LA LETTRE DU CONSISTOIRE

 

 
9 novembre 2006
n°11
18 Hechvan 5767
  SOMMAIRE

Ce que je crois par Joël Mergui
Un Enseignement :
Une société de
proximité

La vie de l’ACIP
Nouvelles d’Israël
Lu dans la Presse
Nouvelles des communautés juives
dans le monde
Culture
 
   





 
:: Ce que je crois
 
Les menaces iraniennes

Selon un célèbre propos de nos Sages du Talmud, plus un homme s’habitue à transgresser un interdit et plus il a le sentiment qu’il s’agit au total d’une chose permise et autorisée.

C’est à cette formule de la tradition juive que l’on pense en voyant le président iranien répéter en toutes occasions et à tout propos que l’Etat d’Israël « doit être rayé de la carte » et que la Shoah n’a jamais existé que dans l’imaginaire des Juifs.

Lorsque pour la première fois M.Ahmadinejad a appelé, à la face du monde à haute et intelligible voix , à la destruction pure et simple de l’Etat juif (ainsi que le faisait il y a quelques décennies M. Ahmed Choukeiri qui se proposait de jeter tous les Juifs à la mer), a-t-il été peu ou prou rappelé à l’ordre ? A-t-il provoqué une quelconque levée de boucliers au moins de la part des grandes nations occidentales soucieuses de démocratie ? A-t-on, par exemple, cessé de faire commerce avec lui ? Et telle organisation internationale s’est-elle solennellement indignée que l’on condamne à mort ainsi l’un de ses Etats membres ? A-t-elle par exemple songé à exclure purement et simplement l’Iran de ses rangs ? L’a-t-elle seulement symboliquement condamné ? Non ! Elle ne s’est pas même donné cette peine. Elle n’a pas même élevé le ton… Sans doute a-t-elle considéré qu’il n’y avait pas lieu de protester : les Juifs en avaient vu d’autres au cours de leur histoire; ils étaient depuis toujours habitués à ce qu’on profère à leur encontre de telles menaces.
Formidable encouragement à l’excité de Téhéran à poursuivre ses discours de haine et à prolonger son odieux chantage.
Que l’on n’oublie cependant pas, dans les capitales occidentales, que l’homme qui se livre ainsi impunément depuis des mois à ces menaces contre l’existence même d’Israël est en passe, comme chacun sait, de doter son pays de l’arme nucléaire.
 

"les Juifs en avaient vu d’autres au cours de leur histoire; ils étaient depuis toujours habitués à ce qu’on profère à leur encontre de telles menaces."

Et du coup les discours enflammés du chef de l’Iran appelant à un nouveau génocide ne peuvent plus être pris pour des propos sans importance et ne tirant pas à conséquence.

 
:: Un Enseignement
du rabbin Haïm KORSIA

 

Une société de proximité

Les Maximes des Pères définissent quatre types de comportement par rapport aux biens des autres. Celui qui dit : « Ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est aussi à moi », est clairement un méchant puisqu’il veut tout s’approprier. Celui qui affirme : « Ce qui est à toi est à toi et ce qui est à moi, tu peux le prendre » est un juste, car il n’a pas de sentiment de propriété fort sur ses propres biens.
Celui qui mélange tout en disant « Ce qui est à toi est à moi et ce qui est à moi est à toi » est un fou, puisqu’il n’y a aucune raison de travailler si d’autres font tout pour moi. C’est une forme d’infantilisation de l’individu qui connut pourtant son heure de gloire dans un passé proche en Europe même.

Enfin, celui qui dit : « Ce qui est à toi est à toi et ce qui est à moi est à moi », est l’homme médian, l’homme normal. Après tout, c’est le reflet de la fable de la cigale et la fourmi, où, si l’on veut quelque chose, notre travail seul nous le procure. Mais les Maximes des Pères poursuivent en disant : «Et certains disent que cette dernière démarche est typique des habitants de Sodome».

Notre section de Vayéra ouvre notre histoire par une rencontre entre Abraham et des anges, puis par le récit de la destruction des deux villes de Sodome et Gomorhe.
Si certains pensent que ces deux villes ont été détruites à cause du comportement sexuel de leurs habitants, c’est qu’ils ignorent le sens premier du texte qui parle pour ces deux villes d’un refus de l’altérité, du rejet de l’étranger.

