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Rassemblement unitaire devant l’Hypercacher

Samedi 09 janvier 2016


Samedi soir 9 janvier, un an jour pour jour, après l’attentat de l’Hypercacher, plus de mille personnes se sont réunies face à l’hypermarché casher de la porte de Vincennes afin de rendre hommage aux quatre victimes.

De nombreuses personnalités civiles, politiques et religieuses étaient présentes aux côtés du Premier Ministre Manuel Valls pour marquer leur soutien à la communauté juive : le Ministre l’Intérieur Bernard Cazeneuve, l’ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy, Anne Hidalgo, Maire de Paris, Valérie Pécresse, nouvelle présidente du conseil régional d’Île-de-France, Jean-Christophe Cambadélis, premier Secrétaire du parti socialiste, Mgr André Vingt-Trois, le Président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech et l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi.

Organisé par le CRIF, en partenariat avec le Consistoire Central, le rassemblement a débuté avec la prise de parole d’Ariel Goldmann, Président du FSJU. Après lui, Joël Mergui, Président du Consistoire Central s’est dit « traumatisé d’avoir pu entendre que des juifs dans notre belle démocratie […], particulièrement en France pouvaient avoir peur ». Il a par ailleurs, salué les décisions gouvernementales visant à lutter contre l’antisémitisme « c’est fondamental de continuer à œuvrer, pour la liberté d’expression, pour la fraternité, pour toutes nos libertés, et notamment pour notre liberté religieuse, pour que les juifs puissent continuer à porter une kippa sur la tête, puissent continuer à manger casher, puissent continuer à respecter le Chabbat et à transmettre avec force notre identité. ». Enfin, il s’est adressé aux représentants de la communauté musulmane de France en les remerciant pour leur présence et en ajoutant à leur adresse « plus vous dénoncerez le terrorisme, le djihadisme, et moins il y aura d’amalgames, ce que vous faites dans ce combat est essentiel et fondamental.» Le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia a quant à lui lancé un appel à une union fraternelle et citoyenne, comme ce fut le cas le 11 janvier 2015 « C’est important que l’ensemble des familles des victimes soient rassemblées aujourd’hui parce que c’est ce que nous essayons de défendre, nous essayons de porter l’idée d’une société rassemblée, unie avec des différences, heureusement avec des différences. C’est lorsque nous sommes unis que nous pouvons faire face à l’adversité », avant d’ajouter « puissions-nous tous faire le choix de l'espérance, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ».

Après la prise de parole d’Anne Hidalgo, Roger Cukierman, Président du CRIF a rappelé l’importance des valeurs républicaines et la nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme, il a déclaré que « l’année 2015 a été une année horrible pour les Juifs, les journalistes, pour la police et finalement pour tous les Français »

Puis plusieurs des personnalités présentes ainsi que les ex-otages de l’Hypercacher et les proches des victimes ont allumé 19 bougies : 17 pour les victimes de janvier 2015, 1 pour les victimes des attentats parisiens du 13 novembre et une dernière pour toutes les victimes du terrorisme.

Le Premier Ministre a clôturé le rassemblement en déclarant notamment que « la flamme du judaïsme est l’âme de la République, côte à côte, fraternelle, comme elles le sont depuis près de deux siècles […] Car je l’ai dit avec mes mots, avec mon cœur et avec mes tripes, et je ne cesserai de le répéter parce que c’est une conviction profonde : sans les Juifs de France, la France ne serait pas la France ! ». Avant que la Marseillaise soit entonnée à l’unisson par la foule, Manuel Valls a souligné que le 9 janvier 2015, la France «a enfin pleinement ouvert les yeux sur ce que ressentaient au fond d’eux-mêmes, sans être suffisamment entendus, les Juifs de France […] voir des Français juifs quitter, de plus en plus nombreux, leur pays parce qu’ils ne se sentent plus en sécurité… Mais aussi parce qu’ils ne se sentent plus compris, parce qu’ils ne se sentent plus à leur place, aurait dû être, depuis longtemps, pour nous tous Français, une idée insupportable. » en citant notamment la mort d’Ilan Halimi et les massacres à Toulouse dans une école juive.


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