Pessa’h approche. Chacun depuis Pourim se prépare à ce grand rendez-vous qui implique un grand nettoyage de printemps : nettoyage de la maison de tout son ‘hamets, mais aussi nettoyage de notre vie intérieure pour la rendre toujours plus conforme à la volonté d’Hakadoch Baroukh Hou.

Et puis tous les membres de la famille, des grands-parents aux petits-enfants, se retrouveront lors du Séder. Moment fondateur de notre identité puisque nous transmettrons aux nouvelles générations les leçons du passé, si actuelles.

Au cours de ce Séder nous mentionnerons les trois mitsvot :Pessa’h (agneau pascal), matsa (pain azyme) et maror (herbes amères). Cette cérémonie porte les traces de notre esclavage et de notre libération. Le maror évoque l’amertume de la servitude, alors que la matsa marque notre sortie précipitée. Entre la servitude et la libération, le«grand saut» de Pessa’h (sauter par-dessus). En tant que peuple juif nous sommes le miracle de D.ieu «Une divinité n’a-t-elle jamais pris une nation du sein d'une autre nation par des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, d'une main forte, d'un bras étendu, par des interventions grandes et redoutables – tout ce que l’Éternel, votre D.ieu, a fait pour vous en Égypte, sous vos yeux ?»

Notre histoire n’a rien de naturelle, sinon nous ne serions plus là depuis longtemps. Comme l’enseignait Rabbi Yéhouda Halévy, la preuve de la présence de D.ieu dansl’histoire est le peuple juif.

Que cette fête de Pessa’h puisse marquer notre conscience que nous sommes les témoins vivants du D.ieu vivant, jusqu’au jour où l’humanité le reconnaîtra !

Pessa’h cacher vésaméa’h

 

 
David Messas
Grand Rabbin de Paris