LA LETTRE DU CONSISTOIRE

 

 
30 mars 2007
n°21
11 nissan 5767
 

SOMMAIRE

Notre liberté par Joël Mergui
Un enseignement par Léon Askénazi

Pessah 5767
La vie de l’ACIP
Nouvelles d'Israël
Lu dans la Presse
Nouvelles des communautés juives
dans le monde
Culture

   





 
:: Notre liberté
 

Au moment vous lisez ces lignes, nous sommes les uns et les autres en train de nous préparer à célébrer l’une des fêtes les plus importantes et les plus significatives du calendrier hébraïque : Pessah (la Pâque juive). Elle nous a accompagnés durant toutes nos aventures historiques et à travers toutes nos diasporas. Elle a de tout temps symbolisé – et avec quelle force ? - notre volonté de nous rappeler ce qu’a été notre passé en Egypte et notre espérance de vivre dans la dignité et la liberté. Elle a constitué la fête de notre renaissance, une époque fondatrice où nous parvenions enfin à la libération et où nous nous affirmions comme peuple et comme une nation naissante.

On sait qu’à l’image des deux autres fêtes de pèlerinage – Souccot et Chavouot – Pessah repose sur des fondements historiques et agraires : d’un point de vue historique, nous commémorons l’Exode de nos ancêtres et la fin de l’esclavage égyptien ; d’un autre côté, nous célébrons le printemps, fête de la moisson de l’orge. Raison pour laquelle Pessah a dans le récit biblique une double dénomination : Zmane Hérouténou et Hag Ha-aviv.
 


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Pessah a toujours constitué, dans la vie juive, l’occasion de retrouvailles familiales : c’est en famille qu’on célèbre la fête et c’est en famille que l’on donne, dans la joie, lecture du récit de la Hagada. ...

Pessah a toujours constitué, dans la vie juive, l’occasion de retrouvailles familiales : c’est en famille qu’on célèbre la fête et c’est en famille que l’on donne, dans la joie, lecture du récit de la Hagada. C’est ensemble que nous réfléchissons à cette occasion à ce qu’a été notre passé et à ce que peuvent être les promesses (ou, qu’à Dieu ne plaise, les menaces) de notre avenir. Et il n’est pas sans importance que, dès le début de ce récit que constitue la Hagada, ce soit le benjamin de la famille qui prenne solennellement la parole. C’est à lui que revient le rôle de poser les questions que nous nous posons depuis l’aube de notre histoire. Ma nichtana ? En quoi sommes-nous différents ? Pourquoi avons-nous une histoire particulière ? Bref, quel est le secret de notre permanence ?
Le soir de Pessah, outre que nous sommes fidèles dans le rappel de nos épreuves passées, nous avons l’occasion de transmettre aux jeunes générations la mission qui consiste à continuer à s’interroger en interrogeant le monde et les autres.
Je souhaite à tous nos lecteurs et aux Juifs de Paris et d’Ile de France, une très joyeuse fête de Pessah.
Pessah saméah vé cacher.

 
:: Un enseignement
par
Léon Askénazi

Le sacrifice expiation

Dans ses « Leçons sur la Torah » qui vient de paraître aux éditions Albin Michel, le regretté Léon Askénazi commente la haftara (le texte prophétique) dont il est donné lecture ce chabbat. Voici ce qu’il écrit à ce propos : « C’est intentionnellement que la Tradition a choisi comme haftara de notre paracha, un chapitre de Jérémie, très controversé ; au sujet des sacrifices : Joignez vos holocaustes à vos autres sacrifices et mangez-en la chair. Je n’ai rien dit, rien ordonné à vos pères - à l’époque où je les fis sortir du pays d’Egypte - en fait d’holocauste ni de sacrifice. Mais voici la Loi que je leur ai prescrite. J’ai dit : Ecoutez ma voix et je serai votre Dieu, et vous serez mon Peuple.
Or Jérémie qui était lui-même Cohen n’a jamais nié les prescriptions de la Torah concernant les sacrifices. Voici ce qu’il a enseigné : « Je ne vous ai jamais demandé de faire des fautes pour avoir à faire des sacrifices. Mais je vous ai demandé d’écouter ma voix. Cela dit, si vous avez fait des fautes, apportez des sacrifices qui les expieront »
Il faut déplorer la mauvaise querelle faite à ce sujet à l’orthodoxie juive. Elle a été, dans le passé surtout, le propre de théologiens chrétiens. De nos jours, on la trouve chez des rabbins d’obédience conservatrice ou réformée. On la trouve aussi chez des philosophes du judaïsme férus de progressisme et qui vont, par ignorance des textes, jusqu’à l’imputer à Maïmonide ».

