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23
novembre 2006 |
n°12
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2
Kislev 5767 |
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Ce que je crois
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Le
défi de l’éducation
Il
est sans doute banal d’écrire que l’étude
et l’éducation ont depuis toujours constitué
des valeurs cardinales dans le paysage du judaïsme.
Sans l’une et l’autre, il n’est pas
sûr que puisse être assurée la permanence
de l’existence juive. Cela fut vrai pour l’époque
biblique où le père avait pour vocation
et pour première obligation d’instruire
son fils et notamment en matière de rituel religieux
("Tu les enseigneras à ton fils" Dt
6.7, dit-on dans le Chéma que nous lisons tous
les jours). Cela fut encore plus vrai à l’époque
de la constitution du Talmud où la Torah fut,
pour les générations d’alors et
pour celles qui ont suivi, une "patrie portative".
Et cela est encore plus vrai dans les sociétés
ouvertes qui sont aujourd’hui les nôtres
et singulièrement en diaspora.
Jamais l’avenir du judaïsme n’a dépendu
aussi fortement de l’éducation que les
uns et les autres nous donnons à nos enfants
ainsi que de la place que nous réservons dans
nos programmes à l’étude. Dans l’histoire
des hommes, les juifs ne se sont jamais distingués,
à aucune période, ni par leur nombre ni
par la force politique ou sociale qu’ils étaient
censés représenter. La seule force qu’ils
aient jamais cherché à développer
c’est celle de l’esprit, ainsi que le disent
nombre de prophètes bibliques.
Le grand théologien Abraham Heschel, l’auteur
des "Bâtisseurs du Temps", écrivait,
voici quelques décennies , ces lignes qui sonnent
avec justesse à nos oreilles aujourd’hui
encore : "Nous sommes l’unique canal de la
tradition juive, ceux qui ont à sauver le judaïsme
de l’oubli, ceux qui ont à transmettre
tout le passé à la génération
à venir. Rares furent, à travers notre
histoire, les époques où tout a dépendu
d’une génération. L’héritage
du passé ou bien nous l’enrichirons ou
bien nous l’abandonnerons".
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Nous
avons, en ce qui nous concerne, opté naturellement
pour le combat de l’enrichissement de nos traditions
religieuses et culturelles. |
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...
L’héritage du passé ou bien nous
l’enrichirons ou bien nous l’abandonnerons
...
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| Nous
le faisons avec la pleine conscience que, faute de cela,
nous lâcherons dans la nature des jeunes gens découronnés
de leur passé, ignorants de ses grandeurs et de
ses richesses, proies faciles pour toutes les assimilations
et tous les abandons.
L’éducation est au cœur de notre combat
et de nos préoccupations. Elle constitue l’alpha
et l’oméga de notre action. Nous ne cessons,
au sein de notre association en particulier, d’explorer
tous les moyens propres à la développer.
Et nous n’oublions pas ce qu’ont écrit
nos Sages à cet égard : "Si un maître
est en train d’enseigner à des enfants et
qu’on vient lui dire qu’il faut aller accueillir
l’arrivée du Messie, qu’il finisse
d’abord de prodiguer son enseignement et ensuite
seulement qu’il s’occupe d’aller saluer
le Sauveur d’Israël". |
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Un Enseignement
Les
jumeaux par Marc Breuer
Deux
nations, deux puissances, deux tendances clairement établies
naissent de l’union d’Isaac et de Rébecca.
Le premier fils, « rouge », incarnation des
forces vitales surabondantes, un homme fait qui se taillera
la part du lion en se servant de l’épée
et du poing. En face de lui, le doux, le faible Jacob
qui représente dès les premiers pas la tendance
opposée à celle de son frère, la
vie spirituelle et l’approfondissement des idées.
Tous deux sont issus de la même maison, ont été
élevés dans les mêmes conditions et,
cependant, prennent des chemins si divergents. En chacun
s’éveille très tôt une personnalité
entière, qui se précisera de plus en plus.
