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9
novembre 2006 |
n°11
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18
Hechvan 5767 |
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Ce que je crois
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Les
menaces iraniennes
Selon
un célèbre propos de nos Sages du Talmud,
plus un homme s’habitue à transgresser
un interdit et plus il a le sentiment qu’il s’agit
au total d’une chose permise et autorisée.
C’est
à cette formule de la tradition juive que l’on
pense en voyant le président iranien répéter
en toutes occasions et à tout propos que l’Etat
d’Israël « doit être rayé
de la carte » et que la Shoah n’a jamais existé
que dans l’imaginaire des Juifs.
Lorsque pour la première fois M.Ahmadinejad a appelé,
à la face du monde à haute et intelligible
voix , à la destruction pure et simple de l’Etat
juif (ainsi que le faisait il y a quelques décennies
M. Ahmed Choukeiri qui se proposait de jeter tous les
Juifs à la mer), a-t-il été peu ou
prou rappelé à l’ordre ? A-t-il provoqué
une quelconque levée de boucliers au moins de la
part des grandes nations occidentales soucieuses de démocratie
? A-t-on, par exemple, cessé de faire commerce
avec lui ? Et telle organisation internationale s’est-elle
solennellement indignée que l’on condamne
à mort ainsi l’un de ses Etats membres ?
A-t-elle par exemple songé à exclure purement
et simplement l’Iran de ses rangs ? L’a-t-elle
seulement symboliquement condamné ? Non ! Elle
ne s’est pas même donné cette peine.
Elle n’a pas même élevé le ton…
Sans doute a-t-elle considéré qu’il
n’y avait pas lieu de protester : les Juifs en avaient
vu d’autres au cours de leur histoire; ils étaient
depuis toujours habitués à ce qu’on
profère à leur encontre de telles menaces. |
Formidable
encouragement à l’excité de Téhéran
à poursuivre ses discours de haine et à
prolonger son odieux chantage.
Que l’on n’oublie cependant pas, dans les
capitales occidentales, que l’homme qui se livre
ainsi impunément depuis des mois à ces menaces
contre l’existence même d’Israël
est en passe, comme chacun sait, de doter son pays de
l’arme nucléaire. |
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"les Juifs en avaient vu d’autres au cours
de leur histoire; ils étaient depuis toujours
habitués à ce qu’on profère
à leur encontre de telles menaces."
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| Et
du coup les discours enflammés du chef de l’Iran
appelant à un nouveau génocide ne peuvent
plus être pris pour des propos sans importance et
ne tirant pas à conséquence. |
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Un Enseignement
du rabbin Haïm KORSIA
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Une
société de proximité
Les Maximes des Pères définissent quatre types de
comportement par rapport aux biens des autres. Celui qui dit :
« Ce qui est à moi est à moi et ce qui est
à toi est aussi à moi », est clairement un
méchant puisqu’il veut tout s’approprier. Celui
qui affirme : « Ce qui est à toi est à toi
et ce qui est à moi, tu peux le prendre » est un
juste, car il n’a pas de sentiment de propriété
fort sur ses propres biens.
Celui qui mélange tout en disant « Ce qui est à
toi est à moi et ce qui est à moi est à toi
» est un fou, puisqu’il n’y a aucune raison
de travailler si d’autres font tout pour moi. C’est
une forme d’infantilisation de l’individu qui connut
pourtant son heure de gloire dans un passé proche en Europe
même.
Enfin, celui qui dit : « Ce qui est à toi est à
toi et ce qui est à moi est à moi », est l’homme
médian, l’homme normal. Après tout, c’est
le reflet de la fable de la cigale et la fourmi, où, si
l’on veut quelque chose, notre travail seul nous le procure.
Mais les Maximes des Pères poursuivent en disant : «Et
certains disent que cette dernière démarche est
typique des habitants de Sodome».
