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LE DISCOURS PHILOSOPHIQUE ET KABBALISTIQUE SUR DIEU
(conférence du 26 septembre 2002)

 

Préliminaires
Comment parler de Dieu? Ne peut-on pas simplement parler à Dieu? Tenir un discours à Dieu est possible mais tenir un disocours sur Dieu? (Citation de Rosenzweig.) qui es-tu pour parler de Dieu ?
Comment faire pour parler justement de Dieu ? Ne doit-on pas reprendre le fameux adage rabbinique : la Tora s'est serrvie du langage des hommes?…

Le problème de l'existence de Dieu ne se pose pas dans le judaïsme traditionnel. La même chose vaut du NOM : quand MOÏSE demande à Dieu comment il se nomme celui lui réplique : EHYE ASHER EHYE.
Le premier homme avait nommé les animaux et les choses mais il est resté muet sur l' identité de son créateur.

C'EST LA PAROLE DIVINE, LE VERBE, QUI JOUE UN RÔLE DE PREMIER PLAN : Ps par la parole de D les cieux furent créés. Ps. 107 : Il enverra sa parole pour les guérir (il ne se déplacera pas lui-même)

NOUVEAUTÉ RADICALE DU MONOTHÉISME D'ISRAËL

1) Dieu, expérience vécue sans intermédiaire, comme une donnée immédiate de la conscience juive.
2) Dieu dans le talmud et le Midrash comme un être apparenté et très proche, qui se présente sous les traits du roi tout-puissant, du père miséricordieux, du Protecteur de son peuple Israël.
3) Dans la philosophie juive médiévale, le concept divin et le premier Moteur d'Aristote, et dans la kabbale l'En-Sof au-dessus des sefirot ou le Saint Vieillard (Attiqa qadisha) ou le roi.
4) Dans la philosophie juive moderne de Mendelssohn à Hermann Cohen, les différents penseurs suivent généralement les fluctuations des idéologies en vogue de leur temps.

Ne pas oublier la kabbale lourianique (Tsimtsum) et l'athéisme de Spinoza. Ne pas oublier de dire qu'on a voulu voir dans la kabbale lourianique un "spinozisme élargi".

Maurice-Ruben HAYOUN