N’est-il pas intéressant de voir qu’ainsi
se trouve confirmé l’enseignement des savants
modernes, qui détermine dans les premiers gestes
de l’enfant, les penchants et les volontés
qui se manifesteront tout au long de sa vie ? Tout petit,
l’enfant recèle l’homme.
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L’art
de l’éducateur sera précisément
de connaître à fond la situation mentale
du bambin et, loin de vouloir lui faire violence,
il essaiera de l’utiliser pour le mieux en
vue d’en faire un membre utile à la
société. Rien ne sert de vouloir annihiler
telle attitude ou d’en imposer telle autre.Ce
n’est que par un travail d’une infinie
patience et d’une compréhension parfaite
que l’on arrivera à conduire le jeune
être, à le conseiller, à l’aider.
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...
Ce n’est que par un travail d’une
infinie patience et d’une compréhension
parfaite que l’on arrivera à conduire
le jeune être, à le conseiller, à
l’aider ...
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L’histoire
des deux jumeaux sera un exemple vivant d’une
bonne et d’une mauvaise méthode d’éducation.
La première consistera à observer l’enfant
et à le diriger dans sa voie, la deuxième
à voir dans l’enfant, non pas ce qu’il
est mais ce qu’il devrait être. La première
ne conduira à aucune déception ; la deuxième
se verra, tôt ou tard, acculée à
une entière défaite.
(Extrait
de La Thora commentée. Editions Keren HasseferVé-halimoud)
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La vie de L'ACIP
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Le
voyage en Israël de Monsieur Bertrand Delanoë
Afin de témoigner sa solidarité avec les récentes
victimes civiles de la guerre du Liban et le soutien qu’il
leur apporte , M. Bertrand Delanoë s’est rendu en Israël
du 17 au 19 novembre. Il s’était rendu, il y a quelques
semaines au Liban, où il avait également manifesté
son soutien aux victimes civiles de la guerre. Le mairie de Paris
avait, au lendemain de la guerre au sud du Liban, pris deux initiatives
d’aide humanitaire d’urgence « Solidarité
Liban » et « Solidarité Israël Nord ».
Accompagné notamment de M. Joël Mergui, président
du Consistoire de Paris, M. Delanoë s’est rendu, au
cours de cette visite, au Mur Occidental où il s’est
recueilli ainsi qu’au Mémorial Yad Vashem où
il a déposé une gerbe de fleurs.
Le maire de Paris a, par ailleurs, remis au nom de la Ville de
Paris, un chèque de 20.000 euros à l’hôpital
Rambam de Haïfa et un chèque de 30.000 euros au centre
de personnes handicapées de Kiryat Chmona.

Au
cours de sa rencontre avec le maire de Jérusalem M.Ouri
Lipolianski, M. Delanoë a évoqué la coopération
entre les deux capitales et il s’est grandement félicité
de l’avancement de cette coopération. M. Delanoë
a également été reçu par son homologue
à Tel Aviv. Il a qualifié son séjour en Israël
de constructif. |
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COMITE INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION DES 3 SOLDATS ISRAELIENS
SIONA,
en partenariat avec le Congrès Juif Européen, le
CRIF, le Consistoire Central, le Consistoire de Paris, le FSJU,
les CCJ, le B’NAI BRITH, la WIZO, l’UEJF, l’UPJF,
LIBI, l’ass.France-Israël, le Comité de Coordination
des Organisations Juives de Belgique

Trois
jeunes soldats israéliens sont détenus en otages
par des organisations terroristes
Guilad
SHALIT enlevé le 25 juin 2006,
Ehud GOLDWASSER et Eldad REGEV le 12 juillet 2006.
Notre combat doit être mené sans répit afin
que Guilad, Ehud et Eldad
rentrent le plus vite possible à la maison.
C’est pour exiger leur libération que nous organisons
une grande manifestation à Bruxelles face au siège
de l’Union Européenne, en présence de nombreuses
personnalités de pays européens
MERCREDI
29 NOVEMBRE 2006 à 14 HEURES
ROND POINT SCHUMAN
BRUXELLES
C’est
un devoir impérieux pour chacun d’entre vous d’être
à nos côtés
TOUS
A BRUXELLES, MERCREDI 29 NOVEMBRE 2006
à 14 HEURES
Nous
comptons sur vous pour témoigner votre solidarité
à leurs familles qui seront présentes.