 
 
 
 
 
 
 
:: La vie de L'ACIP
 
 
 

 

 
 

Péguy LEVY promue Officier de l’Ordre National du Mérite

Au nom de son Président, de ses administrateurs et de ses permanents, le Consistoire de Paris Ile de France adresse toutes ses félicitations pour la récente décoration de Madame Péguy Levy, Secrétaire Générale Adjointe, au titre d’Officier de l’Ordre National du Mérite.

La cérémonie s’est déroulée mercredi 21 mars 2007 dans les salons d’honneur de la mairie du 16ème arrondissement de Paris, en la présence de très nombreuses personnalités, élus, Rabbins, Présidents de communautés, administrateurs et permanents du Consistoire de Paris.

Dans son allocution, le Président du Consistoire de Paris Joël Mergui a tenu à rendre hommage à celle qui depuis de nombreuses années oeuvre pour le bon fonctionnement, le dynamisme et la représentativité de l’ACIP, en déclarant notamment que «Péguy Levy représente l’un des symboles les plus forts de la continuité du Consistoire et de l’engagement de ceux qui le font vivre au quotidien». Et de poursuivre, «elle symbolise à la fois la mémoire du passé, l’action au présent et les projets d’avenir du Consistoire de Paris ; une caractéristique qui en font un acteur incontournable et essentiel de la vie de l’ACIP».

Après un hommage également appuyé de Gilles Taïeb, Vice-président de l’ACIP, le Maire du 16ème arrondissement, Monsieur Taittinger, a procédé à la cérémonie à proprement parlé de remise de la décoration, non sans avoir à son tour rappelé les mérites de celle qui n’a jamais lésiné sur les efforts au service de la communauté juive de Paris et qui au-delà de sa tâche «est devenue une amie proche».

Au cours d’une intervention chargée d’émotion et de joie, Péguy Levy a alors rappelé son parcours, depuis sa naissance en Tunisie jusqu’à son activité actuelle au Consistoire, en passant par un hommage aux différents Présidents de l’ACIP qui se sont succédés depuis son arrivée rue Saint-Georges, et pour lesquels elle a toujours ressenti un «immense respect et une profonde reconnaissance pour leur apport respectif et leur abnégation au service de la Communauté juive». Après avoir sincèrement remercié tous ceux, venus nombreux, et en particulier ses collègues de l’ACIP, Péguy Levy a conclu par un rappel à la Mémoire de ses parents qui «quelque part dans le ciel doivent ce soir être fiers de leur fille», la cérémonie s’est achevée par un cocktail qui, dans une ambiance chaleureuse et conviviale, était l’occasion pour tous de se retrouver et de féliciter l’heureuse promue.

 
 

Finale nationale du concours biblique en partenariat avec le Consistoire de Paris

Une ambiance studieuse entrecoupée d’intermèdes musicaux a accompagné les douze finalistes qui ont dû répondre à six questions portant surtout sur l’histoire de Jérusalem.
Les trois meilleurs participeront à la finale internationale qui aura lieu en Israël, le jour de l’indépendance.

Créé en 1963 dans le but de stimuler l’étude du Livre des Livres et d’unifier le peuple juif autour de la Bible, ouvrage qui, au fil des millénaires, a assuré sa pérennité, le concours biblique a lieu chaque année dans quarante pays. En France, c’est l’Agence juive qui l’organise, en partenariat avec le Consistoire de Paris.

