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Une table-ronde sur l’avenir de la brith mila

Lundi 19 septembre 2016


 

Très réglementée outre-Manche, la circoncision n’est pas assez encadrée dans notre communauté. On a débattu hier à Neuilly de cette anomalie et des moyens d’y faire face, à l’heure où la pratique est menacée à l’échelle européenne

 

Charles Sulman, cancérologue et expert en médecine nucléaire, est vice-président du Consistoire central. Depuis le début de cette année, il est à la tête de la nouvelle Association française des mohalim. C’est une structure balbutiante mais promise à un bel avenir, car elle répond à un vrai besoin dans l’Hexagone. Avec les autres membres fondateurs de l’Association, il a participé ce lundi soir, dans le cadre des 10 Jours, à une table-ronde organisée dans les locaux de la communauté de Neuilly-sur-Seine (92).


Etaient présents le rav Moshé Lewin, conseiller du grand rabbin Haïm Korsia et directeur exécutif de la Conférence des rabbins européens, le professeur Bernard Lobel, urologue, et Me Charles Meyer, avocat. Les discussions se sont déroulées sous l’égide du rabbin consistorial de la ville, Michaël Azoulay, et ont porté sur les menaces pesant sur la brith mila. Certains, en Europe, y sont en effet défavorables. Des Etats souhaitent la médicaliser à l’extrême, en mettant de côté la Halakha. La Slovénie l’a carrément proscrite.


Mais la question sanitaire préoccupe aussi les jeunes couples juifs, notamment en France. Car ici, ce rite millénaire n’est pas encadré ni vraiment réglementé. Il n’existe aucun diplôme reconnu et les mohalim ne sont pas assurés. Du coup, le public s’interroge, même si les accidents sont rarissimes. Pour rassurer pouvoirs publics et parents juifs, l’Association de Charles Sulman a publié en juillet un « Manuel de bonne pratique », à la fois religieuse et médicale. Un livre de référence traduit de l’anglais.  Au Royaume-Uni comme en Israël, la circoncision est scrupuleusement réglementée, le diplôme unifié et obligatoire…


L’objectif de Charles Sulman, désormais, est de trouver des fonds pour financer à la fois la formation (initiale et continue) et la future assurance des mohalim. D’autres tables-rondes seront organisées dans les prochaines semaines dans les communautés locales afin de sensibiliser les fidèles.

 


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