La vie de ces trois soldats ne vaut-elle pas une journée
de congé ? |
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Ehud
Goldwasser |
Eldad
Regev |
Gilad
Shalit |
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PAF
: 25 €uros pour le voyage aller-retour de Paris, par autobus
Inscription et renseignements :
SIONA
5 rue Rougemont – 75009 PARIS
Tél : 01.42.46.04.34 Fax : 01.42.46.01.91
Mail : siona2@wanadoo.fr |
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L'Agenda

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Samedi
25 novembre à 20h00 - Asnières
Projection
du film "La Shoah au-delà du temps",
dernier témoignage du Grand Rabbin Saffran.
Lundi
27 novembre à 20h00 - La Varenne
Conférence
du Grand Rabbin de France, Joseph Sitruk, au
Centre Hillel.
Samedi
2 décembre à 20h00 - Rue Vergniaud
Conférence-débat
animée par Monsieur Ivan Levaï,
Journaliste, Directeur de Tribune Juive sur le thème
: « Israël, entre Hezbollah et Hamas ».
Après
la conférence, M. Levaï dédicacera son dernier
livre "Israël, mon amour", édité
au Seuil.
Grande
Festivité Annuelle "Les lumières des
mères" pour honorer les 22 figures féminines
historiques du Echet 'Hayil du Roi Salomon.
Vendredi
1er et Samedi 2 décembre - Nazareth
Chabbat
plein spécial 25-35 ans
Journée
d'étude sur Hanouka
Mardi
5 décembre à 20h00 - Buffault
Vidéo
projection de David Szermann : «
LA MAIN DE D.IEU DANS L’HISTOIRE DES HOMMES »
suivie d’une conférence "LE TEMPLE DE
JERUSALEM, Une solution pour la paix mondiale" par
Mr Jean-Marc Rosenfeld, Directeur de L’Institut
Historique du Temple - Europe.
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Les commerces
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| LA
MURAILLE DE CHINE (75019 Paris) |
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AU
RUBAN ROUGE (75011 Paris) |
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OHR
SHINA (75002 Paris) |
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GRANDE BOUCHERIE DE ST MANDE (94160 St Mandé) |
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PATISSERIE
DU CHATEAU
152 rue du Château – 92100 Boulogne |
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FIO
(B)
73 bis, avenue Niel – 75017 Paris |
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Il
PALAZZO (H)
17 rue Lafayette – 75009 Paris |
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OH
DELICES DE MICA (B)
18 rue du Pont aux Choux – 75003 Paris |
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(B)
Restaurant Bassari - Viande / (H)
Restaurant Halavi - Lait
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Lu dans la Presse
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Israël
face à la nouvelle donne
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Sous
ce titre, Le Figaro publie dans son édition du 14 novembre
un éditorial consacré au voyage de M.Ehoud Olmert
aux Etats-Unis. L’éditorialiste Pierre Rousselin
écrit entre autres : « Ehoud Olmert avait deux messages
à faire passer. Vis-à-vis de l’Iran, Israël
s’abritait jusqu’à présent derrière
la fermeté des Etats-Unis. Maintenant que l’idée
d’un dialogue avec Téhéran est dans l’air,
l’Etat hébreu rappelle que la République islamique
est une menace pour son existence et que l’option militaire
ne peut être écartée.
«A l’égard des Palestiniens, le message est
au contraire à l’apaisement. Ehoud Olmert s’affirme
prêt à reprendre un dialogue. La constitution prochaine
d’un gouvernement d’union nationale pourrait en fournir
l’occasion, même si l’exercice reste très
formel.»