« Les trente-huit candidats français âgés de 14 à 18 ans qui y ont participé cette année étaient principalement présentés par les écoles juives de Paris et de Marseille. Les douze meilleurs ont été sélectionnés pour la finale, après deux séries d’épreuves », précise le rabbin Nissim Sultan, membre du jury.
Les six questions posées portaient sur les cinq livres de la Bible, mais surtout sur l’histoire de Jérusalem.
En effet, l’année 2007 marque le 40ème anniversaire de la réunification de cette ville, symbole d’unité du peuple juif. Les questions, de difficulté différente, n’étaient pas notées selon le même barème, celles concernant Jérusalem permettaient d’obtenir le plus de points. Notamment la dernière, jugée la plus difficile par le jury, concernait les multiples noms portés par la Ville sainte. Il fallait en citer le plus possible... Chaque bonne réponse était créditée d’un point. Par ailleurs, certaines questions étaient en fait des questions multiples, comme celle concernant la construction du Temple. Pour avoir le maximum de points, il fallait indiquer le nombre d’années écoulées entre la sortie d’Egypte et la construction du Temple, connaître en quelle année les premières fondations avaient été posées et savoir quand l’édifice avait été achevé. Il fallait aussi préciser depuis combien de temps régnait Salomon lorsqu’ont eu lieu ces deux derniers événements. Autre question sur le règne d’un autre roi, David cette fois. « Quelle est la population particulière qui a été chassée de Jérusalem lors de la conquête de cette ville ? », demanda Itshak Penya, coordinateur du concours. Vous donnez votre langue au chat ? Ce sont les aveugles et les boiteux ! Encore fallait-il l’avoir appris pour pouvoir s’en souvenir !
C’est Nissim Naccache, 17 ans, élève de la Yéshiva de Brunoy, qui est sorti vainqueur de cette difficile épreuve, avec un total de 23 points. Les deux autres candidats qui participeront à la finale mondiale qui se déroulera en Israël le jour de la fête de l’Indépendance sont Pinhas Fedidat et Kevin Ditchi, tous deux élèves de l’école Lucien de Hirsch. « Ces trois lycéens pourront voir de leurs propres yeux les lieux mentionnés par la Bible et suivre pas à pas les traces laissées par l’Histoire, ce qui les marquera pour leur vie entière », a conclu David Roche, directeur de l’Agence juive.
L’année prochaine, c’est en Israël que se retrouveront les finalistes du concours biblique national pour célébrer à la fois les soixante ans de l’Etat d’Israël et le bicentenaire du Consistoire.

© Actualité Juive

 
 

Hidone de Pourim

 

Le dimanche 11 mars 2007 à la synagogue de la Victoire s’est déroulé le « Hidone de Pourim », 300 élèves, lauréats de leur Talmud Torah, sont venus avec famille et amis, 600 au total, afin de concourir ensemble sur 3 niveaux.

Cette belle matinée fut ponctuée d’un petit déjeuner et de quelques interventions telle que celles du Grand Rabbin de Paris David MESSAS, du Président du consistoire de Paris Joël MERGUI ainsi que du directeur des Services Educatifs Meïr MOATY.

Chaque enfant est reparti avec un cadeau de participation et un beau souvenir.

Ils retenteront leur chance l’année prochaine !!

Les gagnants

Niveau 1 : Mendel NICOLAS du Talmud Torah Buffault
Niveau 2 : Raphaël MORIN du Talmud Torah Levallois Perret
Niveau 3 : Dylan COHEN du Talmud Torah rue Barye

 

 

 

 
 
 
     
 
 
   

:: L'Agenda

 

Sedarim communautaires

Lundi 2 avril 2007 à 20h45 - La varenne St Hilaire

Lundi 2 avril et Mardi 3 avril 2007 - Chasseloup-Laubat

Lundi 2 avril et Mardi 3 avril 2007 à 21h15 - Neuilly sur Seine

 

Pâtisseries et Restaurants

ouverts à Hol Hamoed Pessah 2007

PATISSERIES
Paris 9e d 
LES AILES
34 Rue Richer 75009 Paris
tél : 01.47.70.62.53
ZAZOU
20 Rue du Fbg Montmartre 75009 Paris
tél : 01.47.70.81.32
Paris 17e  
CHARLES TRAITEUR
47 rue Jouffroy d’Abbans 75017 Paris
tél : 01.47.69.66.04
DADO’S CAFE
39 Rue Jouffroy d’Abbans 75017 Paris
tél : 01.47.63.06.06
L’ARBRE DE VIE
16 Bld Gouvion St Cyr 75017 Paris
tél : 01 48 70 59 77
d

 