Lorsque les Maximes des Pères précisent que « Ce qui est à toi est à toi et ce qui est à moi est à moi » est conforme à la pensée des habitants de Sodome, c’est une façon de dire que le drame de cette ville fut de produire de l’indifférence généralisée. Nous avons toujours tendance à penser que puisque nous payons des impôts, le gouvernement ou n’importe qui d’autre doit s’occuper des pauvres, mais certainement pas nous qui avons bien assez de nos propres soucis. Mais si nous fermons les yeux, notre cœur et notre âme à celui qui est dans le besoin, matériel ou spirituel, nous contribuons à bâtir une société de l’enfermement, où personne n’est responsable de l’autre, où chacun rejette sa responsabilité sur l’ensemble de la société.

Ce sera l’enjeu du débat entre les deux Hébreux qui se battaient en Egypte et Moïse qui les sépara. Lorsque l’un des deux protagonistes lui rétorqua « Qui t’a placé dans ce rôle ? », sous entendu, mêle-toi de ce qui te regarde, Moïse compris que le temps défini par cette belle phrase « Kol Israel ‘arévim zé lazé », chaque juif est responsable l’un de l’autre, n’était pas encore venu.

Cette vocation que l’on doit comprendre comme un appel à être concerné par toute souffrance, toute inquiétude et toute faiblesse de celui qui devient mon prochain parce que je le regarde, reste toujours d’actualité et puisque le monde s’est contracté pour n’être plus qu’un village, chaque humain est potentiellement mon frère, mon prochain, celui pour qui j’ai le devoir de m'émouvoir car c’est le message que me transmet ma responsabilité d’enfant d’Abraham.
 

...
Vayéra nous appelle à bâtir une société de proximité, où chaque homme peut réellement devenir mon prochain, mon voisin, mon frère....

Notre Patriarche lavait les pieds des voyageurs car ceux-ci adoraient la poussière de leurs pieds, et c’est une idolâtrie qui est toujours d’actualité. En effet, nous nous flattons de voyager loin, de sauter d’un avion à l’autre, d’être indispensable à 10 000km de chez nous, de confondre entre l’heure de Paris et celle de Wall Street, comme si seule la poussière de nos pieds pouvait témoigner de notre activité. Mais que savons nous de la vie, des projets, des efforts, des souffrances ou des bonheurs de notre voisin de palier ?
Vayéra nous appelle à bâtir une société de proximité, où chaque homme peut réellement devenir mon prochain, mon voisin, mon frère.
C’est ce qu’a su faire Abraham, et c’est ce qu’il nous engage à faire pour que nous soyons dignes d’être ses enfants.

:: La vie de L'ACIP
 

 

 

COMITE INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION DES 3 SOLDATS ISRAELIENS

SIONA, en partenariat avec le Congrès Juif Européen, le CRIF, le Consistoire Central, le Consistoire de Paris, le FSJU, les CCJ, le B’NAI BRITH, la WIZO, l’UEJF, l’UPJF, LIBI, l’ass.France-Israël, le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique

A P P E L

Trois jeunes soldats israéliens sont détenus en otages par des organisations terroristes

Guilad SHALIT enlevé le 25 juin 2006,
Ehud GOLDWASSER et Eldad REGEV le 12 juillet 2006.

Notre combat doit être mené sans répit afin que Guilad, Ehud et Eldad
rentrent le plus vite possible à la maison.

C’est pour exiger leur libération que nous organisons une grande manifestation à Bruxelles face au siège de l’Union Européenne, en présence de nombreuses personnalités de pays européens

MERCREDI 29 NOVEMBRE 2006 à 14 HEURES
ROND POINT SCHUMAN
BRUXELLES

C’est un devoir impérieux pour chacun d’entre vous d’être à nos côtés

TOUS A BRUXELLES, MERCREDI 29 NOVEMBRE 2006
à 14 HEURES

Nous comptons sur vous pour témoigner votre solidarité
à leurs familles qui seront présentes.
La vie de ces trois soldats ne vaut-elle pas une journée de congé ?

