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Prières et hommages pour le Grand Rabbin Joseph (Josy) Eisenberg

Dimanche 17 décembre 2017


Le Grand Rabbin Josy Eisenberg (zal) nous a quittés le vendredi 8 décembre dernier et a été inhumé à Jérusalem en présence d’une foule très nombreuse qui tenait à lui rendre ce dernier hommage.


La famille du Grand Rabbin a tenu à organiser la semaine de « Chiva » à son domicile parisien et c’est à la Victoire, sa synagogue, depuis plus de 60 ans,  que la fin de la semaine de deuil a été célébrée au cours d’une très émouvante cérémonie.


Entourant les fils du Grand Rabbin, leurs épouses et les petits-enfants, plus de 400 personnes sont venus rendre cet hommage au grand Rabbin disparu.


Le Grand Rabbin de Paris et de nombreux rabbins, le Président et les membres des Consistoires, mais aussi la plupart des dirigeants des grandes institutions juives, Alliance Israélite Universelle, Fond Social Juif Unifié, CRIF, CASIP, ont pris part à cette cérémonie de recueillement.


C’est également en présence de l’Ambassadeur de l’Etat d’Israël, Madame Aliza-Bin Noun, mais aussi des représentants de l’Archevêque de Paris, Monseigneur Thibault Verny, Evêque auxiliaire chargé des relations avec le Judaïsme et le Père Patrick Desbois, que Marc Eisenberg a tenu à conduire l’office de Maariv, (office du soir) en mémoire de son père et qu’ensuite ont été allumées par le rabbin Moshé Sebbag les six bougies de la fête de Hanoucca.


Symbole particulièrement émouvant pour celui qui a illuminé le judaïsme par son immense savoir et son art de transmettre pendant plus de 50 ans.


Comme il n’est pas d’usage de faire un éloge funèbre pendant la fête de Hanoucca, la famille Eisenberg avait demandé à des amis ou proches du Grand Rabbin d’évoquer leur relation personnelle avec ce grand Maître.


Joël Mergui a, d’abord, retracé la carrière rabbinique de « Josy » et son apport considérable à la compréhension de notre tradition par le grand public.


Puis, en présentant chacun des intervenants, Jacques Canet a rappelé l’attachement familial et la présence constante du Grand Rabbin à la Victoire, y compris quand il y assura amicalement le rôle de guide spirituel en plusieurs occasions.


C’est en tant que talmudiste, philosophe et homme de culture que le Professeur Armand Abecassis a voulu évoquer la mémoire de son ami avec lequel s’était nouée une grande complicité intellectuelle.


Le message transmis par l’Archevêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois a, évidemment, mis en relief l’importance du dialogue interreligieux auquel le Grand Rabbin s’est infatigablement attaché, car, pour lui, « recoudre la fraternité était la vocation essentielle du croyant », tout en rappelant qu’entre juifs et chrétiens « ce qui nous unit est plus important que ce qui nous sépare ».


La présence de Laure Baudoin, qui représentait Delphine Ernotte, Présidente de France Télévisions, soulignait qu’avec la « Source de Vie », puis avec l’émission dominicale « A Bible ouverte », Josy avait apporté la lumière de la pensée et de l’Histoire juive dans tous les foyers français, juifs et non-juifs,.


Mais, comme tout rabbin, et tout particulièrement avec son talent de communiquant, Josy voulait changer le monde, le rendre plus fraternel et plus juste ; c’est le sens de l’intervention très émouvante de Jacques Attali, qui l’avait rencontré alors qu’il était conseiller personnel du Président François Mitterrand et avec lequel il n’avait cessé d’échanger en approfondissant une relation plus qu’amicale.


Un instant à la fois émouvant et très conforme à la personnalité du Grand Rabbin quand Michel Boujenah a évoqué 35 ans de relations empreintes de culture mais aussi d’humour … et de blagues juives dans lesquelles le rabbin « cathodique » excellait.


Avant que le rabbin Sebbag ne clôture la soirée de prières et d’hommages par El Moleh Rahamim, ce furent successivement 6 des 9 petits-enfants de Josy qui lirent des poèmes à l’attention de leur grand-père, évoquant ainsi la puissance de la relation familiale à laquelle le Grand Rabbin était particulièrement attaché.


Puis Monsieur David de Rothschild qui clôtura ces prises de paroles plus émouvantes les unes que les autres en rappelant la proximité de toute sa famille avec Josy, tant dans les moments de joie et de peine, qu’au-cours de leur collaboration culturelle dans les grandes institutions et qu’à la synagogue de la Victoire dans laquelle ils étaient voisins lors des grandes fêtes du calendrier juif.



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