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Rafle du 16 juillet au Parc de Sceaux



Le 16 juillet, des moments de recueillement ont eu lieu un peu partout dans les communautés locales, notamment au parc de Sceaux sous l’égide du Consistoire. 400 personnes, dont environ 80 enfants, y ont participé. Un record. Devant « Le Pupitre aux étoiles », monument consacré aux victimes de la Shoah originaires du département, les petits ont récité des textes de Simone Veil zal. Les élus locaux et représentants communautaires - le grand rabbin Haïm Korsia, le président Joël Mergui, Ariel Goldmann pour le FSJU, Robert Ejnes pour le CRIF… - n’ont pas été les seuls à s’exprimer.


La foule a pu entendre le témoignage d’Isabelle Choko, rescapée d’Auschwitz et de Bergen-Belsen. Un violoniste de l’Opéra de Paris, Romain Sénac, a interprété plusieurs morceaux. Enfin, un buffet a été offert au public. « J’ai voulu un après-midi vivant, ni trop solennel ni triste », a expliqué Maître Elie Korchia, président du CCJ-92. Pendant la cérémonie et dans chaque communauté à travers la France, le même message rédigé par Joël Mergui a été lu à l’intention de tous. Le président du Consistoire a indiqué pourquoi cette journée était spécialement dédiée à Simone Veil zal. « Entre autres mérites, a-t-il remarqué, elle a fait honneur à la mémoire de ses codétenus d’Auschwitz en partageant avec eux cette majesté et ce supplément d’âme attachés à son itinéraire personnel. Revenue miraculeusement de l’enfer concentrationnaire qui était censé la réduire à l’état d’objet (…), elle a donné à voir, de façon subliminale, ce qu’auraient pu devenir ses millions de congénères assassinés (…).


Comment ne pas rendre hommage à Sarah Halimi zal, extirpée de son lit par un jeune soi-disant déséquilibré aux cris d’« Allahouakbar » puis défenestrée (…) ? 75 ans après la plus grande rafle génocidaire de l’histoire de France, on peut encore assassiner une Juive sans que quasiment personne ne s’en émeuve ».


En marge de cette journée commémorative, un bosquet en l’honneur des rabbins et ministres-officiants français déportés a été inauguré le 20 juillet en présence du grand rabbin de Jérusalem, Shlomo Amar chlita, et de l’ambassadrice de France à Tel-Aviv, Hélène Le Gall. Il se situe dans le parc Adoulam, près de Beth Shemesh. Le grand rabbin Haïm Korsia, qui est à l’origine de cette initiative, s’est déplacé en Israël pour l’occasion.