Notre section de Vayéra ouvre notre histoire par une rencontre
entre Abraham et des anges, puis par le récit de la destruction
des deux villes de Sodome et Gomorhe.
Si certains pensent que ces deux villes ont été
détruites à cause du comportement sexuel de leurs
habitants, c’est qu’ils ignorent le sens premier du
texte qui parle pour ces deux villes d’un refus de l’altérité,
du rejet de l’étranger.
Lorsque les Maximes des Pères précisent que «
Ce qui est à toi est à toi et ce qui est à
moi est à moi » est conforme à la pensée
des habitants de Sodome, c’est une façon de dire
que le drame de cette ville fut de produire de l’indifférence
généralisée. Nous avons toujours tendance
à penser que puisque nous payons des impôts, le gouvernement
ou n’importe qui d’autre doit s’occuper des
pauvres, mais certainement pas nous qui avons bien assez de nos
propres soucis. Mais si nous fermons les yeux, notre cœur
et notre âme à celui qui est dans le besoin, matériel
ou spirituel, nous contribuons à bâtir une société
de l’enfermement, où personne n’est responsable
de l’autre, où chacun rejette sa responsabilité
sur l’ensemble de la société.
Ce sera l’enjeu du débat entre les deux Hébreux
qui se battaient en Egypte et Moïse qui les sépara.
Lorsque l’un des deux protagonistes lui rétorqua
« Qui t’a placé dans ce rôle ? »,
sous entendu, mêle-toi de ce qui te regarde, Moïse
compris que le temps défini par cette belle phrase «
Kol Israel ‘arévim zé lazé »,
chaque juif est responsable l’un de l’autre, n’était
pas encore venu.
Cette
vocation que l’on doit comprendre comme un appel à
être concerné par toute souffrance, toute inquiétude
et toute faiblesse de celui qui devient mon prochain parce
que je le regarde, reste toujours d’actualité
et puisque le monde s’est contracté pour n’être
plus qu’un village, chaque humain est potentiellement
mon frère, mon prochain, celui pour qui j’ai
le devoir de m'émouvoir car c’est le message
que me transmet ma responsabilité d’enfant
d’Abraham.
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...Vayéra
nous appelle à bâtir une société
de proximité, où chaque homme peut réellement
devenir mon prochain, mon voisin, mon frère....
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Notre
Patriarche lavait les pieds des voyageurs car ceux-ci adoraient
la poussière de leurs pieds, et c’est une idolâtrie
qui est toujours d’actualité. En effet, nous nous
flattons de voyager loin, de sauter d’un avion à
l’autre, d’être indispensable à 10 000km
de chez nous, de confondre entre l’heure de Paris et celle
de Wall Street, comme si seule la poussière de nos pieds
pouvait témoigner de notre activité. Mais que savons
nous de la vie, des projets, des efforts, des souffrances ou des
bonheurs de notre voisin de palier ?
Vayéra nous appelle à bâtir une société
de proximité, où chaque homme peut réellement
devenir mon prochain, mon voisin, mon frère.
C’est ce qu’a su faire Abraham, et c’est ce
qu’il nous engage à faire pour que nous soyons dignes
d’être ses enfants. |
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La vie de L'ACIP
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COMITE
INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION DES 3 SOLDATS ISRAELIENS
SIONA,
en partenariat avec le Congrès Juif Européen, le
CRIF, le Consistoire Central, le Consistoire de Paris, le FSJU,
les CCJ, le B’NAI BRITH, la WIZO, l’UEJF, l’UPJF,
LIBI, l’ass.France-Israël, le Comité de Coordination
des Organisations Juives de Belgique
A
P P E L
Trois
jeunes soldats israéliens sont détenus en otages
par des organisations terroristes
Guilad
SHALIT enlevé le 25 juin 2006,
Ehud GOLDWASSER et Eldad REGEV le 12 juillet 2006.
Notre combat doit être mené sans répit afin
que Guilad, Ehud et Eldad
rentrent le plus vite possible à la maison.
