vis
de la Loi. Modernité d'une histoire qui nous invite, à
notre tour, à reconnaître, par-delà l'écume
des jours, l'essence d'une existence, le sens d'une vie. Malgré
le paradoxe, ici mis en exergue et, somme toute, familier à
la pensée juive qui déambule déjà
entre Ciel et Terre, Transcendance et Immanence, Révélation
et Raison, Individu et collectivité. Elle nous incite,
lors des interrogations existentielles, à une insurrection
contre l'hégémonie sans partage du tout-rationnel
qui, tout de même, montre ses limites dans la quête
du sens. |
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Nouvelles des communautés juives
dans le monde
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Les
archéologues de l'Université de Vienne ont
déterré une amulette du troisième
siècle gravée, portant la prière
du chema.
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Un
des rares juifs norvégiens à avoir survécu
à Auschwitz a reçu une sépulture nationale
récemment. |
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La
certification casher "Made in China" devient un
must.
Avec le marché de la nourriture cacher en plein essor,
les rabbins qui voyagent à travers la Chine pour
visiter des usines et certifier des aliments casher ont
beaucoup de travail pour pouvoir rester à la hauteur
de la tache sans cesse croissante. |
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Culture
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Salon
du Livre du 14 au 19 mars 2008
Paris
- Porte de Versailles
Israël
invité d'honneur |
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Israël
est l'invité d'honneur du 28ème Salon du Livre de
Paris, créé et organisé par le Syndicat Nationale
de l'Edition.
« Notre position est simple : en acceptant la proposition
de la Fédération des éditeurs israéliens
et en décidant de mettre à l'honneur les auteurs
israéliens (écrivant en langue hébraïque),
nous avons fait un choix littéraire, en aucun cas un choix
politique. » Christine de Mazières, Secrétaire
générale du SNE
C'est
la rencontre d'une littérature qui puise ses racines dans
un passé trois fois millénaire, tout en étant
solidement ancrée dans un présent mouvementé
qu'elle interroge et analyse d'une manière sincère
et ouverte. Une littérature vibrante et dynamique à
l'image même de cette société multiculturelle
et pluriethnique dont elle est issue. Une Ancienne-nouvelle littérature,
« altneu-littérature » pour paraphraser l'Altneuland
de Theodor Herzl.
A travers les auteurs invités, c'est la société
israélienne dans sa diversité, sa complexité,
son dynamisme, ses réussites, ses doutes et ses espoirs
qui sera représentée. Une société
moderne à découvrir et explorer en dehors de tous
clichés.
Qui
invite ? Et comment ?
C'est la France : le Centre National du Livre (CNL) en France,
avec le ministère de la Culture et de la Communication
et le ministère des Affaires étrangères,
ont défini des critères de sélection : les
auteurs invités devaient être des romanciers, des
poètes, des auteurs de BD et de littérature jeunesse.
Ils devaient également écrire en hébreu et
vivre en Israël. Puis le CNL s'est tourné vers les
éditeurs qui ont proposé des auteurs correspondant
à ces critères. Certains éditeurs ont d'ailleurs,
à cette occasion, fait traduire et publier des livres pour
la première fois.
(source: Ambassade d'Israel)
À
noter également une immense librairie spécialisée,
tenue par Gibert Joseph, qui présentera un éventail
très large des livres en français et en hébreu.
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