RESTAURANTS
Paris 9e d 
DOUIEB
11 bis rue Geoffroy Marie 75009 Paris
tél : 01.47.70.86.09
d 
Paris 10e d 
ART HOTEL (Petit déjeuner)
98 rue d’Hauteville 75010 Paris
tél : 01.45.23.85.00
d 
Paris 17e d 
JEANNOT
110 bis rue Cardinet 75017 Paris
tél : 01.47.63.71.02
JARDINS DU BELVEDERE
111 avenue de villiers 75017 Paris
tél : 01.42.27.16.91
NOA
142 rue de Courcelles 75017 Paris
tél : 01.44.40.04.47
d
Banlieue d

OH DELICES
71 Avenue Paul Valéry 95200 Sarcelles
tél : 01.39.92.41.12

Z CAFE
5 Avenue Faidherbe
93310 Le Pré st Gervais
tél : 01.43.60.05.00
 
:: Nouvelles d'Israël
  Un monde sans Israël : les nouveaux manuels scolaires palestiniens
 
Les nouveaux manuels scolaires palestiniens pour les élèves de terminale rejettent l'existence d'Israël et vont dans le sens opposé à une éducation pour la paix ou la coexistence.
 

Tel est le résultat d’une étude détaillée de l’ONG Palestinian Media Watch qui a été présentée à la commission Education et Culture de la Knesset mardi dernier.
" Les enseignements rejettent le droit à Israël d’exister, présentent le conflit comme une bataille religieuse pour l'Islam, fondent la création d'Israël comme un projet impérialiste " écrit l’ONG dans son rapport de février intitulé " de la bataille nationaliste au conflit religieux : Les nouveaux manuels scolaires palestiniens de terminale présentent un monde sans Israël ".
Définissant la création d’Israël comme une " catastrophe sans précédent dans l'histoire ", " un vol commis par les troupes sionistes " ainsi que de nombreuses descriptions haineuses d’Israël " Etat impérialiste, colonial et raciste ", ces manuels ne laissent aucune chance aux élèves d’avoir une attitude positive, ou seulement neutre, envers leurs voisins. Les cartes ignorent, bien sûr, Israël, habituant les élèves à un monde sans Israël.
Les manuels ont été écrits par le " Centre palestinien pour le Développement des Programmes d'études " et présentés par l'Autorité Palestinienne fin 2006. La sénatrice américaine démocrate Hillary Clinton, qui, depuis des années, parle de l’incitation à la haine et à la violence dans les manuels palestiniens, a fait, en février dernier, une conférence de presse à propos de ces manuels et, de façon générale, de la propagande à laquelle les enfants palestiniens sont exposés. " Nous devons faire cesser cette propagande " a-t-elle dit, ajoutant : " Ce doit être une priorité pour tous ceux qui se soucient des enfants, qui se soucient de la paix, de la stabilité et de la sécurité. "


   
  3 cœurs irakiens en Israël
 
Dans le cadre de la coopération internationale, 3 nouveaux enfants irakiens sont arrivés en Israël pour y être opérés du cœur. Le projet "Save a child’s heart" a permis, depuis sa création il y a 12 ans, d’opérer plus de 1600 enfants de 26 pays différents, y compris des Palestiniens. L’association est financée par des dons privés.
 
Le directeur de l’association, Simon Fischer, a révélé que depuis la chute du régime de Saddam Hussein, il a été possible d’opérer des petits irakiens. " Fin décembre, nous étions en Jordanie avec nos médecins et nous avons construit une clinique du cœur dans laquelle 29 enfants irakiens ont subi des examens médicaux. Pour 20 d’entre eux, nous avons décidé qu’une opération était nécessaire et les enfants ont été emmenés en Israël, à l’hôpital Wolfson de Holon.
Selon Simon Fischer, "c’est une expérience sans pareil : les parents arrivent dans un pays qu’ils considèrent comme ennemi, souvent avec la peur de l’inconnu. En janvier, nous avons reçus 2 pères qui nous ont dit ne pas avoir révélé à leur enfant dans quel pays ils les emmenaient. Mais avec le temps, la confiance se crée, les parents voient ce qui est fait pour leurs enfants. "
 
  Huile d’olive israélo-palestinienne
 
Les producteurs israéliens et palestiniens d’huile d’olive ont lancé une nouvelle marque, " Olives of Peace" (Olives de la Paix). L’huile extra vierge mélange des olives israéliennes et palestiniennes et est mise en bouteille par des producteurs des deux côtés. L’idée est venue après une série de séminaires entre spécialistes israéliens, palestiniens et italiens qui débattaient des nouvelles méthodes de production d’huile d’olive de qualité.
 