C’est pour exiger leur libération que nous organisons
une grande manifestation à Bruxelles face au siège
de l’Union Européenne, en présence de nombreuses
personnalités de pays européens
MERCREDI
29 NOVEMBRE 2006 à 14 HEURES
ROND POINT SCHUMAN
BRUXELLES
C’est
un devoir impérieux pour chacun d’entre vous d’être
à nos côtés
TOUS
A BRUXELLES, MERCREDI 29 NOVEMBRE 2006
à 14 HEURES
Nous
comptons sur vous pour témoigner votre solidarité
à leurs familles qui seront présentes.
La vie de ces trois soldats ne vaut-elle pas une journée
de congé ? |
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Ehud
Goldwasser |
Eldad
Regev |
Gilad
Shalit |
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PAF
: 25 €uros pour le voyage aller-retour de Paris, par autobus
Inscription et renseignements :
SIONA
5 rue Rougemont – 75009 PARIS
Tél : 01.42.46.04.34 Fax : 01.42.46.01.91
Mail : siona2@wanadoo.fr |
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L'Agenda

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Samedi
18 novembre à 20h00 - Rue Vergniaud
Mélavé
Malka, Chabbat Hayé Sarah et participation de l’UPI
SAR EL
Samedi
11 Novembre - Issy Les Moulineaux
12h30
: Repas Chabbatique avec le Rav David MENACHE (PAF adulte 30€
Enfant 18 €)
20h00 : Conférence "Béréchit,
la création du Monde" par le Rav David MENACHE venu
spécialement de Jérusalem – Entrée
Libre – 72 Bd Gallieni 92130 Issy Les Moulineaux.
Samedi
11 Novembre - Enghien
Repas
Communautaire après l’office dans la salle des
fêtes de la synagogue
Dimanche
12 novembre à 10h30 précises - Courbevoie
Cérémonie
commémorative de « la Shoah » pour les déportés
de Courbevoie et la Garenne Colombes, devant la synagogue au
13 rue Léon Maurice Nordman 92250 LA GARENNE COLOMBES.
Une plaque portant les noms des personnes déportées
pendant la dernière guerre, de Courbevoie et la Garenne
Colombes pour le seul motif qu’elles étaient de
confession juive sera inaugurée à cette occasion
en la présence du Préfet des Hauts de Seine, du
député des Hauts de Seine, du Maire de Courbevoie,
du Maire de la Garenne et Vice Président du Conseil Général
des Hauts de Seine seront présents.
Samedi
18 novembre 2006 à 9h30 - Oratoire Egyptien
Lors
de l’office de Chabbat au 44 rue de la victoire 75009
Paris – Salle Jérusalem (2ème étage),
la Communauté de l’Oratoire Egyptien fêtera
le Cinquantenaire de la deuxième sortie d’Egypte.
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Les commerces
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CINE
SUSHI (B)
Angle rue du Lancry / René Boulanger – 75010
Paris |
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LA
MURAILLE DE CHINE (B)
44 rue D’ Hautpoul - 75019 Paris |
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SUSHI
ART’S (B)
Angle rue du Lancry / René Boulanger – 75010
Paris |
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KOLNOA
(B)
47 rue des Acacias 75017 Paris |
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SUSHI
WEST (B)
169 Bd St Germain – 75006 Paris |
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HOFF
CAFE (B)
9 rue du Nil – 75002 Paris |
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PATISSERIE
FRANCK SOUFFAN FS8
81 rue de Miromesnil - 75008 Paris |
(B)
Restaurant Bassari - Viande
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Nouvelles d'Israël
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Pèlerinages
sur des tombes de rabbins
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Selon
un sondage conduit par l’Institut Smith en Israël
et rendu public par le quotidien Yedioth Aharonot, le tiers
des Israéliens déclare avoir effectué,
au cours des deux dernières années, des pèlerinages
sur des tombes de Justes . Dans les milieux laïcs,
seulement 11 % des personnes interrogées reconnaissent
avoir fait récemment des pèlerinages de cette
nature. La proportion passe à 31 % chez les juifs
traditionalistes et à 82 % chez les juifs qui se
revendiquent comme appartenant au courant religieux.
