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Paniers de Tichri ou l’Action sociale de proximité par excellence

Mercredi 13 septembre 2017


Le Secours juif, créé par le président Joël Mergui il y a trois ans, modifie peu à peu la physionomie de l’action caritative dans notre communauté. Désormais, votre don de Tichri est attribué à une échelle plus vaste et sur un mode plus rationnel. Explications.


La Tsédaka est une mitsva fondamentale du judaïsme. Elle est au cœur de la Halakha (Loi juive), dans la mesure où la pérennité des valeurs de justice sociale du peuple juif en dépend. Mais la manière dont on s’acquitte de cette obligation à la fois matérielle et spirituelle peut varier au fil du temps.


Le Consistoire a décidé il y a trois ans de moderniser et de rationaliser l’organisation des dons en faveurs des nécessiteux. Cette initiative devrait permettre, du même mouvement, d’augmenter peu à peu à la fois le volume des aides, la façon de donner et la méthode de distribution, alors que la crise économique qui sévit en France fait de nombreuses victimes parmi les membres de notre communauté. En effet, contrairement à une légende tenace, nous ne sommes pas plus fortunés que les autres. C’est peut-être même l’inverse : en moyenne, le patrimoine moyen des non-Juifs est sans doute plus élevé dans l’Hexagone que celui des Juifs, ce qui fragilise la situation sociale de ces derniers.


Le président Joël Mergui a donc pris le taureau par les cornes. Il a créé fin 2014 le Secours juif, une association destinée à recevoir des dons pour les plus défavorisés d’entre nous. Car les communautés consistoriales, régies par la loi de 1905, ne sont pas habilitées à percevoir directement des sommes liées à l’action caritative. Mais cette innovation communautaire représentait un juste retour des choses, car les synagogues fédérées par l’institution cultuelle - et toutes les autres ! - oeuvrent depuis toujours en faveur des pauvres et de nos coreligionnaires dont l’existence est malmenée par un accident de santé, un deuil ou autres vicissitudes de la vie.


Le volume financier de cette action caritative de proximité à l’échelle nationale est comparable à celui des structures sociales stricto sensu. De plus, l’impératif de discrétion figurant dans la Thora et observé par les communautés locales est tel que les Juifs en détresse n’ont pas forcément besoin de se manifester pour être soutenus. Albert Myara, qui coordonne les opérations de bienfaisance de ce mois de Tichri pour le Consistoire, rapporte que dans sa propre communauté, « la grande majorité des dons est attribuée à des personnes qui n’osent pas franchir la porte des associations… ni la nôtre pour demander assistance. Mais nous les connaissons et agissons en conséquence ».


Les Paniers de Tichri, dont la campagne a été lancée le 10 septembre dernier et qui permettent à chacun, à l’occasion des fêtes, d’exprimer sa pleine solidarité envers les plus démunis, répondent à ce besoin. Par exemple, pour cinquante-deux euros (valeur d’un panier de base pour un ou une célibataire) versés au Secours juif, vous pouvez désormais accomplir la mitsva de la tsédaka fort d’une triple assurance :




Le Secours juif, caisse centrale de solidarité, reverse à toutes les communautés partenaires de ses campagnes, les sommes qui leur sont nécessaires pour leur permettre de répondre aux besoins de leurs familles en difficulté.



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