La marque sera dans un premier temps commercialisée au Japon. Une organisation britannique a déjà manifesté son intérêt pour plusieurs milliers de bouteilles, et les négociations sont en cours avec le marché américain. Ce projet a été concrétisé par Crossroads, une nouvelle organisation dont le but est de soutenir la coopération économique au Moyen-Orient.
   
  Vers le jumelage de Saint Jean d’Acre avec le Conseil Général du 93
 
Le travail mené entre le Conseil général de la Seine-Saint-Denis (93) et les autorités locales de Saint Jean d’Acre, en vue de sceller les bases d’un futur protocole de coopération décentralisée, s’est concrétisé le lundi 19 mars dernier avec la
 
signature de la lettre d’engagement par M. Hervé Bramy, Président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis et M. Shimon Lankri, maire de Saint Jean d’Acre. Ce partenariat qualifié de durable et mutuellement avantageux s’articulera autour de la culture de la paix, de la préservation du patrimoine culturel et de l’action sociale.
   
   
:: Lu dans la Presse
 

Olmert et les Etats-Unis

 
Sous le titre « L’isolement d’Olmert », Le Nouvel Observateur écrit dans son édition du 22 mars : « Face à la Secrétaire d’Etat américaine Condolezza Rice qui entame ce week end sa troisième tournée au Proche Orient depuis le début de l’année, le Premier ministre Ehoud Olmert risque de se trouver dans une position difficile après sa décision de ne pas reconnaître le gouvernement d’union palestinien. Même si Washington se dit « déçu » par le programme du nouveau gouvernement, des contacts avec « certaines personnalités » de ce gouvernement ne sont pas écartés. Londres et Bruxelles se déclarent disposés à traiter avec la nouvelle équipe « sur une base sélective » et Paris évoque l’ouverture d’une « nouvelle page ». Il sera difficile, dans ces conditions, pour Olmert, de défendre la ligne dure.
   
  L’égout de l’antisémitisme
 

Philippe Val, le directeur de l’hebdomadaire Charlie Hebdo écrit dans son éditorial du 21 mars, consacré au négationnisme : « Le négationnisme n’est pas apparu comme ça, une petite génération après la fin de la guerre, dans cette librairie du Quartier latin où trotskystes et fascistes venaient se désaltérer ensemble dans l’égout de l’antisémitisme. Il n’a fait que ressurgir du fond de la tragédie nazie. Le négationnisme fait partie intégrante du crime, en temps réel. L’effacement des traces n’est que la continuation du même geste qui tue. On le trouve dans tous les génocides du XX e siècle. Hitler, par deux fois, fait allusion au génocide arménien, afin d’y adosser son action. Nom Chomsky qui a préfacé l’ouvrage de Faurisson, est également un négateur du génocide cambodgien.. Les génocides sont liés entre eux par leurs négateurs(…) Nier la réalité du génocide, ce n’est pas contester l’histoire, c’est faire un pas de plus vers l’accomplissement du crime après avoir crié mort aux juifs. C’est la seconde étape…Si exprimer sa haine des juifs est puni par la loi alors, a fortiori, le négationnisme doit l’être puisque c’est le début d’un passage à l’acte politique »

   
 

 M. Barre et la France
 

François Léotard, ancien ministre, revient sur les récentes déclarations faites par l’ancien chef du gouvernement Raymond Barre. Il écrit notamment dans une page du journal Le Monde en date du 23 mars : « La leçon de Raymond (Barre), c’est qu’il n’a rien compris au film. Il aurait pu dire qu’il s’était trompé en parlant de Français innocents de la rue Copernic (les autres, à contrario, ne l’étaient pas). Il aurait pu dire qu’on ne fait pas fonctionner la France à coups de cadavres. Il aurait pu dire que Manouchian, Grzywacz, Fingerweig, c’étaient sans doute des nomes difficiles à prononcer. Mais que ces noms-là, des terroristes, avaient honoré la France au moment où monsieur Papon la déshonorait. Il ne l’a pas dit. C’est dommage pour la France ».

   
 

 

 


:: Nouvelles des communautés juives
dans le monde
 

Le nombre d'actes antisémites au Canada est monté à son plus haut niveau depuis 25 ans, selon un nouveau rapport. Le rapport annuel du B'nai Brith Canada de 2006 sur les incidents antisémites indique que 935 incidents ont été déclarés à la Ligue de Défense des Droits de l'homme l'année dernière.