Les responsables de l’Institut Smith déclarent
que le phénomène touche singulièrement
les jeunes générations (jusqu’à
29 ans). |
Ils
ajoutent que c’est là l’une des manières
pour ces jeunes de se rapprocher du patrimoine du judaïsme.Le
directeur général de l’établissement
public qui a la charge des lieux saints Joseph Sevinger
signale que, selon lui, les chiffres des visites des juifs
"laïques" dans les lieux saints sont plus
importants encore : "Je considère que 25 % des
visites sont faites par des laïcs. |
Les
lieux saints les plus visités sont ceux de Rabbi
Chimon Bar Yohaï à Meron , de Rabbi Méir
Baal Haness à Tibériade et de Rabbi Yonathane
Ben Ouziel en Galilée. A elles trois, ces tombes
reçoivent, bon an mal an, deux millions de visiteurs". |
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Le monde des prières
Comment ont évolué les prières juives
? Qu’est-ce qui est préférable : les
prières telles qu’elles sont fixées
dans les rituels ou les prières composées
et dites spontanément ? Voilà deux des questions
qui sont au cœur du livre que publie en Israël
le professeur Hananaël Mak « Tefilla outefillot
» (Editions Ruben Mass) et qui défraie la chronique
dans la presse de Tel Aviv. L’auteur est professeur
de pensée juive à l’Université
Bar Ilan et a déjà écrit de nombreux
ouvrages consacrés au Midrash, à la Kabbale
et à la littérature des légendes.
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Le
critique du journal Haaretz écrit, en rendant compte
de ce livre, que l’auteur a réussi à
ouvrir les portes de la prière devant des lecteurs
qui n’en seraient pas familiers. Mak raconte l’évolution
historique de la prière dans le judaïsme et
singulièrement au cours du vingtième siècle.
L’auteur revient en particulier sur le débat
qui oppose des maîtres du Talmud sur la formule du
maître de la Mishna , rabbi Eliezer et selon laquelle
« quiconque fait de sa prière quelque chose
de régulier, sa prière n’est pas une
supplication » (Haossé tfillato keva’,
ène tfillato tahanounim). |
Ce
n’est évidemment pas le premier livre qui soit
consacré au monde des prières. Il suffit de
rappeler l’ouvrage qu’Elie Munk a consacré
sous ce titre à ce sujet ou encore celui du rav Soloveichik.
Mais le livre du professeur Mak constitue sans doute le
travail le plus ouvert à ceux qui ne connaîtraient
pas le monde des prières juives. |
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Lu dans la Presse
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Nicolas
Sarkozy : C’est Israël l’agressé
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Dans
un entretien qu’il a accordé à l’hebdomadaire
Jeune Afrique, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur,
M. Nicolas Sarkozy déclare à propos d’Israël
: « Je ne suis pas le seul à être un ami d’Israël
puisque lors de la dernière visite à Paris de l’ex-Premier
ministre Ariel Sharon, Jacques Chirac a déclaré
que la France tout entière était l’amie d’Israël.Mais
je ne suis pas que l’ami d’Israël. Je suis aussi
l’ami du Liban et de bien d’autres pays arabes ».
Interrogé sur le fait de savoir si le Hezbollah est une
organisation terroriste, le ministre déclare : «
Quand on tire des missiles sur une ville peuplée de civils
et sans aucune cible militaire, cela s’appelle du terrorisme.
Je souhaite que le Hezbollah se comporte comme un parti politique
et qu’il serve l’intérêt supérieur
de l’Etat libanais pour assurer son indépendance
; ce qui implique qu’il dépose les armes ».