Ehud Goldwasser
Eldad Regev
Gilad Shalit
 
PAF : 25 €uros pour le voyage aller-retour de Paris, par autobus

Inscription et renseignements :
SIONA
5 rue Rougemont – 75009 PARIS
Tél : 01.42.46.04.34 Fax : 01.42.46.01.91
Mail : siona2@wanadoo.fr


   


:: L'Agenda

 

Samedi 18 novembre à 20h00 - Rue Vergniaud

Mélavé Malka, Chabbat Hayé Sarah et participation de l’UPI SAR EL

Samedi 11 Novembre - Issy Les Moulineaux

12h30 : Repas Chabbatique avec le Rav David MENACHE (PAF adulte 30€ Enfant 18 €)
20h00 : Conférence "Béréchit, la création du Monde" par le Rav David MENACHE venu spécialement de Jérusalem – Entrée Libre – 72 Bd Gallieni 92130 Issy Les Moulineaux.

Samedi 11 Novembre - Enghien

Repas Communautaire après l’office dans la salle des fêtes de la synagogue

Dimanche 12 novembre à 10h30 précises - Courbevoie

Cérémonie commémorative de « la Shoah » pour les déportés de Courbevoie et la Garenne Colombes, devant la synagogue au 13 rue Léon Maurice Nordman 92250 LA GARENNE COLOMBES.
Une plaque portant les noms des personnes déportées pendant la dernière guerre, de Courbevoie et la Garenne Colombes pour le seul motif qu’elles étaient de confession juive sera inaugurée à cette occasion en la présence du Préfet des Hauts de Seine, du député des Hauts de Seine, du Maire de Courbevoie, du Maire de la Garenne et Vice Président du Conseil Général des Hauts de Seine seront présents.

Samedi 18 novembre 2006 à 9h30 - Oratoire Egyptien

Lors de l’office de Chabbat au 44 rue de la victoire 75009 Paris – Salle Jérusalem (2ème étage), la Communauté de l’Oratoire Egyptien fêtera le Cinquantenaire de la deuxième sortie d’Egypte.

 
 
:: Les commerces
 
 
CINE SUSHI (B)
Angle rue du Lancry / René Boulanger – 75010 Paris
  LA MURAILLE DE CHINE (B)
44 rue D’ Hautpoul - 75019 Paris

 
SUSHI ART’S (B)
Angle rue du Lancry / René Boulanger – 75010 Paris
  KOLNOA (B)
47 rue des Acacias 75017 Paris
  SUSHI WEST (B)
169 Bd St Germain – 75006 Paris
  HOFF CAFE (B)
9 rue du Nil – 75002 Paris
  PATISSERIE FRANCK SOUFFAN FS8
81 rue de Miromesnil - 75008 Paris

(B) Restaurant Bassari - Viande

 
 
:: Nouvelles d'Israël
 

Pèlerinages sur des tombes de rabbins

Selon un sondage conduit par l’Institut Smith en Israël et rendu public par le quotidien Yedioth Aharonot, le tiers des Israéliens déclare avoir effectué, au cours des deux dernières années, des pèlerinages sur des tombes de Justes . Dans les milieux laïcs, seulement 11 % des personnes interrogées reconnaissent avoir fait récemment des pèlerinages de cette nature. La proportion passe à 31 % chez les juifs traditionalistes et à 82 % chez les juifs qui se revendiquent comme appartenant au courant religieux.
Les responsables de l’Institut Smith déclarent que le phénomène touche singulièrement les jeunes générations (jusqu’à 29 ans).
Ils ajoutent que c’est là l’une des manières pour ces jeunes de se rapprocher du patrimoine du judaïsme.Le directeur général de l’établissement public qui a la charge des lieux saints Joseph Sevinger signale que, selon lui, les chiffres des visites des juifs "laïques" dans les lieux saints sont plus importants encore : "Je considère que 25 % des visites sont faites par des laïcs.
Les lieux saints les plus visités sont ceux de Rabbi Chimon Bar Yohaï à Meron , de Rabbi Méir Baal Haness à Tibériade et de Rabbi Yonathane Ben Ouziel en Galilée. A elles trois, ces tombes reçoivent, bon an mal an, deux millions de visiteurs".

Le monde des prières
Comment ont évolué les prières juives ? Qu’est-ce qui est préférable : les prières telles qu’elles sont fixées dans les rituels ou les prières composées et dites spontanément ? Voilà deux des questions qui sont au cœur du livre que publie en Israël le professeur Hananaël Mak « Tefilla outefillot » (Editions Ruben Mass) et qui défraie la chronique dans la presse de Tel Aviv. L’auteur est professeur de pensée juive à l’Université Bar Ilan et a déjà écrit de nombreux ouvrages consacrés au Midrash, à la Kabbale et à la littérature des légendes.

