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Le Préfet Frédéric Potier à la synagogue de Sarcelles

Vendredi 16 février 2018


Monsieur le Préfet, Frédéric Potier, Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), était présent à la synagogue de Sarcelles, le vendredi 16 février 2018, pour échanger avec les dirigeants de la communauté et les élus locaux, à la suite des deux agressions antisémites, dont une jeune adolescente et un enfant ont été les victimes au cours du mois de janvier. Me Alex Buchinger, Président de la Commission Antisémitisme, Antisionisme et Sécurité à l’ACIP, représentait le Président du Consistoire.

 

Monsieur Moïse Kahloun, nouveau Président de la communauté de Sarcelles, a ouvert le débat en exprimant avec beaucoup d’émotion le sentiment d’insécurité et de peur, dans lequel vivent les juifs de sa ville.

 

Monsieur le Rabbin Laurent Berros a souligné l’importance du vivre ensemble dans une ville comme Sarcelles, dans laquelle se côtoient des citoyens d’origines très diverses.

 

Il n’a pas manqué lui aussi, tout comme les autres intervenants de la communauté, de manifester la crainte des fidèles qui redoutent une nouvelle agression.

La veille au soir, deux jeunes filles juives ont été giflées par des individus qui sont venus dans leur quartier et ont tenté de leur voler leur téléphone.

 

L’ancien maire de Sarcelles, actuellement député du Val d’Oise, François Pupponi, tout comme le maire Nicolas Maccioni, ont exigé que des mesures concrètes soient immédiatement prises, afin qu’un bureau soit ouvert au commissariat de police de Sarcelles, en vue de recevoir et d’instruire les plaintes de victimes d’actes antisémites.

 

Monsieur François Pupponi a rappelé qu’en août 2014, une manifestation s’était déroulée devant la synagogue de Sarcelles aux cris de « morts aux juifs », que des magasins appartenant à des juifs avaient été incendiés, alors même qu’il était intervenu énergiquement auprès du Préfet du Val d’Oise pour que celle-ci soit interdite, en raison du trouble à l’ordre public évident qu’elle allait provoquer.

 

Le Préfet du département n’ayant pas déposé plainte, c’est François Pupponi, alors maire de Sarcelles, qui a saisi la Justice à l’encontre des organisateurs de la manifestation, du chef de «provocation à la haine raciale».

 

Non seulement, ses organisateurs ont été relaxés, mais c’est le maire de Sarcelles qui a été condamné à des dommages et intérêts.

 

Monsieur le Préfet Frédéric Potier qui a succédé au Préfet Gilles Clavreul, en tant que délégué de la DILCRAH, a répondu aux divers intervenants, en manifestant sa détermination à lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes, ce qu’il fait activement depuis sa prise de fonction.

 

C’est notamment lui qui a fait renoncer l’éditeur Antoine Gallimard à rééditer les appels au meurtre des juifs de France, que sont les brûlots de Louis-Ferdinand Céline,  «Bagatelle pour un massacre » et «L’école des cadavres»

 

Le Préfet Frédéric Potier est également à l’initiative d’une proposition qui permettrait aux victimes d’un délit ou d’un crime antisémite de déposer plainte, avec cette circonstance aggravante, sans avoir à attendre qu’un procureur ou un juge d’instruction veuille bien retenir le caractère antisémite d’une telle infraction.

 

Le Premier Ministre, Monsieur Edouard Philippe, a repris cette proposition devant les députés à l’Assemblée Nationale.

 

Une telle loi évitera de connaître à l’avenir de nouveaux refus de la part d’un magistrat instructeur de reconnaître le caractère évident d’un crime ou d’un délit antisémite, comme c’est le cas depuis trop longtemps dans l’affaire Sarah Halimi.

 

Enfin, Frédéric Potier a exposé dans les détails la lutte efficace qu’il mène contre l’antisémitisme sur internet.

 

Tous les participants à cette réunion de crise ont apprécié le franc-parler des uns et des autres, tous convaincus de la nécessité de tout mettre en œuvre dans la lutte contre l’antisémitisme sous toutes ses formes.

 


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