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Pas
de neutralité face à l’Iran |
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Rendant
compte des travaux du Congrès juif mondial qui se sont
tenus à Paris les 12 et13 novembre, le journal Le Monde
écrit que le CJM dénonce de nouveaux accès
de fièvre antisémite en Europe et appelle à
une mobilisation diplomatique contre l’Iran. Le quotidien
vespéral cite le président du CJM selon qui, les
efforts de l’Iran pour se doter de l’arme atomique
constituent « le plus grave danger auquel nous avons eu
à faire face depuis l’Holocauste ..Le président
Ahmadinejad a pour ambition de détruire Israël et
de dominer le Proche Orient..La neutralité n’est
plus une option possible pour le monde civilisée»
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Le
Crif et Ségo |
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Dans
son édition du 9 novembre, le journal L’Express
écrit dans sa rubrique consacrée aux indiscrets
: « Voilà près de cinq mois que le Crif
invite Ségolène Royal à plancher devant
ses cadres à la faveur d’un petit déjeuner.
En vain pour l’heure. La candidate à la candidature
socialiste a donné un accord de principe , mais attend
le bon moment pour se risquer devant un auditoire majoritairement
acquis à Nicolas Sarkozy.Martine Le Pen, elle,a écrit
au début de l’année au président
du Crif pour lui proposer une rencontre – offre aussitôt
déclinée par Roger Cukierman. Par ailleurs, les
autorités israélienne ont dissuadé une
délégation d’eurofdéputés
dans laquelle figurait la vice-présidente du FN de se
rendre en Israël le Ier novembre ».
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Juifs
séfarades au Québec |
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L’hebdomadaire
Courrier International donne dans son édition du 9 novembre
la traduction d’un article publié par le quotidien
israélien Haaretz et consacré aux juifs du Québec.
Il écrit notamment que les juifs, aussi bien francophones
qu’anglophones, ont pris leurs distances avec les séparatistes
québecois. Le journal M.David Bensoussan, cite l’un
des dirigeants de la communauté sépharade de Montréal
qui compte 25.000 personnes, soit le quart des 100.000 juifs de
la ville. « Les Ashkénazes ont fui le nationalisme
européen pour se retrouver avec le nationalisme francophone
du Québec. Les Séfarades ont fui le nationalisme
arabe d’Afrique du Nord pour se retrouver en plein nationalisme
québecois. C’est donc logique que nous ayons tous
voté contre le séparatisme. Et pas seulement les
juifs. Tous les immigrants de la province ont voté comme
nous. Mais il ne faut dramatiser. Malgré les aspirations
souverainistes, nous nous entendons très bien, certainement
mieux qu’en Suisse ou en Belgique ».
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Les
renoncements partagés |
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Dans
une chronique intitulée « Antisémite ? »,
Zyad Limam écrit notamment dans l’hebdomadaire
Jeune Afrique daté du 12 novembre : « Je crois
que chaque peuple a une place sur terre. Et c’est de ce
point de vue que je m’adresse à mes amis israéliens
et à mes amis juifs. Israël a le droit d’exister
et de se défendre… L’Etat d’Israël
se trompe lourdement , moralement et stratégiquement
en croyant résoudre le problème du nationalisme
palestinien par la force. Vous et nous avons le droit d’interpeller
une politique qui ne mène nulle part. Le seul chemin
est celui de la paix des braves, de la paix des égaux.
Et donc des renoncements partagés ».
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Rappeurs
contre l’antisémitisme |
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Jay-Z
et Russel Simmons, deux figures du rap américain le clament
haut et fort : «L’antisémitisme, c’est
pas cool.»
Leur message de tolérance fait l’objet d’un
clip présenté à Paris et qui doit être
diffusé dans le monde entier.
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Nouvelles des communautés juives
dans le monde

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Un
groupe de nouveaux immigrants indiens, les Bné
Menashe, se réclamant d'une des dix tribus perdues
d'Israel, a quitté le 21 novembre l'Inde pour se
rendre en Israël. L'agence Reuters a signalé
que des douzaines de juifs ont quitté l'Inde lundi
pour faire leur alyah. Les membres du groupe étaient
218 à l'origine et devaient tout d'abord immigrer
ensemble le même jour, mais sous les pressions du
gouvernement indien, qui craignait que les médias
ne se focalisent sur l'évènement, l'immigration
avait été retardée. Ils ont atterri
mardi 22 novembre en Israël. 166 autres Bne Menashe
doivent immigrer dans les prochaines semaines.