 
Le critique du journal Haaretz écrit, en rendant compte de ce livre, que l’auteur a réussi à ouvrir les portes de la prière devant des lecteurs qui n’en seraient pas familiers. Mak raconte l’évolution historique de la prière dans le judaïsme et singulièrement au cours du vingtième siècle.
L’auteur revient en particulier sur le débat qui oppose des maîtres du Talmud sur la formule du maître de la Mishna , rabbi Eliezer et selon laquelle « quiconque fait de sa prière quelque chose de régulier, sa prière n’est pas une supplication » (Haossé tfillato keva’, ène tfillato tahanounim).
Ce n’est évidemment pas le premier livre qui soit consacré au monde des prières. Il suffit de rappeler l’ouvrage qu’Elie Munk a consacré sous ce titre à ce sujet ou encore celui du rav Soloveichik. Mais le livre du professeur Mak constitue sans doute le travail le plus ouvert à ceux qui ne connaîtraient pas le monde des prières juives.
   
:: Lu dans la Presse
 

Nicolas Sarkozy : C’est Israël l’agressé

 

Dans un entretien qu’il a accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, M. Nicolas Sarkozy déclare à propos d’Israël : « Je ne suis pas le seul à être un ami d’Israël puisque lors de la dernière visite à Paris de l’ex-Premier ministre Ariel Sharon, Jacques Chirac a déclaré que la France tout entière était l’amie d’Israël.Mais je ne suis pas que l’ami d’Israël. Je suis aussi l’ami du Liban et de bien d’autres pays arabes ». Interrogé sur le fait de savoir si le Hezbollah est une organisation terroriste, le ministre déclare : « Quand on tire des missiles sur une ville peuplée de civils et sans aucune cible militaire, cela s’appelle du terrorisme. Je souhaite que le Hezbollah se comporte comme un parti politique et qu’il serve l’intérêt supérieur de l’Etat libanais pour assurer son indépendance ; ce qui implique qu’il dépose les armes ». M. Sarkozy ajoute : « Le fait que la riposte israélienne ait été excessive et inadaptée est incontestable et je l’ai dit, tout comme il n’est pas contestable que, dans cette affaire, l’agresseur initial a été le Hezbollah et l’agressé, Israël. Le peuple libanais a été martyrisé, c’est une évidence. A qui doit-on en premier lieu demander des comptes pour avoir tant souffert ? Ma réponse est claire : au Hezbollah ».

 

Négationnisme iranien
 
Sous le titre « Dessins sur l’Holocauste : des lauréats très discrets », le quotidien Libération ( 2 novembre 2006 ) signale qu’aucun des lauréats de ce concours de dessins sur la Shoah ( Un Marocain, un Français, un Brésilien et un Iranien) ne s’est présenté à la cérémonie de remise des prix. Le Français avait même obtenu , en raison de la Loi Gayssot, que son nom ne soit pas cité ni son dessin rendu public. Le ministre iranien de la culture Mohammad Hossein Saffar-Harendi a déclaré à cette occasion que « l’Holocauste est un mythe…Cette question a pris l’ampleur qu’elle connaît grâce à l’action du président Ahmadinejad qui a osé s’exprimer sur le sujet et permis de briser le tabou ».
Le quotidien signale par ailleurs que le comité d’organisation a reçu 1.193 dessins en provenance de 62 pays. Quant au site de l’exposition, il aurait reçu 9 millions de visiteurs pour le seul mois de septembre.
De son côté, le quotidien israélien Yedioth Aharonoth écrit à ce propos, dans son édition du 2 novembre 2006 que selon les autorités iraniennes, ce concours de dessins consacrés à l’Holocauste durera « jusqu’à la fin de l’existence de l’Etat d’Israël »
 
Volière de faucons
 
Extrayons de l’éditorial de Claude Imbert « Irak, Liban : sables mouvants » (Le Point, 2 novembre) ces quelques lignes : « En Israël, l’échec tétanise l’opinion. Le Premier ministre dévalué, Olmert, fait alliance avec l’extrême droite du juif russe Avigdor Lieberman. Tandis que du côté palestinien les affidés du Fatah de Mahmoud Abbas échangent des coups de feu avec ceux d’un Hamas conforté dans son militantisme radical et religieux. Volière de faucons d’où les colombes ont disparu (…) Pendant ce temps, la fièvre antisioniste et antisémite se propage à grande allure. Dans maintes communautés islamiques plutôt modérées d’Asie, Israël et le Grand Satan américain découvrent une exécration qui les avait jusqu’alors épargnés. Certes, il faut faire la part des excitations de foules. Mais Israël, en son bunker, remâche ce mot du nouveau "héros" libanais, le mollah Nasrallah : "Si les juifs sont tous rassemblés en Israël, cela nous évitera d’aller les chercher dans le monde entier".