M. Sarkozy ajoute : « Le fait que la riposte israélienne
ait été excessive et inadaptée est incontestable
et je l’ai dit, tout comme il n’est pas contestable
que, dans cette affaire, l’agresseur initial a été
le Hezbollah et l’agressé, Israël. Le peuple
libanais a été martyrisé, c’est une
évidence. A qui doit-on en premier lieu demander des comptes
pour avoir tant souffert ? Ma réponse est claire : au Hezbollah
».
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Négationnisme
iranien |
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Sous
le titre « Dessins sur l’Holocauste : des lauréats
très discrets », le quotidien Libération (
2 novembre 2006 ) signale qu’aucun des lauréats de
ce concours de dessins sur la Shoah ( Un Marocain, un Français,
un Brésilien et un Iranien) ne s’est présenté
à la cérémonie de remise des prix. Le Français
avait même obtenu , en raison de la Loi Gayssot, que son
nom ne soit pas cité ni son dessin rendu public. Le ministre
iranien de la culture Mohammad Hossein Saffar-Harendi a déclaré
à cette occasion que « l’Holocauste est un
mythe…Cette question a pris l’ampleur qu’elle
connaît grâce à l’action du président
Ahmadinejad qui a osé s’exprimer sur le sujet et
permis de briser le tabou ».
Le quotidien signale par ailleurs que le comité d’organisation
a reçu 1.193 dessins en provenance de 62 pays. Quant au
site de l’exposition, il aurait reçu 9 millions de
visiteurs pour le seul mois de septembre.
De son côté, le quotidien israélien Yedioth
Aharonoth écrit à ce propos, dans son édition
du 2 novembre 2006 que selon les autorités iraniennes,
ce concours de dessins consacrés à l’Holocauste
durera « jusqu’à la fin de l’existence
de l’Etat d’Israël »
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Volière
de faucons |
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Extrayons
de l’éditorial de Claude Imbert « Irak, Liban
: sables mouvants » (Le Point, 2 novembre) ces quelques
lignes : « En Israël, l’échec tétanise
l’opinion. Le Premier ministre dévalué, Olmert,
fait alliance avec l’extrême droite du juif russe
Avigdor Lieberman. Tandis que du côté palestinien
les affidés du Fatah de Mahmoud Abbas échangent
des coups de feu avec ceux d’un Hamas conforté dans
son militantisme radical et religieux. Volière de faucons
d’où les colombes ont disparu (…) Pendant ce
temps, la fièvre antisioniste et antisémite se propage
à grande allure. Dans maintes communautés islamiques
plutôt modérées d’Asie, Israël
et le Grand Satan américain découvrent une exécration
qui les avait jusqu’alors épargnés. Certes,
il faut faire la part des excitations de foules. Mais Israël,
en son bunker, remâche ce mot du nouveau "héros"
libanais, le mollah Nasrallah : "Si les juifs sont tous rassemblés
en Israël, cela nous évitera d’aller les chercher
dans le monde entier".
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Humiliation |
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Dans
son éditorial du 1er novembre, Philippe Val écrit
dans Charlie Hebdo, le journal qu’il dirige : « S’il
y a une leçon que nous n’avons pas su tirer de l’histoire,
c’est bien celle-ci. Nous agissons avec le monde arabo-musulman
comme les sociologues bien-pensants agissent avec les populations
des quartiers sensibles. Nous disons : les Arabes sont humiliés.
La colonisation, le conflit israélo-palestinien, la guerre
d’Irak, autant d’humiliations. Aux problèmes
sociaux des banlieues françaises, on a jugé utile
d’ajouter l’humiliation géopolitique, et comme
nos banlieues sont censées être peuplées d’Arabes
, de Noirs et de musulmans, on a élaboré une vulgate
des causes de la haine intérieure et extérieure
fondée sur cette humiliation (…)On ne bâtit
pas l’avenir sur des sentiments d’humiliation. On
se bat contre les injustices, et l’on demande des réparations
tant que les spoliés ou leurs enfants sont encore en vie
».