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Le
Soudan a accepté « en principe » de permettre
à une mission de l'ONU de se déployer au Darfour.
L'accord a été conclu lors d'une réunion
le 16 novembre à Addis Abéba entre le secrétaire
général Kofi Annan et représentants
des pays africains aux Nations Unies et du Conseil de sécurité
de l'ONU. |
Le
Conseil juif pour les affaires politiques a fait bon accueil
à ce développement, et parle d' «
un pas en avant positif. »
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Les
communautés juives européennes ont un besoin
urgent de faire face à la menace de l'islam radical,
a affirmé Jonathan Joseph, Président du
Conseil européen des Communautés juives,
lors de la réunion bisannuelle de l'organisation
dimanche 19 novembre.
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Le
Prix Nobel de l'économie Milton Friedman est décédé
à l'âge de 94 ans. Il a succombé à
une crise cardiaque à San Francisco jeudi 16 novembre.
Né à New York dans une famille d'immigrants
juifs de ce qui est aujourd'hui l'Ukraine, Friedman était
le plus jeune d'une famille de quatre enfants. |
Il
aida à fonder l'école de Chicago de sciences
économiques, qui pensait que le gouvernement devait
avoir un rôle réduit dans l'économie,
en dehors de réguler l'approvisionnement monétaire
pour contrôler l'inflation.
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La
compagnie britannique Ryanair est en pourparlers avec
les autorités israéliennes pour desservir
Tel Aviv à partir de Londres en 2007, selon le
Jewish Chronicle.
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La
ligue Anti-Diffamation (ADL) du B'nai B'rith en appelle
à Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur
français afin de connaître les résultats
des investigations de la police française dans
le meurtre d'Ilan Halimi.
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Le
Directeur national de l'ADL Abraham Foxman, qui s'est
vu remettre les insignes de la Légion d'Honneur
par le Président Chirac le mois dernier, ne pouvait
pas dire avec précision s'il croyait que la police
française avait échoué, alors qu'elle
détient 18 personnes en détention en liaison
avec le meurtre. Mais avec la mère Ruth Halimi
à ses côtés, il a insisté sur
le fait que les voisins de l'immeuble où Ilan avait
été détenu étaient au courant
du crime qui étaient en train de se dérouler
tout près d'eux et que la police aurait pu travailler
plus rapidement pour le sauver. « Il y a beaucoup
de questions auxquelles des réponses doivent être
apportées» a t'il dit. Les commentaires de
Foxman sont venus à la fin du premier voyage de
Madame Ruth Halimi aux Etats-Unis, au cours duquel elle
était l'invité d'honneur d'un concert à
Washington et d'un déjeuner à New York.
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Culture - Livres

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ETRE
JUIF ET FRANCAIS : Jacob Kaplan, le rabbin de la République
de Haïm Korsia (Editions
Privé)
S’il fut grand rabbin de France de tres nombreuses
années, il fut également grand rabbin de Paris de
1950 à 1955, et notre consistoire ne peut oublier l’apport
primordial qui fut le sien à la mise en place des structures
dont nous avons héritées. |
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Mais par dela ce lien de la mémoire avec nous, comment
un homme peut à ce point épouser son siècle,
en comprendre les enjeux et réussir à en orienter
l’histoire ?
Parler de Jacob Kaplan, c’est suivre l’histoire du
judaïsme de France pendant cent ans, c’est suivre l’histoire
de France de l’Affaire Dreyfus à nos jours, c’est
porter un regard bon, courageux, grandiose sur l’histoire
d’amour entre le judaïsme et la France.
Il incarna, et il incarne toujours, cette double vocation de la
France et du judaïsme, fidèle aux deux, non par une
double allégeance, mais par une double filiation.