Près des deux tiers ont été classés en tant qu'harcèlement, un tiers en tant que vandalisme et environ 3 pour cent d'actes violents.
Les incidents incluent des agressions physiques, des menaces téléphoniques, l'incitation à la haine par le biais d'Internet, le vandalisme de synagogues, le négationnisme de la Shoah et l'attaque d'une école à l'aide de cocktails Molotov à Montréal. Le nombre total des incidents est environ 13 pour cent plus élevé qu'en 2005, il est le double d'il y a cinq ans et quatre fois plus important qu'il y a 10 ans.
Les incidents deviennent aussi plus des menaces personnelles, a dit Frank Dimant, vice-président exécutif du B'nai Brith Canada, qui conclut que la communauté juive du Canada, forte de plus de 375.000 membres se sent plus visée que jamais.
Les actes de harcèlement et la violence augmentent. Ils vont au-delà du vandalisme ordinaire. Cela signifie que plus d'individus se sentent personnellement menacés et que c'est une expérience éprouvante.
Les chiffres montrent que 49 affaires ont impliqué un incident sur le lieu de travail, 118 se sont passés dans des maisons privées et 54 dans des institutions scolaires à travers le Canada.
Presque la moitié des événements rapportés se sont passés à Toronto, qui est la ville du Canada ou vivent prés de la moitié des Juifs du pays. 25 pour cent vivent à Montréal. Mais il y a eu des incidents dans presque toutes les provinces canadiennes en 2006.
Dans les provinces de la côte atlantique, par exemple, des prospectus prônant la suprématie blanche ont été subrepticement placés dans une exposition du mémorial itinérant d'Anne Frank et un jeu informatique antisémite violent a été utilisé dans un lycée public. Dans le Manitoba, des graffiti néo-nazis ont été peint à la bombe sur un passage public pour piétons.
Dans une affaire mélangeant l'énervement au volant avec le racisme, un automobiliste juif à Toronto a été agressé par un chauffard qui l'a insulté lui criant qu'un Juif au nez de porc ne devrait pas avoir le droit de conduire et il a menacé de le tuer.

Un musée juif s'est ouvert à Munich. Le musée fait partie d'un complexe incluant un foyer municipal et une synagogue ouverte en novembre pour le 68ème anniversaire de la Nuit de cristal. L'exposition permanente du musée en forme de cube se concentrera sur les aspects de vie juive, particulièrement les rites religieux et les fêtes juives. Les objets actuellement exposés incluent des manuscrits de la Renaissance, un anneau nuptial datant de 1500 et un livre de prière de Souccot vieux de 550 ans.
 
 
Le président ukrainien a affirmé que ceux qui nient l'Holocauste ou la famine ukrainienne des années 1930 devrait être poursuivis.
Yuschenko a fait cette déclaration lundi 26 à Kiev à un événement commémoratif marquant le 75ème anniversaire de Holodomor, dont on connait la famine de 1932-1933 en Ukraine.
Holodomor, qui a été causé par la politique soviétique sous Staline, est largement considéré comme un acte de génocide ethnique dans lequel des millions d'Ukrainiens sont morts.
"Je demande au Verkhovna Rada (le Parlement) de l'Ukraine de voter un projet de loi sur la responsabilité criminelle des négationnistes des génocides" a dit Yuschenko, ajoutant que le projet de loi pourrait être semblable à la législation interdisant le négationnisme de la Shoah dans plusieurs pays européens.

 
 
Une organisation qui aide les gens à retrouver le judaïsme de la foi de leurs ancêtres organise un séminaire à Majorque ce week-end. Shavei Israël organise un colloque les 23 et 25 mars dans l'île méditerranéenne, qui rassemblera 80 descendants d'Espagnols qui furent obligés d'abandonner le judaïsme pendant l'Inquisition médiévale. Ces "marranes" ou "Bnai Anousim" d'Espagne et du Portugal suivront des conférences à propos "du lien entre les marranes, la Torah et le peuple d'Israël."
Ils feront une excursion à pied sur les sites juifs antiques de Palma de Majorque, la principale ville de l'île et assisteront aux exposés du centre Shavei Israël nouvellement ouvert à Palma.
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