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L’Iran
en ligne de mire |
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Dans
L’Express ( 2.11.06), notre confrère Vincent Hugeux
annonce que , selon l’Etat d’Israël, l’Occident
sous-estime tragiquement l’imminence et l’ampleur
du péril atomique iranien. Citant un très haut responsable
israélien, notre confrère ajoute que « seul
un régime de sanctions dures, sans échappatoire
diplomatique, peut fléchir Téhéran ».
Il écrit encore : «A l’évidence, Israël
a pris la mesure de l’impact néfaste du demi-échec
de son aventure libanaise sur sa capacité de dissuasion..
Mais le mal vient de plus loin, conclut le responsable. Il faut
l’admettre : le retrait unilatéral du Sud- Liban
a été une erreur. Quant à celui opéré
l’an dernier de Gaza (…), ce fut une catastrophe ». |
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Nouvelles des communautés juives
dans le monde

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La
ville d’Alexandrie, en Egypte, a compté, en ses plus
belles époques, une population évaluée à
35.000 juifs, soit les deux cinquièmes de la population
générale de la cité. La synagogue de la ville
« Eliahou Hanavi » a été construite
en 1884. Aujourd’hui, la communauté juive est composée
de 23 personnes : 20 femmes et 3 hommes dont le plus âgé,
le docteur Max Salama, 90 ans, fait office de président.
Ce chirurgien-dentiste a été, dit-on, le médecin
de la famille de Nasser.

Une
partie des vingt femmes sont mariées à des musulmans;
d’autres sont veuves. Il y avait naguère 18 synagogues
dans la ville. Aujourd’hui, il n’en reste que deux
dont une fermée depuis longtemps et à jamais. Dans
l’arche sainte de la grande synagogue, il y a 57 rouleaux
de la Loi considérés par les autorités égyptiennes
comme « patrimoine national ».On raconte que seuls
Moshé Dayan et David Lévy ont réussi, naguère,
à obtenir l’autorisation présidentielle de
sortir des Sifré Torah. |
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Culture - Livres
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Lectures
bibliques de Daniel Sibony (Editions Odile
Jacob)
Quand un psychanalyste entreprend de lire et de commenter à
sa façon les divers épisodes ou les personnages
de la Torah , on ne peut pas dire que l’on comprenne tout
ce qu’il écrit mais il est certain qu’il ouvre
les versets à de nouvelles perspectives et qu’il
y fait lever des significations renouvelées. |
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D’entrée
de jeu, Daniel Sibony se présente comme quelqu’un
dont la Bible a été le « premier texte ».
« Sa langue – dit-il - est ma langue. Elle m’a
nourri et plus tard elle a nourri toute mon œuvre ».
Sibony évoque nombre de problèmes qui se posent
à tous ceux qui sont familiers du texte biblique : comment
assurer sa transmission, quelle lecture faut-il faire de nombre
de ses épisodes, de ses événements et de
ses héros ? Sibony passe en revue les textes de la Genèse
à la Sortie d’Egypte. Il interroge en particulier
des personnages tels qu’Abraham ou Moïse. Jonas lui
apparaît comme celui « dont le sacrifice peut calmer
la tempête ». Job est pour lui « l’histoire
d’un homme juste, droit , craignant le mal, irréprochable
sur qui fondent sans raison apparente des malheurs ».
On sera naturellement d’accord avec l’auteur quand
il écrit qu’il « faut apprendre l’hébreu
biblique si l’on veut être passeur ». Sibony
annonce dans ces pages qu’il compte plus tard donner à
ces « Lectures bibliques » une suite qu’il aimerait
sous-titrer « Passages délicats ». Mais est-il
vraiment sûr d’avoir raison quand il écrit
que « la Bible est une affaire bien trop sérieuse
pour être laissée aux religieux », ceux-ci
ayant eu le mérite « de conserver les Textes au risque
de les vitrifier » ? Vitrifier, vous avez dit vitrifier
?