Il aimera toujours passionnément la France, la véritable,
celle qui fait de ses enfants des frères, et il défendra
toujours le judaïsme, le véritable, celui qui a l’intelligence
de s’inscrire dans le monde.
Il ne lutte pas contre l’antisémitisme, il combat
pour rendre justice au judaïsme.
Il est porteur d’une certitude, celle de voir converger
de manière extraordinaire deux vocations, celle de la France
et celle du judaïsme, et il va incarner de la plus belle
des façons tout au long de sa vie cette double espérance.
Jacob Kaplan est porteur de cette idéologie de la victoire,
victoire de l’intelligence sur l’enfermement, du dialogue
sur le rejet de l’autre, de la grandeur de la France sur
la peur de l’étranger. Il est, dans tous ses actes,
l’opposé absolu de l’idéologie de la
défaite qu’est l’antisémitisme. Il est
le visage de la France et le reflet du judaïsme.
Jacob Kaplan fit le choix de ne répondre ni par un excès
de patriotisme qui poussa certains juifs à renier, ou tout
au moins à oblitérer de l’espace public la
foi de leurs pères, ni par une affirmation exclusive du
judaïsme qui aurait gommé toutes ses autres appartenances.
Il y a dans cette volonté de concilier deux identités
différentes une clef vitale pour notre société
d’aujourd’hui, pour le judaïsme, bien évidement,
mais plus largement pour toutes ces identités différentes
qui oscillent entre un modèle anglo saxon de communautés
juxtaposées et un modèle français d’intégration.
Et quelle intégration ? Celle qui viserait à l’assimilation
et à la dilution totale ou plutôt celle que défend
Jacob Kaplan et qui prône un apport de chacun, dans sa diversité,
au projet commun qu’est la France ?
Jacob Kaplan réussit à ouvrir une troisième
voie qui refuse de choisir entre l’universalisme et le particularisme,
car le génie de la France consiste justement à ne
soumettre personne au terrible dilemme de choisir entre sa citoyenneté
et sa foi.
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Le
Onzième Templier de Yves Victor Kamami
(Editions Bibliophane)
Troyes,
Champagne, hiver 1082
Au cours d’une partie de chasse, Godefroy, jeune chevalier,
est grièvement blessé et trouve refuge et soins
auprès d’un grand penseur juif de l’époque,
directeur d’académie talmudique, Maître Salomon
de Troyes, dit Rachi. |
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Auprès
de lui il va découvrir un monde qui lui était complètement
étranger, et surtout, tomber amoureux de la belle Missiya,
élevée chez le sage, le plus grand commentateur
de la Torah.
Ses
compagnons d’étude sont à la fois les enfants
de nobles chrétiens de la région, mais également
les fils des plus grands Sages juifs de l’époque.
Certains d’entre eux deviendront par la suite les fondateurs
de l’Ordre des Templiers, permettant de mieux comprendre
la véritable origine des rites maçonniques.
Comme
un coup de tonnerre dans la quiétude du centre d’étude
talmudiques où il a trouvé refuge, tout bascule
soudain au printemps 1096, devant la déferlante de la «
Croisade des gueux », qui va décimer les communautés
juives de l’est de la France et du Rhin par les premiers
“pogroms" de masse.
Godefroy
part en Croisade, entouré d’un certain Chrestien
de Troyes et de Missiya.
On
assiste à la naissance de l’Ordre le plus secret
de l’Histoire en révélant l’identité
d’un mystérieux onzième Templier .Et où
l’on décrypte, dans la fraternité douloureusement
bafouée des religions du Livre, le secret de l’Arche
d’alliance, afin de résoudre l’ultime quête,
celle du Graal, traversant le régime des Khazars, arpentant
les rues de Jérusalem, jusqu’à la très
lointaine Ethiopie.
Mêlant
le réel et la fiction, Le Onzième Templier découvre
un pan de l’Histoire cachée, en filigrane des légendes
et des mythes.
Le
Onzième Templier, une épopée haletante, une
intrigue au cœur de l’ordre le plus mystérieux
de l’Histoire.
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