 
Humiliation
 
Dans son éditorial du 1er novembre, Philippe Val écrit dans Charlie Hebdo, le journal qu’il dirige : « S’il y a une leçon que nous n’avons pas su tirer de l’histoire, c’est bien celle-ci. Nous agissons avec le monde arabo-musulman comme les sociologues bien-pensants agissent avec les populations des quartiers sensibles. Nous disons : les Arabes sont humiliés. La colonisation, le conflit israélo-palestinien, la guerre d’Irak, autant d’humiliations. Aux problèmes sociaux des banlieues françaises, on a jugé utile d’ajouter l’humiliation géopolitique, et comme nos banlieues sont censées être peuplées d’Arabes , de Noirs et de musulmans, on a élaboré une vulgate des causes de la haine intérieure et extérieure fondée sur cette humiliation (…)On ne bâtit pas l’avenir sur des sentiments d’humiliation. On se bat contre les injustices, et l’on demande des réparations tant que les spoliés ou leurs enfants sont encore en vie ».

 
L’Iran en ligne de mire
 
Dans L’Express ( 2.11.06), notre confrère Vincent Hugeux annonce que , selon l’Etat d’Israël, l’Occident sous-estime tragiquement l’imminence et l’ampleur du péril atomique iranien. Citant un très haut responsable israélien, notre confrère ajoute que « seul un régime de sanctions dures, sans échappatoire diplomatique, peut fléchir Téhéran ». Il écrit encore : «A l’évidence, Israël a pris la mesure de l’impact néfaste du demi-échec de son aventure libanaise sur sa capacité de dissuasion.. Mais le mal vient de plus loin, conclut le responsable. Il faut l’admettre : le retrait unilatéral du Sud- Liban a été une erreur. Quant à celui opéré l’an dernier de Gaza (…), ce fut une catastrophe ».
 
:: Nouvelles des communautés juives
dans le monde

 

La ville d’Alexandrie, en Egypte, a compté, en ses plus belles époques, une population évaluée à 35.000 juifs, soit les deux cinquièmes de la population générale de la cité. La synagogue de la ville « Eliahou Hanavi » a été construite en 1884. Aujourd’hui, la communauté juive est composée de 23 personnes : 20 femmes et 3 hommes dont le plus âgé, le docteur Max Salama, 90 ans, fait office de président. Ce chirurgien-dentiste a été, dit-on, le médecin de la famille de Nasser.

Une partie des vingt femmes sont mariées à des musulmans; d’autres sont veuves. Il y avait naguère 18 synagogues dans la ville. Aujourd’hui, il n’en reste que deux dont une fermée depuis longtemps et à jamais. Dans l’arche sainte de la grande synagogue, il y a 57 rouleaux de la Loi considérés par les autorités égyptiennes comme « patrimoine national ».On raconte que seuls Moshé Dayan et David Lévy ont réussi, naguère, à obtenir l’autorisation présidentielle de sortir des Sifré Torah.

:: Culture - Livres

 
Lectures bibliques de Daniel Sibony (Editions Odile Jacob)
Quand un psychanalyste entreprend de lire et de commenter à sa façon les divers épisodes ou les personnages de la Torah , on ne peut pas dire que l’on comprenne tout ce qu’il écrit mais il est certain qu’il ouvre les versets à de nouvelles perspectives et qu’il y fait lever des significations renouvelées.
 

