Pourim

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Pourim

Pourim n'est pas mentionné dans la Torah, car le récit se déroule après la destruction du Temple de Salomon. Pourim rappelle la délivrance de la communauté juive exilée en Perse (vers - 520), grâce au courage d'Esther et de son cousin Mardochée pour contrecarrer le décret d'extermination d'Aman. Le mot Pourim est un mot perse qui signifie " tirage au sort ", car Aman tira au sort la date du 14 adar pour exterminer la communauté. Par reconnaissance à l'Eternel, nous nous réjouissons en accomplissant quatre mitsvot.






Les quatre mitsvot de Pourim sont :


1- La lecture de la méguila le soir et le matin.

2- Le repas de Pourim, michté.

3- L'envoi de mets entre voisins, michloah manot.

4- Les dons aux pauvres, matanot laévionim.





Lecture de la Méguilat Esther


C'est la mitsva de Pourim. Pour donner plus de solennité à l'événement, nos sages zal ont exigé que la lecture se fasse à partir d'un parchemin kacher et non d'un livre. Une manière de rappeler que le peuple juif accepta de nouveau la Torah à Pourim comme au Sinaï.


Quand ?

On doit écouter la Méguila la veille de la fête. La lecture est valable toute la nuit. On doit la réécouter le jour même de la fête durant l'office de Cha'harit (mais tant qu'il fait jour, cette lecture est possible). La lecture de la Méguila du jour est plus importante que celle de la nuit. Il est organisé dans certains endroits plusieurs lectures le soir et la journée (se renseigner auprès de sa synagogue).

Qui ?

Chaque membre de la communauté doit écouter la Méguila : homme, femmes et enfants, car tout le peuple était en danger à l'époque d'Aman. Toutefois, les enfants de moins de six ans qui ne peuvent rester tranquilles pendant toute la lecture et qui pourraient perturber le bon déroulement de la lecture sont dispensés.

Où ?

Il est souhaitable de l'entendre à la synagogue en présence de nombreuses personnes, car la gloire de l'Eternel est grandie par la foule des fidèles, mais on peut aussi la lire partout et même sans minyan (un minimum de 10 personnes).

Le chahut

L'habitude s'est répandue de faire du bruit quand on cite le nom d'Aman. Cependant, ce chahut devra être supprimé après la mention de sa mort (car "Quand ton ennemi tombe, ne te réjouis pas"). De toute façon, ce chahut ne doit pas empêcher l'audition de tous es mots de la Méguila.

Concentration

On pense à se rendre quitte de la mitsva en écoutant attentivement le texte - bien sûr, sans s'interrompre par toutes sortes de bavardages.
Il est bon de travailler la traduction du texte avant Pourim, car la compréhension du texte aide à rester concentré pendant toute la lecture.

Bénédictions

On ne répond pas Baroukh hou baroukh chémo (qu'Il soit béni et que Son nom soit béni) en écoutant les bénédictions récitées par l'officiant, car cela est considéré comme une interruption.
En écoutant la bénédiction Chéhé'héyanou (pour un événement nouveau), on pense aussi à l'accomplissement de l'ensemble des mitsvot de Pourim : cadeaux au amis, dons aux pauvres, festin.
Il faut être dix (minyan) pour réciter la bénédiction finale : ici, les femmes peuvent compter dans ce quorum.