Il faut sans doute, pour parler ainsi, ignorer - ou bien ne pas
en tenir compte- tous les travaux et les nombreuses recherches
aujourd’hui menés en Israël ( mais pas seulement
) par des esprits novateurs, des rabbins de talent et de jeunes
universitaires sur tous les aspects , historiques , religieux
ou symboliques, de la Bible hébraïque .
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Ressources
et Handicap de Nicole Guedj
...Ancien
ministre et membre du Consistoire de Paris
Pour
la première fois, un guide dresse l’inventaire des
droits des personnes handicapées (allocations etc …),
explique comment faire valoir ces droits et, de plus, donne des
conseils pratiques sur les |
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ressources des personnes handicapées, y compris dans le
cadre familial (avenir d’un enfant handicapé, donations,
successions, assurance vie…)
Ce livre dont le titre est « Ressources et Handicap »
(guide des droits des personnes handicapées) prend en compte
les textes les plus récents et donne de nombreux conseils
pratiques.
Les auteurs sont Nicole GUEDJ, ancien ministre (Droits des Victimes)
et Béatrice CRENEAU-JABAUD (Président honoraire
de la Chambre des notaires de Paris). Mme Bernadette CHIRAC a
préfacé l’ouvrage.
Parmi les sujets traités par l’ouvrage on trouve
d’abord la délivrance des cartes d’invalidité
et les allocations auxquelles ont droit les personnes handicapées,
selon leur âge : enfants (allocation d’éducation,
majoration pour parents isolé, allocation des présences
parentales …), adultes (allocation pour adulte handicapé,
pension d’invalidité, rente d’accident du travail,
prestation de compensation d’handicap …), ou personnes
âgées (minimum vieillesse, allocation personnalité
d’autour).
Le livre n’est pas en librairie et se commande directement
chez l’éditeur.
Editions
Claude FITOUSSI - 74 Bd de Reuilly - 75012 PARIS
Mail : fito@fito.fr Fax : 01 43 42 17 09
Prix du livre : 25 € + frais de port 3,50 €
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Levinas,
la vie et la trace de Salomon Malka (Chez
Albin Michel)
Le
centenaire de Levinas.
Lu et relu le magnifique ouvrage de Salomon Malka sur Levinas,
sorti en première édition chez Lattès en
2002, et qui est maintenant en format de poche chez Albin Michel.
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Parmi
tous les livres sur Levinas, celui-ci rassemble mille aspects
du grand homme : Il est écrit par celui qui a été
son élève pendant trois décennies.
Une
enquête sans précédent, qui a duré
cinq ans et qui allie aussi bien l’analyse de la philosophie
que la lumière sur le talmudiste, que les anecdotes de
la vie personnelle dans une traversée du XXème siècle
qui court de Vilnius au Paris d’avant guerre et aux rues
de Tel Aviv. En passant par les camps d’extermination…….
Le
souvenir rempli d’affection et d’admiration que transmet
Salomon Malka nous fait nous retrouver à l’ENIO,
près de lui. Nous pénétrons ses influences
(Rozenzweig, Husserl, Heidegger), nous enrichissons de ses amitiés
(Jean Wahl, Maurice Blanchot), de ses échanges avec Paul
Ricoeur, Jacques Derrida ou Jean-Paul II et sommes fascinés
par sa hauteur de vues et sa formidable énergie.
Salomon
Malka a dédié ce livre « au proche et au lointain,
à tous les compagnons du cours du samedi », ce cours
mythique que nous regrettons de ne pas avoir connu et qu’il
fait revivre pour nous.Un
livre à acheter, à lire, à consulter et qui
doit figurer dans toutes les bibliothèques.
Michèle
Rotman
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