D’entrée de jeu, Daniel Sibony se présente comme quelqu’un dont la Bible a été le « premier texte ». « Sa langue – dit-il - est ma langue. Elle m’a nourri et plus tard elle a nourri toute mon œuvre ».
Sibony évoque nombre de problèmes qui se posent à tous ceux qui sont familiers du texte biblique : comment assurer sa transmission, quelle lecture faut-il faire de nombre de ses épisodes, de ses événements et de ses héros ? Sibony passe en revue les textes de la Genèse à la Sortie d’Egypte. Il interroge en particulier des personnages tels qu’Abraham ou Moïse. Jonas lui apparaît comme celui « dont le sacrifice peut calmer la tempête ». Job est pour lui « l’histoire d’un homme juste, droit , craignant le mal, irréprochable sur qui fondent sans raison apparente des malheurs ».
On sera naturellement d’accord avec l’auteur quand il écrit qu’il « faut apprendre l’hébreu biblique si l’on veut être passeur ». Sibony annonce dans ces pages qu’il compte plus tard donner à ces « Lectures bibliques » une suite qu’il aimerait sous-titrer « Passages délicats ». Mais est-il vraiment sûr d’avoir raison quand il écrit que « la Bible est une affaire bien trop sérieuse pour être laissée aux religieux », ceux-ci ayant eu le mérite « de conserver les Textes au risque de les vitrifier » ? Vitrifier, vous avez dit vitrifier ?
Il faut sans doute, pour parler ainsi, ignorer - ou bien ne pas en tenir compte- tous les travaux et les nombreuses recherches aujourd’hui menés en Israël ( mais pas seulement ) par des esprits novateurs, des rabbins de talent et de jeunes universitaires sur tous les aspects , historiques , religieux ou symboliques, de la Bible hébraïque .

 

Ressources et Handicap de Nicole Guedj
...
Ancien ministre et membre du Consistoire de Paris

Pour la première fois, un guide dresse l’inventaire des droits des personnes handicapées (allocations etc …), explique comment faire valoir ces droits et, de plus, donne des conseils pratiques sur les

 

ressources des personnes handicapées, y compris dans le cadre familial (avenir d’un enfant handicapé, donations, successions, assurance vie…)
Ce livre dont le titre est « Ressources et Handicap » (guide des droits des personnes handicapées) prend en compte les textes les plus récents et donne de nombreux conseils pratiques.
Les auteurs sont Nicole GUEDJ, ancien ministre (Droits des Victimes) et Béatrice CRENEAU-JABAUD (Président honoraire de la Chambre des notaires de Paris). Mme Bernadette CHIRAC a préfacé l’ouvrage.
Parmi les sujets traités par l’ouvrage on trouve d’abord la délivrance des cartes d’invalidité et les allocations auxquelles ont droit les personnes handicapées, selon leur âge : enfants (allocation d’éducation, majoration pour parents isolé, allocation des présences parentales …), adultes (allocation pour adulte handicapé, pension d’invalidité, rente d’accident du travail, prestation de compensation d’handicap …), ou personnes âgées (minimum vieillesse, allocation personnalité d’autour).

Le livre n’est pas en librairie et se commande directement chez l’éditeur.

Editions Claude FITOUSSI - 74 Bd de Reuilly - 75012 PARIS
Mail : fito@fito.fr Fax : 01 43 42 17 09
Prix du livre : 25 € + frais de port 3,50 €


 

Levinas, la vie et la trace de Salomon Malka (Chez Albin Michel)

Le centenaire de Levinas.
Lu et relu le magnifique ouvrage de Salomon Malka sur Levinas, sorti en première édition chez Lattès en 2002, et qui est maintenant en format de poche chez Albin Michel.

 

Parmi tous les livres sur Levinas, celui-ci rassemble mille aspects du grand homme : Il est écrit par celui qui a été son élève pendant trois décennies.

Une enquête sans précédent, qui a duré cinq ans et qui allie aussi bien l’analyse de la philosophie que la lumière sur le talmudiste, que les anecdotes de la vie personnelle dans une traversée du XXème siècle qui court de Vilnius au Paris d’avant guerre et aux rues de Tel Aviv. En passant par les camps d’extermination…….

Le souvenir rempli d’affection et d’admiration que transmet Salomon Malka nous fait nous retrouver à l’ENIO, près de lui. Nous pénétrons ses influences (Rozenzweig, Husserl, Heidegger), nous enrichissons de ses amitiés (Jean Wahl, Maurice Blanchot), de ses échanges avec Paul Ricoeur, Jacques Derrida ou Jean-Paul II et sommes fascinés par sa hauteur de vues et sa formidable énergie.

Salomon Malka a dédié ce livre « au proche et au lointain, à tous les compagnons du cours du samedi », ce cours mythique que nous regrettons de ne pas avoir connu et qu’il fait revivre pour nous.Un livre à acheter, à lire, à consulter et qui doit figurer dans toutes les bibliothèques.

Michèle Rotman

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