Date :15 chevat
Durée : 1 jour où il est permis de travailler, on
ne récitera pas de tahanoun, et l’on ne jeûnera
pas.
Origine : Tou-Bichevat veut
dire en hébreu “le 15 du mois de Chevat”, date
où l’on célèbre “le nouvel an des
arbres”.
La première partie du nom de la fête “Tou”,
s’orthographie en hébreu Teth et Vav dont la valeur
numérique est 15.
En effet, chaque lettre hébraïque représente
également une valeur numérique et celle de Teth est
de 9 , tandis que la lettre Vav équivaut à 6 - le
total des deux donne le chiffre 15.
Après la destruction
du Second Temple, le 15 Chevat prit toute sa dimension.
Le terme de Roch Hachana
est employé par les Sages de la Michna, car Tou Bichvat est
le point de départ de la dîme des fruits ou Maasser
de la nouvelle année, afin de différencier la dîme
des fruits qui ont commencé à pousser dès ce
jour-là, par rapport à l’année précédente.
On calculera donc, l’année en question non pas depuis
le mois de Tichri, mais depuis le mois de Chevat.
A l’époque de
la Michna, les écoles de Hillel et de Chamaï avaient
discuté dans le traité de ROCH HACHANA sur la date
à donner au nouvel an des arbres.
Selon Chamaï, le nouvel an des arbres ne pouvait avoir lieu
que le premier jour du mois de Chevat,c’est-à-dire
à la nouvelle lune.
Selon Hillel, il devait avoir lieu le 15 Chevat, d’autant
qu’il avait observé que c’est à partir
du milieu de ce mois-là, que les pluies commencent à
diminuer, et que la sève remonte et que les bourgeons se
forment.
C’est l’opinion
de Hillel qui a été retenue.
En revenant sur son sol, Israël
a rendu à la fête du 15 Chevat son ancien éclat.

Toutes les écoles
du pays d’Israël participent ce jour-là, à
la plantation de nouveaux arbres.


Chaque juif se doit de prélever
la dîme(1/10ème de la récolte) sur certains
fruits ayant poussé pendant l’année :
on effectuera un prélèvement sur 2 sortes de céréales
et 5 sortes de fruits de l’arbre qui poussent en Israël
et pour lesquels la Terre d’Israël est glorifiée
:

"un pays
de blé, d'orge,
de vigne,
de figues et
de grenades,
un pays d'olives
et de dattes"
Pourquoi donne-t-on le
maasser ?
Le monde appartient dans
son intégralité à D..., c’est pourquoi
nous avons l’obligation de rappeler le nom du Créateur
dans la bénédiction de l’aliment qui est dite,
avant de le consommer ainsi que d’en prélever une petite
partie qui était donnée à l’époque
du Beth Hamiqdach, à ses serviteurs les plus proches : Les
Cohanim et les Lévi.
Actuellement, on continue
àprélever le maasser et on le met de côté
(sans le donner au Cohen ni au Lévi).
Il existe une autre sorte de maasser sur les revenus : il consiste
à prélever 10 % de ses revenus et de distribuer ce
pourcentage aux personnes nécessiteuses, ou à des
institutions éducatives.
SEDER DE TOU BICHVAT
Dans certaines communautés,
on organise un seder :
on dresse une table de fête,
sur laquelle sont disposés les fruits d’Israël,
ainsi qu’un grand nombre de nouveaux fruits afin de pouvoir
réciter la bénédiction de “Chééhéyanou”.
Les convives lisent 13 passages de la Bible (Tanakh), se rapportant
aux produits de la terre, aux fruits et aux plantes. Illes lisent
aussi des passages du Talmud consacrés aux graines et aux
plantations.

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